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    Martin Fayulu (RDC): «Poursuivre le combat pour l'abandon de la machine à voter»

    Martin Fayulu, le président du parti d'opposition Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDe), candidat unique de l'opposition choisi pour la présidentielle en RDC (photo: 2016, Belgique). AFP/Thierry Charlier

    Martin Fayulu a été désigné candidat unique de l’opposition pour la présidentielle du 23 décembre en République démocratique du Congo. Cest le choix des sept principaux chefs de file de l’opposition à l’issue de trois jours de négociations facilitées par la fondation Kofi Annan à Genève, en Suisse. Le candidat de la nouvelle coalition Lamuka, (« réveille-toi » en lingala et swahili), est l'invité d'Afrique matin. Martin Fayulu répond aux questions de Sonia Rolley.

    RFI : Quel est le premier message que vous voulez adresser à la population congolaise ?

    Martin Fayulu : Le sentiment que j’ai c’est un sentiment de joie, que mes collègues leaders de l’opposition m’aient fait confiance pour être à la tête, pour cette candidature commune de l’opposition. Maintenant, le combat est engagé pour obtenir les élections crédibles, transparentes, inclusives et apaisées. C’est-à-dire, ce combat où nous devons tout faire pour que ces élections soient conformes à la loi électorale et conformes au calendrier électoral.

    Sans machine à voter ?

    Sans machine à voter et sans fichier électoral corrompu avec des fictifs, et continuer à obtenir la décrispation politique dans notre pays.

    Mais qu’est-ce qui va se passer si le 23 décembre il y a élection et qu’il y a la machine à voter ? Quelle est la position de votre coalition ?

    Notre coalition a dit que nous allons poursuivre sans relâche le combat pour l’abandon de cette machine à voter. Donc nous allons continuer le combat et nous voulons des élections crédibles. Et qui dit élections crédibles dit sans cette machine. La loi électorale, dans son article 237 ter, interdit l’utilisation du vote électronique pour ces élections à venir. Donc c’est très clair et le peuple congolais l’a signifié plusieurs fois. Non, à la machine à voter. Et nous allons continuer ce combat-là.

    Et là-dessus, l’UDPS vous suit ? Felix Tshisekedi vous suit ? On sait que son parti avait dit : avec ou sans machine, on ira aux élections ?

    Nous avons signé une déclaration finale, nous avons signé un accord entre partis. Nous avons créé cette plateforme qui s’appelle Lamuka. Lamuka, en lingala ou en swahili, qui dit en français « réveille-toi ». Donc nous avons tous signé et nous sommes en parfait accord. Tous les sept leaders, nous nous sommes mis d’accord sur ce que nous devons faire.

    Et s’il n’y a pas élection le 23 décembre ?

    S’il n’y a pas élection le 23 décembre, cela veut dire que monsieur Nangaa a failli à sa mission. Il doit prendre ses responsabilités. Il doit partir avec son équipe. Le temps des prolongations de monsieur Kabila est terminé. Lui aussi doit partir.

    L’un des tenants de la transition sans Kabila cela veut dire que la coalition va s’aligner sur cette position, si jamais il n’y a pas élection le 23 décembre ?

    La coalition se bat à l’instant pour les élections le 23 décembre 2018. Nous voulons ces élections libres, transparentes et apaisées et nous allons continuer à nous battre pour arriver à cela. S’il y a élection, tant mieux - sans machine à voter -, et nous allons continuer le combat. S’il n’y a pas élection, comme nous le disons, Kabila va partir et la coalition va vous dire exactement ce que nous allons faire.

    Et si vous êtes élu, quelle sera votre première mesure ?

    C’est de libérer tous les prisonniers. C’est de faire en sorte que Moïse Katumbi et tous ceux qui sont à l’extérieur, Floribert Anzuluni, rentrent au pays. Et c’est cela la première mesure. La décrispation totale. Et après, nous allons commencer avec la mise en place d’un Etat de droit. Un Etat de droit pour que tout le monde respecte les lois et que les lois soient les mêmes pour tout le monde. Et surtout assurer la paix et la sécurité. A l’est du pays, rien ne va. Nos populations souffrent et il faut assurer cette sécurité à travers tout le pays.

    Vous vous engagez si vous êtes élu, à organiser dans quel délai des élections crédibles et démocratiques, pour permettre justement aux autres candidats de pouvoir aussi concourir dans des élections ?

    Cela, vous le saurez. Nous allons travailler pour que les élections prochaines – qui viendront après, si je suis élu –, que ces élections soient totalement libres, démocratiques et transparentes. Et surtout, élection présidentielle à deux tours. Je m’engage à respecter scrupuleusement l’ouverture démocratique à ce niveau.

    Vous n’avez pas peur d’avoir été désigné trop tard ? Parce qu’on voit que votre principal rival Emmanuel Ramazani Shadary est déjà en train de faire des meetings.

    C’est tard, oui. C’est tard, parce qu’ils nous ont distraits. Ils ont voulu que ce soit ainsi. Mais nous sommes sept leaders. Si nous nous organisons correctement, nous pouvons récupérer ce retard le plus rapidement possible.

    Pourquoi pensez-vous qu’on vous a choisi, vous ? Qu’est-ce qui serait votre force et qui a fait que tous ces leaders qui ne se sont pas toujours mis d’accord arrivent à faire un accord sur votre personne ?

    C’est historique. Je vous ai dit, il y a la main de Dieu. Aussi, je suis un combattant de longue date et je suis un homme de terrain. Le peuple congolais m’appelle soldat du peuple. J’ai les qualités pour être porte-parole de cette opposition.

    Vous vous sentez porte-parole et pas leader des autres candidats ?

    Non, nous sommes tous leaders. Et parmi ces leaders, on a choisi un qui est, en plus, porte-parole du groupe, qui représente le groupe. Mais nous sommes tous leaders. Cela n’enlève en rien les qualités de leader aux autres.

    Cela veut dire que les autres candidats vont retirer leur candidature ?

    La loi est là, il n’y a pas possibilité de retirer les candidatures. Mais les autres candidats diront aux membres, dans les meetings, qu’ils ne sont plus candidats et qu’il faudrait voter Martin Fayulu.


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