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    A la Une: un vote crucial pour l’Amérique

    Suspense pour les élections de mi-mandat qui ont lieu ce mardi aux Etats-Unis. REUTERS/Carlos Barria

    Suspense pour les élections de mi-mandat qui ont lieu ce mardi aux Etats-Unis. Après le choc de la présidentielle de 2016, les démocrates sont donnés favoris par les sondages pour reprendre le contrôle de la Chambre des représentants. Les Républicains, eux, devraient conserver le contrôle du Sénat. Ce vote fait en tout cas figure de test pour Donald Trump.

    Et ce soir, pointe Le Monde, « les Etats-Unis auront sans doute un élément de réponse à la question que se posent nombre de leurs concitoyens, majoritairement démocrates. Donald Trump n’a-t-il été, il y a deux ans, que le produit accidentel de circonstances   une adversaire, Hillary Clinton, usée par sa longévité politique et un électorat démocrate trop sûr de la victoire au point de se démobiliser assez pour perdre trois Etats déterminants ? Ou bien incarne-t-il au contraire le virage nationaliste d’une Amérique oublieuse de ses devoirs de grande puissance, obnubilée par la défense égoïste, coûte que coûte, de ses intérêts ? »

    Fracture

    Pour Le Figaro, c’est le moment de vérité : « son nom ne figure pas sur les bulletins de vote, mais y est pourtant gravé en lettres de feu. Les élections de mi-mandat se sont muées en référendum passionné. Pour ou contre Trump. Lui-même l’a voulu ainsi, personnalisant le combat, multipliant les meetings. “Il y a de l’électricité dans l’air”, a-t-il lancé. » En effet. « Depuis deux ans, pointe Le Figaro, la présidence Trump a pris l’allure d’une bagarre générale. Une empoignade avec les démocrates, la justice, les médias, les organisations internationales, les alliés européens, la Chine… Avec parfois la vertu de faire bouger les lignes et de secouer des systèmes sclérosés. Mais souvent pour conséquence de fracturer un peu plus les États-Unis et d’affaiblir la voix américaine à travers la planète. »

    En effet, complète La Montagne, « jamais élections n’ont eu de telles allures de référendum pour ou contre le président des États-Unis. Et pourtant, malgré les tirs conjugués dont il est l’objet, Donald Trump semble inoxydable […]. Si les midterms sont traditionnellement défavorables au pouvoir en place, la fracture de la société américaine est telle que rien n’est prévisible. »

    « L’incroyable, renchérit Libération, c’est qu’une immense vague de protestation civique n’ait pas encore mis en quarantaine ce président cynique, raciste, sexiste, méprisant et menteur. »

    « Il a beau être visé par de graves actions judiciaires, s’esbaudit L’Alsace, proférer un discours misogyne et anti-migrant aux relents populistes, Donald Trump est toujours debout, persuadé d’avoir raison, jouant très efficacement du rejet d’un système qui l’a porté au firmament […]. Enfin, le monde va savoir si les Américains soutiennent encore leur président, ou le désavouent. »

    Paralysie ou sauf-conduit ?

    Alors à quoi peuvent aboutir ces élections de mi-mandat ? Pour Le Télégramme, « dans une Amérique plus divisée que jamais, une victoire démocrate pourrait aboutir à paralyser les États-Unis, remettant en cause bon nombre des réformes souvent révolutionnaires de Trump. À commencer par ses négociations commerciales qui ébranlent le multilatéralisme. À l’inverse, un maintien des deux chambres aux mains des républicains équivaudrait à un sauf-conduit pour les deux années à venir, préjugeant même d’une éventuelle réélection. »

    Pour La République des Pyrénées, attention, « s’il est souhaitable que la toute-puissance de Donald Trump soit enfin entamée, il ne faut pas croire qu’elle puisse être totalement entravée. Certes les Représentants à majorité démocrate pourraient tenir le président par le vote des Budgets fédéraux, mais le Président américain dispose de suffisamment de pouvoirs, notamment au plan international, pour conserver sa capacité de nuisance. »

    Enfin, « que les Républicains conservent ou non demain la majorité au Congrès, Donald Trump pourrait néanmoins bien sortir renforcé des “midterms”, estiment Les Echos, en maniant habilement l’arme de la division. Même si l’on peut légitimement redouter que le face-à-face entre les deux Amériques se radicalise encore plus. »

    11 –Novembre et 17 novembre…

    A la Une également, en France, la suite de l’itinérance mémorielle du président Macron, à l’approche du centième anniversaire de l’armistice de 1918.

    « Macron se fait fort de résister aux “tempêtes” », relève Le Figaro. Il est vrai que son parcours dans l’est et le nord de la France, théâtre des violents affrontements de 14-18, est perturbé par la grogne sur la hausse des prix du carburant.

    Et, estime La Presse de la Manche, « l’idée d’un parallélisme entre l’abnégation, le sacrifice de leur vie imposé aux poilus, et les difficultés de plus en plus douloureuses du monde actuel, est peut-être, dans l’esprit du président, un motif de réflexion. Les difficultés des Français avec le pouvoir d’achat ne sont pas de même nature que l’hécatombe de 14-18, tempère le quotidien normand. Mais évoquer le stoïcisme et la résistance des poilus peut être une tentation pour le président d’inviter chacun à un sursaut au-delà des raisons de mécontentement. Il y aura bien le 11 Novembre, jour de gloire. Mais il y aura aussi le 17 Novembre, jour de colère », jour de manifestations des gilets jaunes, fers de lance de la protestation contre la hausse du prix des carburants.

    Redonner un nom aux morts de la Grande guerre

    Enfin, Libération poursuit sa série de reportages sur 14-18, avec ce matin un coup de projecteur sur le docteur Frémont. Ce médecin légiste de Verdun « étudie les restes exhumés des champs de bataille. Il espère ainsi donner un nom aux soldats oubliés et réussit parfois à retrouver les familles des disparus au combat. […] On estime, pointe Libération, qu’environ 80 000 soldats français et allemands reposent encore dans la glaise meusienne, retournée par quelque 60 millions d’obus en dix mois. Les recherches ont officiellement été arrêtées en 1935, la tâche étant quasi infinie et trop coûteuse. Depuis, les découvertes “fortuites” de restes humains ont lieu, souvent lors de travaux ou après des intempéries. […] Commence alors pour le docteur Frémont un Cluedo qui peut mener loin. » Ainsi, poursuit Libération, « en 2015, il exhume trois corps enchevêtrés et une plaque au nom du sergent Claude Fournier. A quel squelette appartenait-elle ? C’est l’ADN prélevé sur l’un des trois corps qui finit par le rattacher à un descendant, Robert Allard. “C’est pour ce genre d’histoire que l’on fait ce travail, dit Bruno Frémont. Quand ça se termine dans un bonheur pas possible, avec le petit-fils qui vient assister aux obsèques de son grand-père”. »

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