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    A la Une: l’insécurité persistante au Sahel et au Cameroun

    Un soldat de l'armée malienne garde l'entrée du G5 Sahel le 30 mai 2018. AFP/Sebastien Rieussec

    « Rendez-vous avec l’Histoire », titre ce matin Cameroon Tribune. Alors que le président Biya, fraîchement réélu, doit prêter serment ce mardi, journée décrétée chômée et payée pour l’occasion, 79 enfants ont été enlevés hier à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun. C’est ce que rapporte notamment le site d’information Cameroon Info. « Il s’agit du plus important kidnapping dans cette zone anglophone depuis le début du conflit entre des séparatistes et l’armée. Ce type d’enlèvement de masse d’élèves est sans précédent au Cameroun, précise encore le site. Il est pratiqué dans le nord du Nigeria voisin par le groupe djihadiste Boko Haram comme à Chibok où plus de 200 jeunes filles avaient été enlevées dans leur internat en 2014, suscitant l’indignation du monde entier. »

    L’œuvre des « Amba Boys » ?

    Le quotidien Aujourd’hui au Burkina s’interroge : « qui a eu le sacrilège de ravir 79 élèves, le principal du collège et un chauffeur, à l’aube de ce 5 novembre à Bamenda, cette localité anglophone velléitaire sécessionniste tous azimuts ? Qui sont ces hommes lourdement armés qui ont fait irruption à l’école secondaire presbytérienne de Bamenda III, pour enlever ces élèves ? Certes une vidéo que RFI s’est procurée, pointe le quotidien burkinabè, montre des témoignages d’élèves arguant que c’est l’œuvre des “Amba Boys”, comprendre, des combattants séparatistes de cette région du Nord-Ouest. Ce rapt qui est le plus gigantesque depuis que la fièvre indépendantiste s’est emparée de ces zones anglophones est symptomatique, estime Aujourd’hui, de la montée crescendo de cette crise. Coupure d’internet, attaques armées, assassinats d’éléments des forces de l’ordre, couvre-feu, opération ville-morte, évasion de prisonniers et non-participation à la présidentielle, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest camerounais donnent de l’urticaire au pouvoir central de Yaoundé. »

    Le 5e Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique

    Hasard du calendrier, pied de nez à l’actualité… au même moment, s’ouvrait hier à Dakar le 5e Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique.

    « Cette rencontre annuelle de la capitale sénégalaise sur les questions de paix et de développement, intervient, cette année, dans un contexte de dégradation continue de la situation sécuritaire au Sahel, pointe Le Pays à Ouagadougou. Notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger, où les Forces de défense et de sécurité sont sur la brèche, mises à rude épreuve par une hydre terroriste dont la tête ne cesse de repousser chaque fois que l’on croit l’avoir décapitée, au point que les populations de ces contrées ne savent plus véritablement à quelle armée se vouer. »

    « Sécurité dans le Sahel et au Cameroun : faut-il en désespérer ? », lance de son côté le site d’information Wakat Séra. « Le grand défi de ce 5e Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique sera de mettre en œuvre des actions concrètes pour contrer les velléités des terroristes qui ont pratiquement mis le Sahel et bien d’autres pays africains sous coupe réglée, semant la mort au quotidien et surtout une psychose générale qui constitue un obstacle de plus en plus infranchissable pour des initiatives endogènes de développement ou des investissements venant de l’extérieur. Ce n’est un secret pour personne qu’aucun développement ne peut se bâtir alors que l’insécurité règne en maître, se greffant sur la mal-gouvernance et le non-respect des droits humains, toutes choses qui rendent impossible le développement du continent noir. Que peut le Forum international de Dakar dans cette voie ô combien difficile et parsemée d’embûches pour ramener la paix et la sécurité indispensables au développement de l’Afrique ?, s’interroge Wakat Séra. La question est implacable, mais la réponse est moins évidente surtout que les moyens font tristement défaut sur un continent où même assouvir un besoin existentiel comme se nourrir est encore une prouesse. »

    Rappeler les pays donateurs à leurs engagements…

    Malgré tout, la France, initiatrice conjointe avec les pays concernés de la force G5 Sahel, veut encore y croire… « Moins d’un quart des quelque 400 millions d’euros promis pour équiper cette force du G5 Sahel ont effectivement été déboursés, a regretté la ministre française des armées Florence Parly », constate Le Monde Afrique. Florence Parly qui « compte rappeler les pays donateurs à leurs engagements lors du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique. Notamment l’Arabie saoudite, l’un des plus gros contributeurs avec 100 millions d’euros promis, qui n’a toujours pas livré les équipements prévus. »

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