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    RDC: «La BD occupe une place de plus en plus importante»

    Kinshasa, le 19 décembre 2016 (image d'illustration). REUTERS/Thomas Mukoya

    La sixième fête du livre se déroule en ce moment à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Elle dure jusqu’à samedi prochain. Au programme : des lectures, des rencontres, des ateliers d’écriture, en présence d’auteurs congolais et étrangers. Des éditeurs sont également présents. Parmi eux : Dan Bomboko, qui a créé en 2004 les éditions Elondja, une maison d’édition basée dans la capitale, et spécialisée dans la publication de bandes dessinées. Cet éditeur propose également une collection de livres jeunesse. Il répond aux questions de Magali Lagrange.

    RFI: Quelle est la place de la bande dessinée, aujourd’hui, sur la scène littéraire congolaise ?

    Dan Bomboko: La bande dessinée occupe de plus en plus une place importante dans le monde de l’édition congolaise, d’autant plus que nous avons une longue histoire avec la BD. Etant donné que nous étions une colonie belge, il y a, en effet, cet héritage culturel qui nous est resté. La BD a une longue histoire avec nous et le public congolais, en général, est friand de la bande dessinée, surtout si elle est locale et traite des problèmes locaux. C’est vraiment quelque chose qui est lié à la culture congolaise.

    Quels sont les types de sujets abordés dans les BD congolaises ?

    Il y a la maltraitance des enfants, la démocratie ou encore les droits de la jeune fille. Comme nous sommes en période électorale, il y aura, par exemple, pas mal de publications qui vont paraître pour vulgariser la population sur les élections. Nous traitons donc de tous ces faits de société qui sont en relation avec notre population.

    Est-ce que la BD permet de toucher un plus grand public ?

    Oui, oui. Même ceux qui ne lisent pas beaucoup s’intéressent aux images. Il y a donc une compréhension déjà par les images. Les écrits sont un complément pour permettre aux lecteurs de s’approprier l’histoire.

    Quelle est la spécificité de la BD congolaise ou de la BD africaine, en général ?

    Si on doit la comparer à la BD européenne, c’est-à-dire la BD française ou belge, ici nous essayons de profiter de la BD pour éduquer, pour informer. On ne divertit pas seulement mais on essaie de faire passer des messages parce que nous avons beaucoup de problèmes comme par exemple des problèmes de liberté d’expression ou encore des problèmes liés à certaines violations des droits et c’est à travers la bande dessinée que nous essayons de dénoncer cela.

    Est-il difficile d’éditer des bandes dessinées en RDC, aujourd’hui ?

    Oui. Difficile sur le plan financier parce que pour faire une bonne bande dessinée, il faut aller dans de bonnes imprimeries. Or, les bonnes imprimeries, ici en République démocratique du Congo, coûtent très cher. Nous avons essayé, dans le passé, de contourner cela en trouvant des sponsors mais aujourd’hui on essaie de se battre avec nos propres moyens. Nous avons noué des partenariats avec d’autres maisons d’édition pour essayer de faire des coéditions, par exemple.

    Combien coûte une bande dessinée à acheter dans le commerce ?

    Nos BD se vendent entre 1 et 5 euros, si je peux dire. On tient compte des revenus de la population parce que si nous dépassons les 5 euros, cela devient difficile pour un grand nombre de Congolais de pouvoir s’en acheter. Or, ces livres ont été édités justement pour mettre le livre à la portée des enfants congolais et de la population, surtout des enfants congolais pour leur donner le goût de la lecture.

    Est-ce que l’une des solutions, ce ne serait pas de passer par le numérique ?

    Justement, nous sommes diffusés, depuis le mois d’avril dernier, sur les plateformes numériques et cela se passe très bien. Je ne m’y attendais pas. Le résultat est vraiment positif parce que nos BD sont très consultées.

    Peut-on vivre de la BD, aujourd’hui, à Kinshasa ?

    Oui, évidemment, mais il faut beaucoup travailler, beaucoup s’impliquer, avoir beaucoup d’initiatives et mettre en place des partenariats pour pouvoir s’en sortir. Si non, c’est vraiment très compliqué parce que les imprimeries coûtent cher.

    Il y a aussi le problème de diffusion qui se pose. Il y a très peu de diffuseurs localement et, par conséquent, le livre n’est pas toujours facilement accessible. Il faut attendre les foires ou bien passer par les quelques rares diffuseurs qui sont implantés ici à Kinshasa. Nous sommes devenus diffuseurs, depuis 2009, pour justement résoudre ce problème.

    Beaucoup d’acteurs de la scène de la BD congolaise sont partis à l’étranger. Est-ce que c’est cela la solution ?

    Personnellement, je pense que ce n’est pas cela la solution. Nous pouvons lutter sur place pour pouvoir nous en sortir parce que, pour bien faire la promotion du livre, ici en République démocratique du Congo, il faut que ceux qui sont au-devant de la scène, notamment nous les éditeurs, soient sur place et se confrontent aux réalités sur le terrain pour pouvoir faire évoluer les choses.

    Par quoi passerait l'amélioration de la qualité de vos ouvrages ?

    Par beaucoup plus de moyens et par la possibilité de trouver de bons imprimeurs. Heureusement, nous avons, maintenant, des contacts avec l’extérieur et nous avons pu rencontrer également d’autres éditeurs qui impriment à très bas prix, par rapport au prix local qui est très élevé ici. On ne va donc pas essayer d’aller imprimer à l’extérieur, malheureusement ou heureusement, pour pouvoir améliorer la qualité.

    En effet, il faut savoir que l’édition, aujourd’hui, est un monde qui est quand même compétitif. Le contenu est déjà bon mais la qualité doit suivre aussi. C’est aussi une façon de représenter un pays qui est la RDC et qui est un grand pays. Par conséquent, nous devons amener aussi des ouvrages très bien imprimés. Nos histoires sont déjà très appréciées, la qualité graphique de nos artistes est bonne et donc, c’est maintenant la qualité qui doit suivre.


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