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    A « la Une », le « Paris brûle-t-il ? » des « gilets jaunes »

    Un homme tient son gilet jaune sur les Champs-Elysées le 24 novembre 2018. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    Alors que, selon la police, 106 000 personnes ont manifesté hier en France et que l’avenue des Champs Elysées, à Paris, était plongée dans un vrai chaos, l’Elysée confirme la hausse des taxes sur les carburants prévue le 1er janvier, excluant « un report », annonce Le Journal du Dimanche.

    Mardi, Emmanuel Macron annoncera en effet la création d'un « Haut conseil pour le climat » composé d'experts, et qui pourra « intervenir sur toutes les politiques publiques », à charge pour lui de s'assurer de « la soutenabilité sociale et économique » desdites politiques, complète Le JDD, citant l’Elysée.

    Cette structure sera placée sous l'autorité du Premier ministre. Parmi ses futurs membres, Le JDD cite Laurence Tubiana, qui fut négociatrice pour la France lors de la COP21, l’ancien ministre Pascal Canfin, ou encore des experts du Giec, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

    La presse internationale, elle, porte un regard sans concession sur les émeutes d’hier aux Champs Elysées. C’est ce que relève Le Parisien Dimanche. Avec le choc des photos de véhicules enflammés sur les Champs-Elysées, Arc de triomphe en second plan, dans le journal britannique The Guardian.

    « Entre deux Marseillaise, les Gilets jaunes crient des slogans tels que Macron démission et La France en colère », peut-on lire dans le quotidien italien la Stampa, relève encore Le Parisien Dimanche.

    Lequel journal constate encore que l’hebdomadaire allemand Der Spiegel « s’inquiète, lui, pour « la magnifique avenue des Champs-Elysées » où des « policiers ont tenté de disperser des manifestants avec des gaz lacrymogènes et un canon à eau ».

    Mais après aussi noté que le journal belge Le Soir remarque que le mouvement des Gilets jaunes a « débordé en Belgique »

    … Le Parisien Dimanche écrit aussi qu’aux Etats-Unis, le site Internet de la chaîne de télévision conservatrice Fox News lançait ce titre : « « Vive la résistance », en français dans le texte. (…) De quoi inspirer sans doute de futurs tweets du président américain Donald Trump », prédit Le Parisien Dimanche.

    Marine Le Pen intronisée chef de l’opposition par Castaner

    Lors de la manifestation des « gilets jaunes » aux Champs Elysées à Paris, le ministre de l’Intérieur, hier, a pointé la responsabilité de Marine Le Pen dans ces troubles. Christophe Castaner a accusé la présidente du Rassemblement national d’avoir incité les manifestant à investir les Champs Elysées.

    Mais avant-même la manifestation d’hier, l’hebdomadaire Marianne avait vu le coup politique venir… pour mieux le dénoncer. « Certains, accuse ce journal, ont décrété que les responsables des blocages routiers étaient les idiots utiles du Rassemblement national – quand ils n’en étaient pas l'avant-garde masquée. Marine Le Pen n’en attendait pas tant, souligne ce magazine. Quant à Emmanuel Macron, il espère ainsi rejouer à l'échelle européenne le second tour de la présidentielle de 2017 sur le thème « moi ou le chaos nationaliste », « moi ou le danger fasciste ». Seulement voilà, objecte Marianne, « à force de diaboliser le FN, on ne s’interroge jamais sur les raisons de son ancrage dans les couches populaires, et on en rajoute une couche, en assimilant tous les contestataires à des fans de Marine Le Pen. Moralité, conclut Marianne : pour éviter le risque facho, il ne faut pas laisser les fâchés à la merci des fâcheux ».

    Ghosn, dingue de pognon

    Carlos Ghosn a été placé en garde à vue au Japon pour fraude fiscale présumée. Inévitablement, la presse française n'a pas manqué de faire le rapprochement entre la chute du PDG de Renault et les « gilets jaunes ». Car « face à cet « autre monde » qui les regarde de si haut et de si loin, ils ne manqueront pas, bien sûr, de trouver dans le désirant exemple véhiculé par Ghosn un argument en acier trempé à leur défiance envers les élites », énonce Le Canard Enchaîné.

    Politis n’écrit pas autre chose. « La confrontation de cette affaire avec le mouvement des gilets jaunes offre une illustration de la question à laquelle tout nous ramène toujours, celle du partage des richesses. Les gilets jaunes penseront sans doute que Ghosn appartient à une autre planète. Mais non, c’est sur la même planète qu'un homme estime valoir six cents fois plus qu’un salarié smicard, énonce cet hebdomadaire. Et c’est un peu comme une insulte à la condition humaine ».

    « Le choc des symboles est violent, souligne L’Obs… D’un côté, ceux qui coûtent, selon Macron, « un pognon de dingue ». De l’autre, un dingue de pognon. D’un côté, des citoyens qui se sentent exclus, méprisés, pressurés. De l'autre, un chantre de la globalisation heureuse, devenu au fil des ans l'emblème du dirigeant arrogant et surpayé. Car de quoi ces « gilets jaunes » sont-ils le nom, sinon du rejet des élites, du système, de la mondialisation, dont ce capitaine d'industrie, surnommé le « Cost-Killer » (« tueur de coûts ») et adepte de « la thérapie de choc », est une pure incarnation ? », interroge L’Obs.

    Pour cet hebdomadaire, pas de doute, « la bienveillance affiché d'emblée par Emmanuel Macron vis-à-vis de  ces « premier de cordée », qu'il ne faudrait surtout pas décourager en « leur jetant des cailloux », n'a pas changé la donne, au contraire. Réforme de l’ISF, flat tax… Toute une série d'allègements fiscaux sont même allés dans le sens contraire (…) Tandis que la progression du pouvoir d'achat des Français n'a pas dépassé les 2 % l'an dernier, que les salaires stagnent, que les inégalités se creusent, les patrons du CAC 40, eux, ont vu leur rémunération grimper de 14 %, pour atteindre en moyenne un peu plus de 5 millions par an… (…) L'argent règne en maître », soupire L’Obs

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