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    Midterms aux Etats-Unis: le poids des migrants dans l'économie

    C’est aujourd’hui que les électeurs américains se rendent aux urnes pour les élections de mi-mandat. REUTERS/Carlos Barria

    C’est aujourd’hui que les électeurs américains se rendent aux urnes pour les élections de mi-mandats. L’un des principaux thèmes de campagne des Républicains : l’immigration. Donald Trump lie beaucoup cette question à la criminalité et moins à l’économie. Néanmoins, le locataire de la Maison-Blanche a récemment jugé ridicule l’idée qu’un enfant né sur le sol américain de parents étrangers profite à vie de « tous les avantages » de la citoyenneté américaine. Mais, l’immigration est-elle néfaste d’un point de vue économique pour les pays d’accueil ? Le point.

    Bien que pour beaucoup l’immigration représente un poids sur les finances d’un pays, un chiffre au niveau mondial semble dire le contraire. Selon les économistes du McKinsey Global Institute, en 2015, les migrants représentaient 3,4 % de la population mondiale, or, ils ont contribué au produit intérieur brut global à hauteur de 9,4 %. Et l’Amérique du Nord a capté plus du tiers de cette richesse.

    Un effet sur le chômage ?

    Quant à l’impact sur le chômage, dans les périodes d’afflux important de réfugiés notamment, il peut y avoir une influence. Mais, bon nombre d’économistes considèrent qu’à moyen et long terme, l’impact sur les finances publiques et sur le chômage des locaux est négligeable.

    Les migrants, en particulier les sans-papiers, occupent souvent des postes non pourvus et physiquement éprouvants, dans la construction, et pas seulement. Aux Etats-Unis, selon le Pew research center, en 2014 un quart des employés agricoles résidaient illégalement dans le pays.

    Dans ces conditions, l’argument selon lequel l’immigration faiblement qualifiée fait baisser les salaires est parfois avancé. En théorie, une pénurie de main-d’œuvre ferait monter les salaires : ce qui rendrait potentiellement le poste plus attractif. Reste à savoir si les employeurs sont en mesure de mettre la main à la poche. Des producteurs de laits américains qui font appel à la main-d’œuvre latino-américaine mettent en avant ce risque alors qu’ils sont confrontés aux variations du prix du lait. Plutôt que d’augmenter les salaires, certains seront tentés de mécaniser davantage leur production.

    Or, les migrants peuvent stimuler l’économie, car ils consomment biens et services sur le territoire américain. Et puis, l’immigration enrichit aussi les Etats-Unis en talents. Raison pour laquelle nombre de dirigeants, notamment de la Silicon Valley sont montés au créneau lorsque Donald Trump a annoncé sa volonté de mettre fin au régime spécial des Dreamers, ces migrants clandestins arrivés mineurs dans le pays.

    Fondateurs de multinationales

    En effet, plus de la moitié des demandes de brevets déposées aux Etats-Unis en 2015 l’ont été par des inventeurs d’origines étrangères. Plus inventifs et plus enclins à créer leur propre entreprise aussi. Jusqu’à deux fois plus que les Américains d’origine, selon la fondation Kauffman. Et ils créent même des grandes entreprises : immigrés ou fils d’immigrés ont donné naissance à 40 % des compagnies américaines qui figurent dans le top 500 de 2010. Quelques exemples : le père biologique de Steve Jobs, cofondateur d’Apple est syrien. Sergey Brin, né en Union soviétique et co fondateur de l’une des entreprises vitrines des Etats-Unis : Google !

    La position de Donald trump sur l’immigration, jugée incohérente par certains économistes

    A son arrivée à la Maison Blanche, il s’était donné pour objectif la création de 25 millions de nouveaux emplois sur dix ans. Mais, des experts estiment que l’objectif serait impossible à atteindre sans reporter l’âge de la retraite ou accueillir un grand nombre d’immigrés voire les deux.

    En attendant, certains ont tout intérêt à ce que le flux d’immigration illégale ne se tarisse pas. Au Texas, un tissu économique s’est formé autour de l’arrivée de migrants. C’est une manne pour prisons privées, prêteurs de caution et avocats.

    EN BREF

    Un apaisement des tensions entre Pékin et Washington en vue. Après des mois de fortes tensions et de guerre commerciale. Les ministres américains des Affaires étrangères Mike Pompeo et de la Défense Jim Mattis recevront vendredi leurs homologues chinois. Le vice-président chinois a par ailleurs assuré que Pékin était prêt à entamer des discussions pour mettre un terme au litige commercial entre les deux premières puissances économiques mondiales.


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