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    A la Une: les liaisons dangereuses PSG-UEFA

    Le président Nasser Al-Khelaifi du PSG. GREG BAKER / AFP

    Revoilà les « Football Leaks ». Ces fracassantes révélations sur les coulisses du foot viennent compléter et confirmer les petits arrangements entre amis ayant pêle-mêle abouti à l’octroi de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar, à l’arrivée de stars à crampons au PSG comme à Manchester City, le tout avec l’assentiment des instances européennes du football, qui ont fermé les yeux.

    Affaire tentaculaire que celle montée par les « amis » en question, et qui ont pour nom, là aussi pêle-mêle, aussi bien Nicolas Sarkozy que Michel Platini, Gianni Infantino, ou encore l’émir du Qatar Tamim Al-Thani et le président du PSG Nasser Al Khalifi, sans omettre les dirigeants des Emirats arabes unis.

    Une fois encore, ces nouvelles révélations émanent d’EIC, un consortium de journaux européens ayant, comme figure de proue, le quotidien allemand Der Spiegel et, en France, le site Internet Mediapart. Ils s’y sont une fois de plus mis à plusieurs pour éplucher une masse de documents qui leur est parvenue via une ou des source( s ) anonyme( s ) avant de publier leurs informations en même temps. Telle une boule de neige qui enfle en dévalant une pente, l’affaire prend de l’ampleur ce matin puisque les journaux Le Parisien, L’Equipe et Le Figaro relaient ces révélations. A tel point qu’hier au siège du club Paris Saint-Germain, près de Paris, « c’était le branle-bas de combat dans les couloirs », signale Le Parisien, « une véritable cellule de crise (était) montée face à l’urgence » !

    Selon, donc, Mediapart et les autres journaux européens qui lèvent le voile sur cette affaire, le PSG et Manchester City, clubs contrôlés respectivement par le Qatar et les Émirats arabes unis, auraient injecté en tout la bagatelle de « 4,5 milliards d'euros » sur les sept dernières années, « essentiellement de manière frauduleuse » pour accroître leurs budgets et s'offrir ainsi les meilleurs joueurs.
    Comment ? « Les dirigeants parisiens sont accusés d’avoir surévalué ( nettement ) la plupart des contrats de sponsoring du club, explique Le Parisien. Pis, ils auraient bénéficié de la complaisance des patrons du football européen, dont Michel Platini, ex-président de l’UEFA, et Gianni Infantino, son ancien bras droit et actuel président de la Fifa, pour échapper et contourner les règles strictes du fair-play financier » ; lequel interdit aux clubs européens de dépenser beaucoup plus que ce qu’ils gagnent au-delà d’un déficit limité à 30 millions d’euros sous peine de sanction allant de la simple amende, à l'exclusion de la Ligue des champions.

    Etant rappelé que le PSG est détenu par un fonds souverain qatari, Mediapart et les autres journaux du consortium européen de presse affirment que ce club parisien aurait eu recours à un « dopage financier » d'envergure pour gonfler ses revenus grâce à des « contrats fictifs » passés « sous couvert de l'UEFA », l'instance censée réguler ses dépenses via le « fair-play financier ».
    Mediapart affirme ainsi qu’au PSG, le montage aurait été rendu possible grâce à l'octroi de contrats de « sponsoring » passés avec des institutions directement liées à l'Etat du Qatar, à l'image des 1,075 milliard d'euros promis sur cinq ans par l'office du tourisme du Qatar via deux contrats « fictifs » !
       
    L'enquête révèle que deux cabinets d'audit missionnés par l'UEFA auraient valorisé ces contrats respectivement à « 123 000 euros par an pour l'un, et 2,8 millions d'euros par an pour l'autre, soit entre 77 et 1 750 fois moins que le montant affiché ». Réagissant ce matin dans Le Parisien, le secrétaire général du PSG affirme que le PSG « n’a jamais fraudé ». Victoriano Melero, c’est son nom, dément tout « accord ou entente entre le PSG et l’UEFA » et se dit sûr d’être dans son « bon droit ».
      
    Sous le soleil de Sarko

    Michel Platini et Gianni Infantino, devenu le nouveau président de la Fifa, auraient « couvert les faits » pour des « raisons politiques », ajoute ce journal en ligne. Raisons politiques ? Mediapart rappelle le déjeuner à l’Elysée le 23 novembre 2010 entre le président d’alors Nicolas Sarkozy, prince du Qatar Tamim Al-Thani et le président de l’UEFA Michel Platini. « Tout s’est terminé à merveille pour le prince Tamim et Nicolas Sarkozy. Platini a voté Qatar ( uniquement par conviction, assure-t-il ), l’émirat a obtenu le Mondial, puis a racheté le PSG en juin 2011, six mois après le déjeuner », remarque Mediapart.

    C’est justement sur cet aspect « politique » que L’Equipe met l’accent ce matin. Pour le quotidien sportif, pas de doute, « ces nouveaux Football Leaks sont sans doute moins accablants pour le PSG que pour la confédération européenne », autrement dit l’UEFA.

    Les nouveaux exocets

    Veillée d’armes de la Route du rhum. C’est en effet demain le départ de cette course en solitaire qui conduira les skippers des remparts de Saint-Malo à la Guadeloupe, en six jours, peut-être moins cette année pour les plus rapides. La Route du rhum ? C’est la « plus convoitée de transats », lance en Une Libération. Parmi les concurrents cette année, six bateaux de type « Ultime », des multicoques équipés de sorte de voiles sous la coque et qui leur permet littéralement de voler sur les vagues, pour atteindre des pointes de parfois 80 km/h. Des bateaux « hors normes pour la course de tous les records », s’émerveille en Une Le Figaro.

    Un caillou dans l’océan

    J-1 pour le référendum en Nouvelle-Calédonie, qui votera pour ou contre son indépendance. Le Figaro, lui, vote contre, c’est clair, puisque ce journal entend « défendre nos couleurs. Dans cette zone Pacifique, théâtre d'une guerre d'influence sans merci entre la Chine et les États-Unis, la France a des intérêts - maritimes notamment - à préserver. Symboliques. Et stratégiques », énonce-t-il, très cocardier, mais sans grands risques.


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