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    A la Une : Martin Fayulu, candidat commun de l’opposition en RDC

    Martin Fayulu, candidat unique de l'opposition pour la présidentielle du 23 décembre en RDC. Il est le président du parti d'opposition- Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDe) en sigle. Ici, à Genval près de Bruxelles, le 10 juin 2016. AFP/Thierry Charlier

    La nouvelle fait la Une bien évidemment de toute la presse congolaise. Les leaders de l’opposition ont enfin désigné un candidat unique pour la présidentielle de décembre. Il s’agit là d’ « un message fort », s’exclame Le Potentiel à Kinshasa. « Les sept leaders de l’opposition se sont surpassé (…). Ce joker de l’opposition est en soi tout un symbole. Il va représenter toutes les forces politiques et sociales du changement. Il va porter le programme commun de l’opposition. Un projet de société qui doit traduire l’alternance tant souhaitée dans les faits. »

    Et Le Potentiel de s’enflammer : « l’opposition ayant désormais un candidat unique, le peuple congolais doit maintenant se ranger derrière elle pour une victoire, le 23 décembre, qui étanchera la soif d’alternance. »

    Pour Le Nouvel Observateur, toujours à Kinshasa, c’est un choix logique : si ce choix de Martin Fayulu peut paraître comme une « surprise », il « répond à plusieurs paramètres. D’abord, il a toujours milité dans l’opposition et a fait preuve d’une constance remarquable, pointe le quotidien congolais. Ensuite, dans une opposition minée par les divisions et la guerre de leadership, Martin Fayulu est toujours apparu comme un conciliateur. D’aucuns le considèrent comme le moins conflictuel du groupe. Ce sont ses bonnes relations avec Moïse Katumbi, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Adolphe Muzito, son discours conciliant, sa constance dans l’opposition qui lui ont valu d’être choisi comme candidat unique et commun de l’opposition. Il est l’artisan d’une ligne sans concession avec le régime de Joseph Kabila, pointe encore Le Nouvel Observateur. Toujours aussi présent dans les manifestations de l’opposition et lors des marches organisées en en décembre, janvier et février dernier par le Comité laïc Catholique. »

    Alors, relève le site Actualité CD, « la nouvelle coalition de l’opposition portée par Fayulu s’appelle Lamuka, 'réveillez-vous !' en lingala. (…) L’opposition annonce un grand meeting à Kinshasa dans les prochains jours et la campagne électorale commencera le 22 novembre. »

    Un « court » mandat de deux ans ?

    Mais attention, prévient pour sa part le site Objectif-infos CD, qui rapporte les précisions d’Adolphe Muzito, candidat exclu de la présidentielle, « la désignation de Martin Fayulu n’est que la première partie du combat, dont l’objectif final est d’obtenir la tenue d’élections libres, transparentes et crédibles, et de permettre au peuple congolais, de se choisir librement ses dirigeants; mais aussi et surtout d’apaiser les esprits surchauffés des bases notamment de l’UDPS de Félix Tshisekedi et de l’UNC de Vital Kamerhe, qui ne juraient que sur la désignation de leur leader respectif, comme candidat commun. »

    En effet, pointe Jeune Afrique, « cet accord de coalition (qui n’a pas encore été rendu public) prévoit notamment que le candidat commun de l’opposition, Martin Fayulu donc, s’il est élu à la présidence de la République le 23 décembre, s’engage à ne faire qu’un 'court mandat'. Une sorte de transition de deux ans destinée à remettre de l’ordre dans le pays et à mettre en œuvre certaines réformes institutionnelles pour assurer de futures élections libres, crédibles et transparentes. »

    Ce qui pourrait permettre aux deux leaders principaux de l’opposition, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi, écartés du scrutin de décembre, d’être alors en première ligne…

    En tout cas, conclut Afrikarabia, « en brouillant un peu plus les cartes d’une opposition déjà très divisée, Bemba et Katumbi placent leurs pions pour les scrutins futurs, notamment en misant tout sur les législatives, où le MLC de Bemba et la plateforme Ensemble de Katumbi ont présenté un maximum de candidats. Les élections du 23 décembre (si elles ont lieu !) seront donc bien étranges. Avec à la tête du camp présidentiel et de l’opposition, deux inconnus : Emmanuel Ramazani Shadary et Martin Fayulu, alors qu’en sous-main, les caciques du pouvoir et de l’opposition semblent tirer les ficelles. »

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