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    A « la Une », les « gilets jaunes » semoncent, Macron persiste et dévisse encore

    Des personnes portant des gilets jaunes, symbole de la protestation des conducteurs français contre la hausse du prix de l'essence, se rassemblent sur les Champs-Élysées à Paris, le 17 novembre 2018. REUTERS/Charles Platiau

    « Ce n’est qu’un début, on va continuer (…), et lundi les routiers nous rejoignent… Là, le gouvernement va comprendre que c’est la révolution qui guette », vocifère un manifestant dans Le Parisien Dimanche.

    Des comme lui, qui avaient alors pris la rue pour protester contre la hausse des prix des carburants en particulier et la baisse - par eux ressentie - du pouvoir d’achat en général, le ministère de l’Intérieur en a compté plus de 280 000 qui ont organisé plus de 2000 actions dans toute la France, une manifestante de 63 ans y ayant perdu la vie, écrasée par une automobiliste prise de panique.

    La mobilisation d’hier est un vrai « coup de force », estime Le Parisien Dimanche. Pas d’accord, rétorque Le Journal du Dimanche. Lequel trouve que si la mobilisation des « gilets jaunes » n’est « peut-être pas un échec, ce n’est certainement pas un succès ».

    Et maintenant ? Ce mouvement protestataire « pourrait se prolonger et continuer à défier l’exécutif dans les jours à venir », prévient Le Parisien Dimanche.

    Réponse du gouvernement ? On peut la lire dans ce même journal. Le ministre de la Transition écologique et solidaire y assure qu’en matière de fiscalité écologique, « nous poursuivrons la trajectoire prévue (…) Il faut (…) maintenir le cap des mesures que nous prenons pour nous libérer de la dépendance au pétrole », dit François de Rugy au Parisien Dimanche.

    Qu’en pensent les Français ? Selon un sondage Ifop publié par Le JDD, 62 % d’entre eux pensent que la politique à mener au cours des prochaines années doit « donner la priorité au pouvoir d’achat quitte à aller moins rapidement sur la transition écologique », contre 33 % qui pensent le contraire.

    Pendant ce temps, la cote de popularité d’Emmanuel Macron dévisse encore. Le président perd 4 points ce mois-ci dans le baromètre Ifop pour ce même JDD, pour atteindre 25 % de satisfaits, « son plus bas niveau historique », pointe cet hebdomadaire, le Premier ministre Edouard Philippe, lui, en perd 7 en novembre, à 34 % de satisfaits.

    Révolution ? Non, révolte, Monsieur le président !

    La France des gilets jaunes, c’est celle du peuple qui « pue le diesel », lance l’hebdomadaire Marianne, la France de ceux « qui fument des clopes et roulent au diesel », selon l’expression du ministre Benjamin Griveaux, expression que Marianne trouve « odieuse ».

    On le soulignera ici, Le Figaro Magazine n’écrit guère autre chose. Selon ce journal, si « cette révolte n’est qu’une jacquerie, c’est à dire une rébellion de manants sans perspective politique (…) cela la rend d’autant plus grave (…) Cette France-là, ce sont ceux qui "fument des clopes et qui roulent au diesel" ».

    Pour cet hebdomadaire, pas de doute, ce « mépris de classe », qui traduit (selon lui) le retour de la « lutte des classes », est « le grand non-dit de cette manifestation des " gilets jaunes " : une " lutte des classes " (…) qui est le fil rouge de la présidence Macron, quels que soient les efforts de celui–ci pour le dissimuler », énonce donc le très droitier Fig Mag.

    Pour finir de se convaincre de cette convergence de vues entre droite et gauches radicales en France, il n’est que de lire cette semaine l’hebdomadaire Politis. « Citoyen, autogéré et d’une ampleur encore à définir, le mouvement des gilets jaunes est aussi celui du pouvoir d’achat – effectif ou ressenti – en baisse. Celui de la précarité », insiste Politis. Qui fait le rapprochement entre « gilets jaunes » et « colère noire », celle que cet hebdomadaire présume comme ressentie par les Français en colère au sujet du pouvoir d’achat.

    Le Pen-Mélenchon, mano a mano

    Justement, perçu par les « gilets jaunes » en baisse, le pouvoir d’achat, c’est le paradoxe, est effectivement en légère hausse en France. Raison pour laquelle l’hebdomadaire L’Obs a hissé le sujet « en Une ». Et comme, il est tout à la fois en hausse effective mais perçu en baisse, ce journal passe en revue « qui perd ? qui gagne ? ». L’Obs trouve du reste « légitime » l’inquiétude des contestataires, ces « mécontents de tout poil, la coagulation des Français en colère ».

    Toutefois, ce journal souligne que « le mouvement composite des gilets jaunes montre surtout à quel point cette colère, au départ spontanée, est instrumentalisée par les deux grands ennemis politiques d’Emmanuel Macron » en observant que « c’est la première fois que Le Pen et Mélenchon appellent « ensemble » à prendre la rue ». L’Obs voit une « véritable complicité poindre dès qu’il s’agit de se liguer contre le pouvoir en place ».

    Le prince rouge

    Du nouveau dans l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul le mois dernier. La CIA l’aurait à présent vérifié, ce serait bien Mohamed ben Salman qui l’aurait ordonné. Un prince aux méthodes expéditives. Selon le journal américain Washington Post, le prince héritier du trône de Riyad a bien commandité l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. S’appuyant sur plusieurs sources anonymes proches des investigations, le Washington Post vient ainsi contredire les récentes affirmations du royaume. Lequel avait totalement dédouané Mohammed ben Salman.

    Expéditives, les méthodes du prince ? « M », le magazine hebdomadaire du journal Le Monde, revient sur l’enlèvement en Arabie Saoudite, l’an dernier, du Premier ministre libanais Saad Hariri. Une affaire « révélatrice de l’hubris et de l’amateurisme du quasi-régent de Riyad », énonce « M ».

    Lequel hebdomadaire rapporte le témoignage d’un « protagoniste de l’affaire » qui, sous couvert d’anonymat, en explique l’enjeu. « L’idée de MBS consistait à dresser (au Liban) deux fous contre l’autre, Hassan Nasrallah [le chef du Hezbollah, parti-milice allié à l’Iran] d’un côté et Baba Hariri, de l’autre, le frère aîné de Saad, qui a tenté de prendre son poste. (…) Le prince héritier était prêt à déclencher une sorte de guerre civile, entre sunnites et chiites, pour obliger le Hezbollah à se désinvestir du Yémen ».

    Selon « M », lors de sa vraie captivité, Saad Hariri a été « frappé ». Quant au prince héritier, « il est à la fois bâtisseur et fossoyeur. Réformateur et inquisiteur. Docteur Mohammed et Mister Ben Salman », conclut « M ».

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