GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 13 Décembre
Vendredi 14 Décembre
Samedi 15 Décembre
Dimanche 16 Décembre
Aujourd'hui
Mardi 18 Décembre
Mercredi 19 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Brexit: accord entre la Suisse et la Grande-Bretagne sur le maintien des règles en vigueur dans le transport aérien
    • Football : l'Olympique lyonnais (France) affrontera le FC Barcelone (Espagne) en huitièmes de finale de la Ligue des champions
    • Football : le Paris Saint-Germain (France) affrontera Manchester United (Angleterre) en huitièmes de finale de la Ligue des champions
    • Gilets jaunes: le président Macron organise mardi une réunion à l'Elysée sur le grand débat
    • Gilets jaunes: Macron organise mardi une réunion à l'Elysée sur le grand débat
    • Industrie automoblie: le conseil d'administration de Nissan échoue à nommer un successeur à Carlos Ghosn (communiqué)
    • Sécurité routière: le nombre de morts sur les routes en recul de 1,8% en novembre (officiel)
    • Attentat de Strasbourg: un proche du tueur présenté à un juge d'instruction (parquet de Paris)
    • Yémen: le cessez-le-feu entre officiellement en vigueur mardi à Hodeïda (responsable ONU)
    • France-social: la SNCF versera des primes exceptionnelles à près de 100 000 salariés (Pepy)

    A la Une: qui sont les gilets jaunes?

    Des manifestants portant des gilets jaunes sont évacués par la police alors qu'ils manifestaient avant l'arrivée du président français Emmanuel Macron à l'hôtel de ville d'Albert, le 9 novembre 2018. REUTERS / Philippe Wojazer

    « Voici un mouvement social que personne n’a vu venir, relèvent Les Echos. Parti des tréfonds du pays, sans corps intermédiaires pour l’initier, ni syndicats, ni partis. Sa grande marche fut une course. Quelques coups de gueule citoyens, l’idée d’un gilet jaune et les réseaux sociaux firent le reste : une traînée de poudre. Un an et demi après la "disruption" politique Macron, la rue connaît son moment d’ubérisation, ou de macronisation, pointent encore Les Echos. Elle se réinvente d’un coup et bouscule les corps établis. Le président, qui rêvait d’un monde sans corps intermédiaires, produit malgré lui un mouvement qui lui ressemble. Neuf, puissant sans doute, difficilement sondable. »

    En effet « qui sont les gilets jaunes ? », s’interroge Libération en première page. Libération qui revient sur la genèse du mouvement : « Il y a eu cette pétition, créée mi-octobre par une certaine Priscillia Ludosky, 32 ans, habitante de Seine-et-Marne, "pour la baisse des prix du carburant à la pompe". Elle compte aujourd’hui plus de 800 000 signatures. Mais c’est une page Facebook qui semble avoir déclenché l’énorme vague numérique qu’on a vue ensuite, relève le journal : l’appel d’Eric Drouet, un chauffeur routier francilien, à bloquer le boulevard périphérique et les rues de Paris le 17 novembre. Avec l’idée, pour les manifestants, de "se réunir ensuite devant l’Elysée". Créé le 21 octobre, l’événement enregistrait lundi plus de 200 000 personnes "intéressées". (…) Depuis un mois, d’autres y sont allés de leur "coup de gueule", poursuit Libération, donnant un visage à la protestation. C’est le cas de Jacline Mouraud, dont la vidéo compte 6 millions de vues, qui a été invitée sur tous les plateaux télé. » Et puis, « sur sa page "Patriosphère Infos" aux 10 000 abonnés, Frank Buhler, quinqua à la barbe grisonnante, a "proposé aux Français de bloquer tous les axes de circulation du pays". Son post a dépassé les 10 millions d’impressions - personnes potentiellement touchées - sur Facebook. Frank Buhler, précise Libération, est responsable de circonscription dans le Tarn-et-Garonne pour Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, qu’il a rejoint après avoir été membre du Rassemblement national (ex-FN), dont il a été exclu pour des propos racistes sur Twitter. »

    L’humiliation des excentrés

    Alors, récupération de l’extrême-droite ? Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen relayent les appels à manifester, certes. Mais ce qui est sûr, analyse Libération, c’est qu’« il y a autre chose derrière cette jacquerie routière : une humiliation qui nourrit toutes les colères, celle du peuple excentré. La traditionnelle lutte des classes se double désormais d’une lutte des espaces : la banlieue contre les centres-villes, la périphérie contre les bobos, la campagne contre les agglomérations, les petites communes contre les grandes. Loin des villes, loin du cœur : les "rurbains" se sentent méprisés par les urbains et abandonnés par les pouvoirs, souvent à juste titre. La fracture sociale est aussi une fracture spatiale. Pour cette raison, conclut Libération, le gouvernement est face à ce mouvement comme une poule qui a trouvé un gilet. Il tient un discours rationnel pour répondre à une plainte émotionnelle. C’est le plus souvent la garantie du malentendu. »

    « Face à cette émotion la raison est impuissante, renchérit Le Figaro. On peut critiquer le mouvement insaisissable et grégaire du 17 novembre, tenter de faire le tri entre les fâcheux, les fâchés et les fachos, souligner la dimension virtuelle des "gilets jaunes" : ceux qui se plaignent n’écoutent pas. On peut reconnaître sans effort que Jacline, l’extravagante révoltée de Facebook, n’est ni Gavroche, ni Marianne, cela n’apaisera pas ceux qui grondent. (…) Les chiffres, les démonstrations, les intimidations ne peuvent rien contre une impression commune et quotidienne : le poids grandissant des impôts. »

    Macron entravé ?

    Alors, s’interroge L’Union, « les mesures d’accompagnement prises dans l’urgence par un gouvernement tout de même préoccupé par les annonces du mouvement des gilets jaunes peuvent-elles faire retomber la fièvre ? »

    Pas sûr du tout… Pour L’Opinion, le gouvernement « n’a plus aucune chance d’éviter les blocages. Si la mobilisation est forte le 17 novembre prochain et débouche sur d’autres mouvements, elle sera déterminante : Emmanuel Macron risque en effet de se trouver entravé pour longtemps dans son action de réforme. »

    D’autant, souligne Le Monde, que l’image présidentielle s’effrite de plus en plus… « Selon un récent sondage Ipsos, ce sont désormais 56% des Français qui "n'apprécient ni la personnalité ni l’action" d’Emmanuel Macron, soit 17 points de plus qu’en mai, un an après son entrée à l’Elysée. Les corps intermédiaires sont délégitimés, et "Emmanuel Macron se retrouve seul face aux Français", commente le patron d’Ipsos, Brice Teinturier. "Et comme l’opposition est désormais inaudible, les Français ne peuvent imaginer une alternance, ce qui calmerait le jeu. Conséquence, ils se radicalisent, et leur exaspération est inflammable", poursuit-il. Dans ce contexte, conclut Le Monde, la mobilisation du 17 novembre sera, pour l’exécutif, un bon indicateur de l’état de crispation du pays. »

    Les vieux diesels interdits dans le Grand Paris

    Et puis cette mesure qui risque d’attiser encore la colère de certains automobilistes… C’est la Une du Parisien : « Les vieux diesels interdits dans le Grand Paris dès juillet 2019 ». En effet, précise le journal, « après Paris, 79 communes autour de la capitale ont voté à leur tour hier la création d’une zone dans le périmètre de l’A86 dans laquelle les véhicules les plus polluants seront interdits dès l’an prochain. »

    On devrait mieux respirer en banlieue donc, « il n’en reste pas moins, souligne Le Parisien, que cette annonce envoie des dizaines de milliers d’automobilistes dans une impasse. Les collectivités locales comme l’Etat se doivent maintenant de leur offrir des dispositifs pour les accompagner dans cette transition. »

    Baisses à la pompe…

    Enfin, Le Parisien, toujours, relève que les prix des carburants ont fortement baissé la semaine dernière…

    « Ce n’est pas là le fait du gouvernement craintif de la mobilisation prévue des gilets jaunes, mais la baisse mécanique due aux cours mondiaux », précise le journal. Trois centimes de moins pour le diesel, cinq centimes de moins pour le sans-plomb. Cela suffira-t-il à apaiser la colère des gilets jaunes ? Rien n’est moins sûr…

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.