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    A la Une: la restitution du patrimoine africain

    Des masques angolais exposés au Musée Dapper en 2011 à Paris. © Musée Dapper

    C’était rappelle Le Monde, « le 28 novembre 2017, lors d’un discours à Ouagadougou, Emmanuel Macron déclarait : 'Je veux que d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique'. Pour la première fois, note le quotidien du soir, un président de la République française prenait position sur la question des œuvres et objets africains conservés dans les musées français depuis le temps de la colonisation. Une position à rebours, pointe Le Monde, de celle qui a été opposée jusqu’alors à toute demande venue d’un pays africain et qui tenait en peu de mots : les collections nationales sont inaliénables et aucune restitution n’est donc possible. Le discours suscite aussitôt, en France et à l’étranger, l’inquiétude des conservateurs, l’agacement des marchands, des échanges d’arguments juridiques et politiques. Puis en mars dernier, une mission est confiée par l’Elysée à l’historienne de l’art, la Française Bénédicte Savoy, et l’économiste sénégalais Felwine Sarr. Leur rapport doit être remis officiellement demain vendredi. » On en connait déjà les bonnes feuilles.

    Alors que stipule ce rapport ? Réponse du Monde : « ce rapport demande que tout objet qui aurait été emporté sans le consentement explicite, ou, du moins, très vraisemblable, des propriétaires ou gardiens des œuvres puisse être restitué aux pays africains qui en feraient la demande. »

    Commentaire du journal : c’est « compliqué (…). Que la colonisation ait été synonyme d’oppression et d’exploitation ne fait aucun doute. Que tout objet soit considéré automatiquement comme le produit d’une spoliation peut paraître néanmoins simpliste, estime Le Monde, ne serait-ce qu’en raison de la pratique des commandes passées à des artistes africains par ou pour des amateurs européens. A demander des mesures systématiques, les auteurs du rapport courent le risque d’aller à l’encontre de ce qu’ils réclament. Car s’engager dans cette voie maximaliste ne serait pas sans risque en France : on imagine sans peine le tollé si des collections nationales venaient à être détruites. »

    Vers un débat animé…

    En effet, renchérit La Croix, « il n’est pas facile de déterminer quelles sont les bonnes modalités pour que des œuvres d’art africain collectées durant la colonisation puissent revenir vers leur continent d’origine. Faut-il pour cela remettre en cause le principe selon lequel les collections publiques françaises sont inaliénables ? Faut-il des restitutions provisoires ou définitives ? Le débat va sans doute être vif. »

    En tout cas, poursuit La Croix, « il faut que des conditions pratiques soient réunies. En particulier l’existence d’institutions bien équipées pour conserver de telles collections. Il y aura là un beau sujet de coopération Nord-Sud entre musées. Plus largement, poursuit le quotidien catholique, souhaitons que l’esprit présidant à de telles opérations soit celui d’une mise en commun plutôt que d’une revanche. »

    Hier, Libération consacrait son dossier d’ouverture à cette question de la restitution du patrimoine africain. Libération qui estimait qu’il y a eu « spoliation manifeste » et donc, devoir de restitution. « Qui peut légitimement protester contre cet acte de justice, s’interrogeait le journal, sinon les nostalgiques plus ou moins avoués de 'l’œuvre coloniale de la France' ? »

    L’Humanité, ce matin, est sur la même ligne : « en créant les conditions d’une restitution des œuvres pillées, Paris s’honorerait : c’est une toute nouvelle relation que la France pourrait établir avec les pays concernés, fondée sur la coopération et l’égalité. Ce serait également respecter l’histoire de chacun des peuples, qui porte en elle une part de l’histoire universelle. »

    Menace verte pour Macron

    A la Une également, « l’écologie, un casse-tête pour la stratégie de Macron », c’est le grand titre du Figaro.

    Le Figaro qui constate qu’ « à l’approche des élections européennes, Emmanuel Macron observe avec inquiétude la montée des préoccupations environnementales dans le pays et leur possible traduction dans les urnes sous forme de poussée écologiste. De quoi affaiblir son mouvement La République en marche, déjà en lutte frontale avec le Rassemblement national de Marine Le Pen. »

    En effet, commente Le Figaro, « la politique environnementale d’Emmanuel Macron lui revient comme un boomerang en pleine figure. Pour deux raisons. La première, c’est que la dimension fiscale, au travers de la taxation de l’essence, est perçue comme ce que Ségolène Royal appelle de 'l’écologie punitive'. Le pouvoir est donc accusé de faire détester une cause qu’il était censé faire aimer. Et pire encore, à tort ou à raison, poursuit Le Figaro, sa sincérité est mise en cause, la taxation de l’essence étant désormais interprétée comme un simple moyen de compenser la baisse de la taxe d’habitation. Ainsi, conclut le quotidien de droite, en dénonçant Macron sur le terrain de la fiscalité écologique, les autres partis, loin de perdre en crédibilité sur la question environnementale, vont prétendre reprendre ce flambeau, comme l’exige l'opinion, en accusant le chef de l’État de l’avoir détourné. »

    Toujours des bombes en Syrie…

    Enfin, la Syrie à la Une de Libération : on en parle moins qu’avant, mais la guerre continue et l’hécatombe des civils aussi…

    « Qui sait encore que des bombardements de la coalition anti-djihadiste se poursuivent en Syrie ?, s’exclame Libération. Et que, ces dernières semaines, de nombreux civils - femmes et enfants compris - ont péri sous les bombes occidentales ? La Syrie est sortie des écrans radars depuis plusieurs mois. Pourtant, constate le journal, Bachar al-Assad est toujours là, et il reste une 'poche' de fous furieux de Daech, à Deir el-Zor, dans l’est du pays. Les autres territoires contrôlés par l’Etat islamique, notamment Raqqa, ont été libérés de l’emprise djihadiste grâce aux bombardements de la coalition et aux forces au sol arabo-kurdes. Mais à un coût humain que l’on commence à mesurer. Un coût qui devrait grimper encore, les frappes continuant tant que les djihadistes contrôleront un territoire. »

    Certes, relève encore Libération, « dans toutes les guerres d’ampleur, des victimes civiles sont à déplorer. Mais c’est une chose de combattre l’ennemi et une autre de faire le maximum pour éviter les pertes civiles ou au moins les reconnaître quand il y a lieu. Pour l’heure, conclut le journal, nulle reconnaissance de leurs manquements de la part des Occidentaux ou si peu, nulle excuse ou si peu. Les Syriens comptent leurs morts sans aucune assistance, livrés à eux-mêmes et à leur désespoir. »

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