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    A la Une: le fossé se creuse au sein de l’opposition congolaise

    De gauche à droite, les leaders de l'opposition congolaise Vital Kamerhe, Felix Tshisekedi, Adolphe Muzito, Moise Katumbi et Jean-Pierre Bemba, lors d'une réunion à Bruxelles le 4 septembre 2018. © AFP/John Thys

    D’un côté, ceux qui ont signé l’accord de Genève sur la candidature unique de l’opposition et qui ont donc désigné Martin Fayulu ; de l’autre, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe qui se sont déjugés et qui feront cavaliers seuls au scrutin.

    Ce matin, de nombreux médias congolais n’ont pas de mots assez durs à l’encontre des deux hommes. « UDPS : Kabund ordonne, Fatshi s’exécute », dénonce Le Potentiel en première page, (Fatshi étant le surnom de Félix Tshisekedi). Traduction : Félix Tshisekedi a suivi le doigt sur la couture du pantalon l’injonction de son secrétaire général, Jean-Marc Kabund, lui intimant l’ordre de se retirer de l’accord de Genève, invoquant la colère des militants.

    « Quand un secrétaire général parvient à guider les décisions de celui qui l’a porté au trône, il y a évidemment anguille sous roche, fulmine Le Potentiel. C’est la preuve que, depuis toujours, Fatshi n’a jamais eu les rennes de l’UDPS. Il le gérait par procuration, tout en s’imposant des limites qu’il ne pouvait pas franchir. Genève a donc révélé ce qui se trame depuis toujours au sein de la fille ainée de l’opposition. Fatshi est un roi nu, dénonce encore Le Potentiel. (…) Un homme politique indécis et versatile. Croyant sauver son aura en se retirant de ce dernier accord, il s’est grillé politiquement. »

    Mort politique ?

    Qui plus est, la fondation Koffi Annan pour la paix, organisatrice de la réunion de Genève, a dévoilé hier les termes exacts de l’accord signé dimanche. Et là aussi, la presse fait feu de tout bois, à l’instar du site congolais Objectif Info : « l’acte d’engagement signé par les sept leaders stipulait entre autre le retrait de la scène politique en cas de revirement de l’un des sept. 'Si je ne respecte pas mes engagements, je mettrais fin à ma carrière politique et je serais soumis à l’opprobre de la Nation et à la sanction de mes pairs'. Ivres de leurs bases, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe ont vite oublié le paragraphe assassin signé à Genève, s’exclame Objectif Info, document programmant leur propre mort politique. C’est un acte suicidaire et impardonnable aux yeux de l’opinion internationale, lance encore le site congolais, car, personne ne les a obligés à apposer leurs signatures. Ils ont agi en leur âme et conscience. » Et Objectif Info de dénoncer une « mafia politique qui vient jeter le discrédit sur l’image de l’opposition congolaise sur l’échiquier international auprès de qui elle sollicite très souvent l’implication. L’acte posé par la fondation Kofi Annan vient de confirmer la trahison de ces deux leaders qui, décidément, conclut le site, ont voulu traîner leur honneur dans la boue. »

    Deux ans de transition démocratique…

    Autre point important contenu dans cet accord de Genève, pointe pour sa part le site Actualité CD : « les sept leaders de l’opposition avaient pris l’engagement que si le candidat commun était élu, celui-ci devait limiter la durée de la législature de vingt-quatre mois avec éventuellement six autres mois. Cela pour permettre le 'retour d’un ordre constitutionnel normal en vue de remettre le pays sur la voie d’une légitimité définitive'. Ils avaient également prévu des réformes institutionnelles, pointe encore Actualité CD, concernant la Commission Électorale Nationale Indépendante, la Cour Constitutionnelle et le retour d’un scrutin présidentiel à deux tours. Le mode de gestion de l’Etat devait être consensuel. Le candidat commun, une fois élu, devait organiser une réunion hebdomadaire informelle avec les six autres membres de la coalition pour évaluer l’action du gouvernement. »

    Un programme ambitieux… de quoi donner des regrets à certains.

    Y croire encore ?

    C’est pourquoi Martin Fayulu et les autres signataires veulent encore y croire. « 'L’accord n’est pas caduc', a assuré le candidat, rapporte le site Cas-Info, avant de signaler qu’il bénéficiait toujours du soutien de quatre autres leaders de l’opposition, à savoir Bemba, Katumbi, Muzito et Matungulu. »

    Quant au FCC, le parti présidentiel, relève également Cas-Info, il se « réjouit du retrait de Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi de l’accord de Genève. Pour Jean-Pierre Kambila, directeur de cabinet adjoint du président Kabila, il s’agit 'd’un sursaut d’orgueil et d’un refus de ces deux leaders de l’opposition de se soumettre au diktat des européens'. C’est la rue qui les a contraint de se retirer'. Et de conclure : 'c’est une grande victoire de la démocratie'. »

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