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    A la Une: Trump a-t-il gagné ou perdu ?

    Donald Trump le 4 novembre 2018. REUTERS/Jonathan Ernst

    Qui a remporté ces élections de mi-mandat ? Demi-victoire ou demi-défaite pour Donald Trump ? Les démocrates raflent la majorité à la Chambre des représentants ; les républicains renforcent leur emprise sur le Sénat. Mais la logique électorale aux Etats-Unis ne se réduit pas à l’arithmétique…

    Alors, attention, prévient L’Opinion, « ceux qui se félicitent, à l’étranger, de la demi-défaite de Donald Trump auraient tort de se réjouir. D’abord parce que le résultat du scrutin peut être aussi analysé comme une demi-victoire du Président américain dont les chances de réélection en 2020 demeurent entièrement intactes. Ensuite parce que, s’il sera appelé à composer avec l’opposition démocrate sur le front intérieur pour toutes les questions de fiscalité, d’immigration ou de budget, il gardera les mains totalement libres en matière de politique étrangère et commerciale. »

    Un tremplin pour 2020 ?

    « Trump en position de force pour 2020 », renchérit Le Figaro en première page. « Le président américain a passé l’épreuve des “midterms”. Sa capacité à gouverner est entamée par son revers au Congrès. Mais la bonne résistance des républicains lui permet d’espérer un second mandat. »

    « Il faut se rendre à l’évidence : pointe Le Figaro, le trumpisme s’est installé dans le paysage. Campé en virtuose de la démagogie, Trump s’est imposé face à des élites accusées d’ouvrir les portes de l’Amérique à tous les vents. L’enjeu des élections de mi-mandat pour le quarante-cinquième président des États-Unis n’était pas de gagner, mais d’éviter le désastre. Pari gagné. Pourquoi endormir l’électeur en faisant campagne sur l’économie florissante, qu’il prend déjà pour un acquis, alors qu’il peut sonner le tocsin de l’immigration et mobiliser sa base ? Les républicains ont douté de cette stratégie. À tort. Trump a perdu quelques plumes, conclut Le Figaro, mais il est parvenu à relier les deux ceintures de l’Amérique, la Rust Belt et la Bible Belt, l’Amérique ouvrière et l’Amérique religieuse. »

    Le Monde est sur la même ligne : « en s’engageant comme jamais dans la campagne, pour laquelle il a tenu trente-sept meetings publics à travers le pays, au cours des deux derniers mois, Donald Trump a réussi à limiter les dégâts. Et, surtout, il a désormais derrière lui un parti républicain à sa main, “trumpisé”. Le Grand Old Party a changé. Les tenants traditionnels du courant ouvert à l’immigration et internationaliste ont été éclipsés. […] Donald Trump, qui a déjà réussi à faire pencher à droite la Cour suprême, peut commencer dès demain la campagne pour sa réélection en 2020 : le trumpisme est à présent ancré dans le paysage politique américain. »

    « Trump devra mettre beaucoup d’eau dans son vinaigre »

    Trump a donc gagné ? Pas si sûr, affirment d’autres quotidiens, à commencer par Libération.

    « On glose à l’infini sur “la résistance” de Trump, les sièges conquis par les républicains au Sénat, l’échec de certains candidats démocrates médiatisés, etc. Pourtant la réalité est plus simple : c’est une défaite claire et nette pour Trump, estime Libération. Les démocrates reprennent sans bavure le contrôle de la Chambre des représentants. Le Président devra désormais composer avec une Chambre hostile pour faire voter les projets législatifs qui lui tiennent à cœur. Dans une configuration fréquente aux Etats-Unis, Trump devra mettre beaucoup d’eau dans son vinaigre pour les deux années qui viennent. […] Une défaite est une défaite, poursuit Libération. […] C’est un début de réconfort pour les démocraties à travers le monde : contrairement à ce qu’on pouvait redouter, la vague nationaliste qui se manifeste un peu partout sur la planète n’est peut-être pas irrésistible. Il arrive que la démagogie provoque un sursaut. »

    Certes, reconnait La Presse de la Manche, « Donald Trump dispose d’une base solide de supporters qui lui assurent une belle capacité à se maintenir à flot, mais cette base est territoriale. Et c’est pourquoi il gagne au Sénat. En effet, chaque État américain constitutif des États-Unis dispose de deux sénateurs, quelles que soient sa taille et sa population […]. Par contre, pointe le quotidien normand, les membres de la Chambre des représentants représentent la population. Et là, Donald Trump n’est plus en position de force, ce sont les Démocrates qui l’emportent. »

    Du coup, relève Sud-Ouest, « les démocrates ont gagné la faculté d’exercer enfin un contre-pouvoir efficace. C’est sans doute ce que voulaient les Américains : pas de désaveu massif du président, mais le désir de canaliser ses outrances. »

    Alors, « les ingrédients de sa campagne pour 2020 seront sans doute les mêmes, estime Le Journal de la Haute-Marne. Pour le moment, les démocrates n’ont pas de figure de proue à lui opposer. De nouvelles têtes sont apparues dans ces midterms. Elles ne représentent pas un danger immédiat pour Trump. Mais ce dernier ne représentait pas un danger non plus quelques mois avant son élection. L’Amérique reste une terre d’opportunités et de surprises. »

    Pétain : héros de la Grande Guerre et/ou traître en 1940

    A la Une également, en France : Emmanuel Macron provoque une nouvelle polémique à propos du maréchal Pétain…

    Hier, lors de son itinérance mémorielle, relate Le Parisien, « Emmanuel Macron a salué “un grand soldat pendant la Première Guerre mondiale”, qui a aussi “conduit des choix funestes” par la suite. Mais ce pas de deux n’a pas suffi. La polémique a enflé. »

    Et à juste titre, s’exclame L’Alsace, « qu’Emmanuel Macron le veuille ou pas, Philippe Pétain n’est pas une référence historique comme une autre. Il incarne l’un des pires visages de la France, celui de la capitulation, de la collaboration avec les nazis, de l’antisémitisme. En faire un héros de la Première Guerre mondiale reviendrait à commettre une faute. »

    « Le concept du “en même temps” n’a pas résisté aux deux faces de Pétain, ironise Le Courrier Picard. Le moment était venu de choisir. Macron a raté l’instant. Pour un homme, ce n’est pas très grave. Pour un président, c’est dommage. »

    Non, s’exclame Le Midi Libre, « halte au feu. En qualifiant Philippe Pétain de “grand soldat de la Première Guerre mondiale”, le chef de l’État ouvre une brèche dans laquelle s’engouffrent, baïonnette au fusil, les nouveaux adeptes du “Macron bashing”. Il ravive un vieux débat qui sent encore une fois le mauvais procès. Car refuser de voir en Pétain l’un des héros de Verdun est tout simplement renier une partie de notre Histoire. »

    En tout cas, « quelle idée aussi de convoquer le fantôme d’un vieux maréchal désétoilé auquel plus personne ne demande rien, soupire La Nouvelle République. La disparition de François Mitterrand qui faisait fleurir sa tombe chaque année, laissait le soldat dévoyé en tête-à-tête avec les tempêtes de l’île d’Yeu et les orages du destin, tout allait bien. Cette fois la guerre est déclarée à quatre jours de la date anniversaire de l’armistice, les vieilles blessures se sont rouvertes et Mélenchon se jette dans la mêlée, c’est malin. »

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