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    A la Une : le 11 novembre, la paix des braves

    Rethondes, signature de l'armistice de la Première Guerre mondiale. STR / AFP

    « L’Allemagne a capitulé. Joie nationale. Le jour de gloire est arrivé ». C’est la Une du journal Le Figaro daté du… mardi 12 novembre 1918 ! Et c’est ce numéro historique que l’édition du jour du Figaro a inséré dans ses pages.

    A l’époque, Le Figaro coûtait dix centimes, le directeur du journal s’appelait Gaston Calmette et si le sous-titre de ce quotidien était déjà emprunté à Beaumarchais, ça n’était pas le fameux « Sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur », qui est toujours la devise du Figaro, mais cette déclamation du Barbier de Séville : « Loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là, me moquant des sots, bravant les méchants, je me presse de rire de tout… de peur d'être obligé d'en pleurer ».

    La presse française est donc toute à ses commémorations, et Le Figaro célèbre « la gloire de nos pères », même si, souligne-t-il, « un siècle a passé. La guerre a cent ans, et pour nombre de nos jeunes contemporains, elle est probablement aussi lointaine que la guerre de Cent Ans ».

    Comme le souligne, entre autres, le journal Sud Ouest, ce 11 Novembre, dont nous fêtons le souvenir, se veut « seulement célébration de la paix ». Cela veut bien dire que, cent ans après, ça n’est pas la victoire des armées alliées qui est fêtée.

    Car aujourd’hui, « face à la montée des nationalismes, mieux vaut fêter la concorde que la victoire », insiste Libération. Lequel journal s’en prend avec ironie ce matin aux « nostalgiques de la nation toute-puissante (qui) veulent que nous célébrions, non la paix et la concorde entre les peuples d’Europe, mais la victoire ».

    Voilà pourquoi, le 11 novembre, Paris accueillera un Forum pour la paix. Cent ans après l’Armistice, « il ne s’agira pas de redécouper l’Europe mais de raccommoder un système international contesté par les dirigeants lui préférant le « chacun pour soi » », énonce le journal La Croix.

    Tirailleurs noirs en bleu horizon

    Parmi tous les sujets évoqués ce matin par la presse française, la part prise par les Africains dans la Grande Guerre n’est pas oubliée. Car, comme le souligne Libération, le continent africain sera « largement représenté » à ces commémorations, avec notamment le chef d’Etat rwandais, Paul Kagame, et le roi du Maroc, Mohammed VI.

    Libé rappelle que « près de 200 000 soldats venus d’Afrique subsaharienne, auxquels s’ajoutent 40 000 Malgaches et 270 000 Maghrébins, seront ainsi, de gré et souvent de force, envoyés sur le champ de bataille. On estime les pertes à 28 000 hommes et 22 % de ceux qui seront envoyés au Chemin des Dames n’en reviendront pas. D’autres périront de maladies, voire lors du voyage du retour, tels ces 192 tirailleurs naufragés qui couleront, entassés de façon abominable sur le paquebot l’Afrique, le 12 janvier 1920 ».

    Et ce journal se souvient du dernier tirailleur sénégalais mort en 1998, « la veille du jour où il devait recevoir la légion d’honneur. Il était sénégalais et s’appelait Abdoulaye Ndiaye ».

    Dans Libé, Joseph Zimet, directeur de la mission interministérielle du centenaire de 1914-1918, souligne « l’engagement des Afro-Américains dans cette guerre et l’accélération que cela a représentée pour eux dans la conquête des droits civiques ».

    La patate chaude de la PMA

    Le projet de loi de bioéthique sera finalement présenté en 2019, alors qu’il était initialement prévu pour la fin novembre. C’est le journal La Croix qui l’annonce. Et la question est épineuse, car l’éventuelle extension de la procréation médicalement assistée en France est notamment un des sujets sur lequel pourraient se pencher les rédacteurs de ce projet de loi bioéthique tant attendu.

    L’une des raisons de ce changement de calendrier annoncé par La Croix tient à la méthode choisie par le gouvernement, qui a décidé de créer un groupe comprenant des députés et des sénateurs afin de mettre au point le texte législatif. Selon le quotidien catholique, ce groupe ne sera pas seulement « ouvert aux élus LREM, mais également aux autres formations ». La Croix ajoute qu’à ce stade, « personne, au sein du groupe LREM, n’a encore accepté d’en être le rapporteur général. Le signe que le débat est bien considéré comme hautement sensible ».

    Le PSG, paradis fiscal, enfer comptable

    Nouvelles révélations sur les coulisses du PSG. Le club de foot parisien paie l’impôt sur le revenu à la place de certains joueurs. Selon Mediapart, neuf joueurs du club parisien bénéficient d’un « statut spécial du jouer défiscalisé » en place au Paris Saint-Germain depuis qu’il a été racheté par le Qatar : « Neymar, Mbappé, Di Maria, Meunier, Marquinhos, Verratti, Thiago Silva, Cavani et Dani Alves (…) Le PSG leur garantit par contrat une rémunération en ultra net dans la poche, après paiement de toutes taxes et impôts, y compris l’impôt sur le revenu : 30 millions d’euros par an pour Neymar, 11,8 millions cette saison pour Kylian Mbappé ».

    En fait, le PSG verse au joueur le montant de l’impôt sur le revenu qu’il doit au fisc, sous forme d’augmentation de son salaire brut et le joueur paie le fisc. « Mais le système revient bien, pour le club, à payer l’impôt sur le revenu à sa place » explique Mediapart.

    Mais il n’y a pas que les impôts. Il y a aussi le coût réel du « transfert du siècle », celui de Neymar. Dans cette nouvelle série de révélations appelée les « Football Leaks » et qui émanent d’un consortium de journaux européens ayant décortiqué des masses de documents confidentiels avant d’en publier les pépites de concert, on apprend aussi, toujours via Mediapart, que le salaire du Brésilien Neymar coûterait en fait 54,7 millions d’euros par an au PSG, charges et impôts compris, somme qui double si l’on y ajoute l’amortissement du transfert pour atteindre 105 millions d’euros par an !

    Alors si l’on ajoute à ces révélations le constat fait par Mediapart que le club parisien ne perçoit rien sur l’image de la star brésilienne, on en arrive à la conclusion de ce journal en ligne : Neymar est bien un « gouffre financier pour le PSG ». Quand on aime, on ne compte pas...

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