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    A la Une: «patriote» plutôt que «nationaliste»

    Le président français Emmanuel Macron prononce son discours à l'occasion de la cérémonie commémorative du jour de l'armistice, 100 ans après la fin de la Première Guerre mondiale, à l'Arc de Triomphe, à Paris, le 11 novembre 2018. Francois Mori/Pool via REUTERS

    Ce fut l’un des credo d’Emmanuel Macron hier, lors de son discours à l’occasion des commémorations de l’armistice de 1918.

    « Devant les 84 chefs d’Etat qui avaient répondu à son invitation, Emmanuel Macron a prononcé un discours d’une vingtaine de minutes, relève Libération. Très solennel, parfois emphatique, le président français ne s’est pas contenté de rendre hommage aux sacrifices et aux souffrances des millions de morts ou de blessés, notamment sur le sol français dévasté pendant quatre ans par un déluge d'un "milliard d’obus". »

    Non, poursuit Libération, « Macron a voulu profiter de cette tribune pour appeler ses pairs à refuser "la fascination pour le repli, la violence et la domination". A travers les poilus, il entendait célébrer un patriotisme porteur de "valeurs universelles", qui serait "exactement le contraire de l’égoïsme d’un peuple qui ne regarde que ses intérêts et qu’importent les autres !" Le contraire, autrement dit, du "nationalisme", cette "trahison" du patriotisme. »

    En effet, renchérit Le Figaro, « face au "nationalisme", qu’il condamne, Emmanuel Macron s’est fait le chantre du "patriotisme", qu’il revendique. "Le nationalisme est une trahison du patriotisme", a-t-il dit. On retrouve ici le distinguo célèbre établi par Romain Gary entre le patriotisme, qu’il définissait comme "l’amour des siens" et le nationalisme, qu’il présentait comme "la haine des autres". »

    « Il y avait en effet un risque pour le président français, remarque Le Figaro : que sa dénonciation des nationalismes soit comprise comme le ralliement à un mondialisme ou un fédéralisme dont les Français ne veulent pas plus. En diabolisant ses adversaires en Europe (Orban, Salvini) et en France (Le Pen), il risquait de se caricaturer lui-même. Les discours de Paris sont de ce point de vue une précision utile, sinon une inflexion obligée. »

    Le retour du « tragique » ?

    Les Echos enchaînent : « Si l’image et les messages de ce 11 novembre 2018 ont paru si forts, c’est parce qu’ils tombaient dans une nécessité glaçante. Le président français touche malheureusement juste lorsqu’il craint le retour du "tragique" et des "passions tristes". S’unir, parler, dialoguer, construire, sont les réponses qu’il avance sous le terme de multilatéralisme. Faire ensemble est la meilleure façon de se sauver soi. C’est d’ailleurs selon lui ce qui différencie le "patriotisme", qu’il revendique, du "nationalisme", dont se réclame Donald Trump. »

    Il est vrai que « les signaux d’alerte se multiplient, soupirent Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Comme dans l’entre-deux-guerres. C’est cette parole qu’a voulu porter hier dimanche Emmanuel Macron. Une parole forte, lucide, nécessaire aussi. Parce que devant lui, parmi les quelque 70 chefs d’Etat et de gouvernement qui se tenaient là, droits sous la pluie, figuraient les représentants de quelques-unes de ces forces montantes, tenantes d’un nationalisme pur et dur, hostile et agressif pour lesquels l’épreuve de force est le seul rapport au monde. Cent ans plus tard, autant dire un siècle, rôdent toujours les fantômes. »

    Trump, Poutine et Erdogan aux premières loges…

    Et on revient au Figaro qui pointe du doigt ces tenants d’un nationalisme pur et dur… Il y a d’abord « Donald Trump, fer de lance des dirigeants hostiles au multilatéralisme prôné par le chef de l’État. Assis aux premiers rangs, Vladimir Poutine pour la Russie et Recep Tayyip Erdogan pour la Turquie étaient également présents pour entendre Emmanuel Macron appeler à refuser "la fascination pour le repli, la violence et la domination". (…) Arborant parfois un léger sourire, Poutine a dû voir avec satisfaction les divisions entre alliés occidentaux s’afficher au grand jour. »

    « L’air boudeur de Donald Trump, arrivé lui aussi en retard et en dehors du cortège des chefs d’État qui ont remonté les Champs-Élysées, était le signe d’une divergence entre Européens et Américains qui ne pouvait que réjouir le président russe. » Quant à Erdogan, poursuit Le Figaro, « de la Syrie à la crise des migrants, son nationalisme agressif s’oppose aussi complètement aux principes défendus par Emmanuel Macron. Plus qu’au multilatéralisme, Erdogan a plutôt tendance à recourir de façon assez décomplexée au chantage dans ses relations avec des Occidentaux qu’il accuse de menées subversives. »

    En tout cas, conclut Le Midi libre, ce discours d’Emmanuel Macron est « le signe que la France, après le sommet de Paris sur le climat, conserve son influence sur la scène internationale. Qu’elle est sans doute la seule nation, de par son histoire, à entretenir le multilatéralisme entre l’est et l’ouest, entre le nord et le sud, entre les pays ultralibéraux et les anciens du bloc communiste. Un carrefour essentiel pour l’avenir. Car sauver l’environnement et maintenir la paix sont bien les deux grands défis de l’humanité au XXIe siècle. »

    Les cyberattaques : une menace mondiale

    Parmi les nouvelles menaces qui pèsent sur la paix mondiale, il y a les cyberattaques. « Cyberattaques : la nouvelle guerre froide » : c’est le grand titre de Libération. « Alors que la course aux armes numériques s’accélère, les négociations internationales patinent, relève le journal. A l’occasion du Forum sur la gouvernance de l’Internet, Macron lance ce lundi un appel pour un cyberespace plus sûr. »

    Car « ce n’est plus un fantasme de féru de science-fiction ou le scénario d’un film catastrophe de série Z, mais un fait établi et documenté, souligne Libération : les War Games des temps modernes ont la dangerosité potentielle d’une attaque nucléaire. Après les attaques des dernières années, nul ne peut ignorer les conséquences terribles que pourrait avoir une déstabilisation, voire une prise de contrôle, d’infrastructures stratégiques (hôpitaux, grandes entreprises, transport, distribution d’énergie, d'eau…) via Internet par des groupes ou des Etats mal intentionnés. »

    Problème, pointe Libération : « Les instances traditionnelles du multilatéralisme - au premier rang desquelles l’ONU - ne semblent pas à même de traiter ces questions. Russes et Chinois peinent à s’entendre avec les Américains et plus largement les Anglo-Saxons, pas toujours en phase avec des Français eux-mêmes réticents à certaines des propositions des acteurs privés, Microsoft en tête. (…) Alors oui, soupire le journal, l’objectif que se fixe le forum de Paris de construire un "cyberespace ouvert, sûr, stable, accessible et pacifique" ressemble fort à une chimère. Mais c’est justement parce qu’il est de la responsabilité des Etats de penser la paix dans un monde numérique qu’il est de leur devoir de définir les règles pour y parvenir. »

    Le cri d’alarme des profs

    Enfin à la Une également : la grève des profs ce lundi… « Une première depuis 2011, s’exclame Le Parisien. L’annonce de la suppression de 2 650 postes dans les collèges et lycées publics, 550 dans le privé et 400 dans l’administration a entraîné un appel à la grève pour ce lundi, lancé par tous les syndicats représentant l’ensemble des personnels de l’Education nationale. Du jamais-vu, donc, en sept ans. »

    Normal, estime La Marseillaise : « Si tous les syndicats enseignants ont lancé un mot d’ordre de grève pour ce lundi, veille de la discussion du budget de l’Education nationale, c’est pour lancer un cri d’alarme et exiger l’annulation des suppressions de postes prévus en 2019. Comment, en effet, assurer l’avenir de nos enfants sans prise en compte de la poussée démographique et sans valoriser un métier mal payé ? L’unité de tous les syndicats est positif mais c’est aussi le signe que l’heure est grave pour l’ensemble de la communauté éducative. »

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