GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 10 Novembre
Dimanche 11 Novembre
Lundi 12 Novembre
Mardi 13 Novembre
Aujourd'hui
Jeudi 15 Novembre
Vendredi 16 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    Le ministre israélien de la Défense a annoncé sa démission du gouvernement suite à un désaccord profond concernant le cessez-le-feu à Gaza. Il a estimé devant la presse que l'accord de trêve était une «capitulation devant le terrorisme».

    Dernières infos
    • Birmanie: les violences contre les Rohingyas sont «inexcusables», dit Pence à Aung San Suu Kyi
    • L'opposant Navalny annonce avoir finalement été autorisé à quitter la Russie pour Strasbourg
    • Budget: Rome demande à Bruxelles de la «flexibilité» pour le pont de Gênes et les intempéries
    • France: le gouvernement veut supprimer les chaudières au fioul d'ici 10 ans

    A « la Une », du tri ethnique au PSG

    Le président du Paris Saint-Germain Nasser Al-Khelaïfi. AFP/Nelson Almeida

    Complétant et aggravant-même celles de Mediapart et de l’émission de télévision « Envoyé spécial » hier – sur lesquelles nous allons revenir dans un instant – le journal Le Parisien révèle ce matin que « l’équipe de recrutement « Ile-de-France »» du club de foot Le Paris Saint-Germain « procédait elle aussi, ces dernières années, à du fichage ethnique ».

    Etant donc rappelé qu’hier, le site Internet Mediapart a révélé l’existence d’un recensement administratif qui permettait au centre de formation du PSG de trier les joueurs, mais que ce fichage était effectué par la cellule de recrutement « hors Ile-de-France », Le Parisien, donc, affirme que ladite équipe de recruteurs, pour trier les joueurs, utilisait les « codes » suivants : « « BC » (pour blanc), « MS (métis), « BK » (black), « BR » (beur) et « AS » (asiatique) » ! Comme en convient ce quotidien, il s’agit-là d’un fichage ethnique « pur et dur ». Fichage interdit par la loi en France, et qui est passible de cinq ans de prison.

    C’est une « sale affaire », se désole Le Parisien, « il y a quelque chose qui sent mauvais dans le football français et il est urgent d’y mettre fin ».

    Dans ce journal, le directeur général délégué du PSG Jean-Claude Blanc reconnaît l’existence de ces fiches, mais il affirme que la direction générale du club n’en a eu connaissance qu’il y a « un mois ».

    C’est une affaire « sinistre », se navre L’Equipe, elle touche « l’un des grands tabous du football français » », admet le quotidien sportif, au sujet de ce « tri » qui fait, en effet,  « scandale ». Passablement secoué par ce scandale, L’Equipe laisse même entendre, sans documenter son commentaire, que ce type de fichage ethnique ne concernerait pas que le seul PSG, en écrivant ceci : « On a du mal à croire que (…) le Paris-SG soit le seul à avoir utilisé un système de classification ethnique alors que les clichés sur les supposées qualités – techniques, mentales, physiques – des footballeurs selon leurs origines figurent parmi les préjugés les mieux partagés, à tous les niveaux du football français ». Paroles d’orfèvre ?

    Football remugles

    Le point de départ de cette affaire, ce sont donc les révélations de Mediapart et d’«Envoyé spécial » hier. Selon cette enquête, entre 2013 et le printemps 2018, le PSG a demandé à des recruteurs de « renseigner « l’origine » des joueurs détectés selon quatre catégories : « Français », « Maghrébin », « Antillais », « Afrique noire ». Un véritable fichage ethnique », énonce Mediapart.

    Le journal Libération, lui, y voit une « véritable horreur administrative ». Car cette affaire va plus loin que les fan-zones et les tribunes surchauffées. « Prégnant dans tout le foot c’est-à-dire très au-delà du PSG - même si les intéressés se gardent bien (précaution élémentaire) de le formaliser par écrit -, le mythe éternel de la «cérébralité blanche» contre la «puissance physique noire» continue ainsi de gouverner la politique sportive des clubs français, ce qui revient à traiter les joueurs noirs d’abrutis. Une tournure d’esprit qui n’est pas l’apanage de supporteurs avinés, mais bel et bien celle de certains acteurs du foot ».

    Lagarde montante face aux populismes
    Justement. Ce que l’on appelle communément la montée des populismes préoccupe de plus en plus les grands de ce monde. C’est ainsi le cas de Christine Lagarde. Dans un entretien au journal Les Echos, la directrice générale du FMI se dit « profondément préoccupée par l’évolution politique du monde qui peut (selon elle) entraîner de lourdes conséquences économiques ».

    Evoquant la crise de 2008, Christine Lagarde trouve qu’à l’époque, « il y a eu une conscience aiguë de ce qu’il fallait faire », alors qu’aujourd’hui, « ce n’est pas le cas », dit-elle au quotidien économique. Lequel, dans un titre, prête à la patronne du FMI ce lamento que Christine Lagarde, textuellement, ne prononce pourtant pas : « les élites n’ont pas conscience de ce qui se passe ». C’est bien connu, on ne prête qu’aux riches…

    Colère sur La Canebière

    La colère gronde à Marseille, dans le sud de la France, où l’effondrement de deux immeubles dans le centre-ville lundi dernier a provoqué la mort d’au moins sept personnes. Les Marseillais sont en effet en colère contre leur maire, Jean-Claude Gaudin, ancien ministre de droite, car l’insalubrité de ces deux immeubles sinistrés en particulier comme de plusieurs quartiers de la ville en général est documentée depuis longtemps.

    Le journal Libération s’est plongé dans un rapport publié il y a trois ans, lequel « accablait déjà la gestion de l’habitat insalubre par le maire « Les Républicains » ». Selon ce rapport, relève Libé, « 100 000 Marseillais vivent dans des habitations dont l’état représente un risque pour leur santé ou leur sécurité. Soit un habitant sur huit environ. C’est énorme », lance ce quotidien. Lequel signale que le maire d’une métropole comme Marseille « n’est pas démuni pour agir. Là où il décide de le faire ». Et Libé souligne que ce choix est « politique ». Le maire de Marseille a, lui, qualifié ce rapport de «  partisan ».

    Insalubrité à Marseille, donc, mais pas que... La France compte « plus de 400 000 logements dangereux », prévient Le Figaro. Dans ce journal, le ministre du Logement et de la Ville déclare la guerre à ces propriétaires indélicats que l’on appelle les « marchands de sommeil », que Julien Denormandie entend traiter « comme des trafiquants de drogue. Je vais les taper au portefeuille en confisquant leurs biens ou en leur interdisant d'en acheter d'autres, martèle le ministre de la Ville dans Le Figaro. Même s'ils ont organisé leur insolvabilité, on pourra saisir leurs biens en faisant jouer une présomption de revenus ».  

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.