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    Florence Parly: «La paix en Afrique est l'affaire des Africains»

    La ministre française de la Défense Florence Parly prononce un discours lors de l'inauguration du 5e Forum sur la paix et la sécurité en Afrique. AFP/Seyllou

    Le 5e Forum sur la paix et la sécurité de Dakar s’est ouvert ce lundi. Cofinancé par le Sénégal et la France, ce rendez-vous annuel réunit politiques, militaires, acteurs du développement, chercheurs, avec l’idée d’ouvrir les débats, de casser les barrières notamment sur les questions de développement. Florence Parly, la ministre française de la Défense, était hier aux côtés du président Macky Sall lors de l’ouverture de ce Forum. Elle répond aux questions de Guillaume Thibault.

    RFI : C’est votre deuxième participation au Forum de Dakar. Est-ce que vous n’avez pas un peu l’impression parfois de tourner en rond ? C’est difficile d’avancer notamment sur les questions fondamentales de développement ?

    Florence Parly : Que les thématiques soient récurrentes, c’est tout à fait normal. Il n’y a rien de surprenant à cela. En revanche, ce qui est au contraire très réconfortant, c’est de voir que les choses avancent. Elles avancent d’abord parce que, lorsque j’étais venue l’année dernière, nous en étions au tout début du G5 Sahel [Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad] et de la constitution de la force conjointe. Et en l’espace d’un peu plus d’un an, dix-huit mois pour être juste, beaucoup de choses ont été réalisées. A titre personnel, je suis heureuse d’avoir pu constater il y a un an que l’idée selon laquelle la sécurité des Africains était l’affaire des Africains, c’était une idée nouvelle, elle a fait son chemin. Et aujourd’hui, une autre idée fait aussi son chemin, très reliée à la précédente, c’est que la paix en Afrique, c’est l’affaire des Africains. Je pense que oui, nous progressons énormément.

    « Affaire des Africains », néanmoins il faut aller chercher de l’argent. Vous citiez la force du G5 Sahel. Vous avez dit dans une interview « ce sont des hommes qui vont sur le terrain avec beaucoup de courage parce qu’ils manquent de moyens ». Est-ce que vous avez l’impression d’être venue chercher des sous à Dakar ?

    Donc les promesses de dons sont élevées, elles sont supérieures à 400 millions d’euros. Et le défi de maintenant, c’est faire en sorte que ces dons parviennent aux Etats, au G5 Sahel afin que la force conjointe puisse en effet s’équiper. Les choses sont en train d’avancer et c’est heureux parce que le besoin est vraiment flagrant.

    On parle de 25% sur ces 400 millions qui ont été décaissés ?

    Oui, mais je pense que les choses vont s’accélérer. En tout cas, je trouve qu’en dix-huit mois, beaucoup de choses ont avancé. Il faut le reconnaître.

    Comment voyez-vous l’évolution de Barkhane sur le terrain ? Certains disent que cette force est un peu lourde, un peu complexe à mettre en place. Est-ce qu’il faut « tropicaliser » Barkhane ?

    Tout d’abord, je voudrais dire que Barkhane remporte de grands succès. Et c’est peut-être encore plus vrai depuis le début de cette année, puisque Barkhane a mis hors de nuire 130 terroristes, dont un certain nombre de chefs. Et Barkhane ne cesse de s’adapter, car vous avez raison, Barkhane est confrontée à des organisations terroristes qui sont sur leur terrain qu’elles connaissent parfaitement. Donc l’agilité, la flexibilité sont des éléments tout à fait importants. Donc au cours de ces derniers mois, Barkhane a fait évoluer sa propre action, car il ne faut pas, bien entendu, qu’on laisse les terroristes reprendre la main sur les populations. Et juste derrière, ce que nous cherchons de plus en plus à faire, c’est de créer l’articulation avec les opérateurs du développement. Donc il est donc indispensable de permettre à ces populations qui sont les premières victimes du terrorisme de pouvoir remettre la tête hors de l’eau. Et cela suppose de pouvoir passer rapidement au développement économique. Moi, je suis convaincue d’une chose, l’action militaire est nécessaire dans un certain nombre de circonstances, mais elle n’est certainement pas suffisante pour rétablir les conditions d’une paix et d’une sérénité durable.

    Cela veut dire qu’aujourd’hui au ministère, quand vous planifiez une opération, vous êtes déjà en relation notamment avec l’Agence française de développement. Ce sont des choses complètement nouvelles ?

    Depuis quelques semaines, Barkhane dispose d’un conseiller de l’Agence française de développement, travaille en très étroite relation avec l’agence locale. Mais Barkhane est évidemment ouverte à travailler avec tous les opérateurs du développement, car on en a besoin.

    Vous évoquez la mort de 130 jihadistes, notamment de chefs importants. Est-ce que des cadres, des proches d’Iyad Ag Ghali, chef jihadiste malien, ont été neutralisés ces derniers mois, ces dernières semaines ?

    Ont été neutralisés des personnages importants dont la disparition se voit, se sent dans l’efficacité des organisations terroristes.

    C’est une stratégie d’isoler Iyad Ag Ghali, ce chef jihadiste malien ?

    La stratégie de la France est claire : c’est de lutter contre le terroriste, contre toutes ces formes.

    Et vous avez demandé peut-être un peu plus de soutien de l’Algérie dans ce cadre-là, peut-être où se cacherait Iyad Ag Ghali ?

    Vous savez, nous coopérons très bien avec l’Algérie. Il n’y a aucun sujet de ce côté-là.

    Lors de votre discours, vous avez évoqué enfin la situation en Centrafrique. Vous n’avez pas cité directement la Russie, mais vous avez parlé de « manipulation intéressée possible ». Est-ce que vous parliez bien de la Russie ?

    Je ne vise aucun pays en particulier. Ce qui me préoccupe, c’est la situation qui prévaut en Centrafrique. Et par conséquent, je souhaite, la France souhaite que les initiatives qui ont pu être prises par l’Union africaine soient le moteur de la restauration de la stabilité en Centrafrique. Je ne m’exprime jamais contre, mais je m’exprime pour. Je pense que la République centrafricaine mérite que toutes les bonnes volontés se fédèrent, et encore une fois dans le respect des autorisations ou des régimes de sanctions qui ont pu être décidés par les organisations internationales.

    Mais quand vous dites « toute manipulation intéressée de puissances opportunistes serait inerte, indigne ». Vous évoquez un pays en particulier ?

    C’est un avertissement vis-à-vis de tous ceux qui pourraient s’ingénier à mettre en œuvre ce type de procédé.


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