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    France: aux «gilets jaunes», le gouvernement promet une «révolution culturelle»

    Un homme passe devant des inscriptions où il est mentionné: «Champion du monde de la taxe» sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris, le 25 novembre 2018, après la manifestation des «gilets jaunes». FRANCOIS GUILLOT / AFP

    Après un week-end très chaud, marqué par les manifestations des « gilets jaunes » au coeur de Paris... Le gouvernement présente aujourd'hui sa loi « mobilités » pour encourager les modes de transport les moins carbonés. A priori, pas de recul sur la taxe sur les carburants qui cristallise la colère, mais à coup sûr, il y aura plus de moyens pour l'offre de transports dans les régions dites « abandonnées ».

    Pour accompagner ces régions dont une partie des « gilets jaunes » seraient issus, le budget consacré aux transports sera augmenté de 40% d'ici la fin du quinquennat. Le gouvernement vise une « révolution culturelle » selon la ministre des transports, Elisabeth Borne... La fin de la logique du « tout-TGV » qui a poussé au « tout-voiture ». On rappelle que plus d'un Français sur deux utilise sa voiture tous les jours. C'est beaucoup plus que nos voisins allemands par exemple. L'idée donc est de favoriser les trains dits « du quotidien », plus proches des territoires. 2,6 milliards d'euros seront consacrés en particulier à augmenter l'offre dans les territoires où elle manque cruellement.

    Dans la même idée, les routes promises au fil des années aux territoires enclavés et jamais livrées le seront. Un milliard d’euros y seront consacrés sur dix ans. Des mesures de long-terme mais pas seulement. Le gouvernement est décidé à mieux prendre en charge le raccordement au réseau des bornes de recharges des voitures électriques pour en démultiplier l'usage.

    Le gouvernement a reconnu récemment que les « gilets jaunes » payaient le prix de politiques dictées par le sommet

    Plutôt que de se battre dans la rue, pourquoi ne pas accompagner avec les autorités le changement qui s'impose à cause du réchauffement climatique ? Voilà le message politique.Tout le monde le reconnaît, ce sont des décennies de choix désastreux dans l'aménagement du territoire qui ont rendu indispensable la voiture... Hôpitaux, zones commerciales, administrations sont construits à des kilomètres des centre-villes avec très peu de solutions de transports. Comme si tout le monde avait une voiture ! Pour changer la donne, la loi sur la mobilité entend aider les collectivités à favoriser des alternatives à la voiture individuelle. Avec un rôle accrue pour les collectivités territoriales. L'Etat, sans leur dicter des choix depuis Paris, leur fournirait une boîte à outils... des données en temps réel par exemple pour concevoir des modes de transports alternatifs. Mais certains élus doutent déjà de la mise en pratique de telles mesures vu le rétrécissement des moyens financiers et humains des collectivités.

    La concertation, c'est ce que promet aussi le gouvernement pour la programmation pluriannuelle de l’énergie... la feuille de route énergétique de la France pour les 10 ans à venir

    Elle sera présentée demain par le président de la République. Avec la même approche qui tend à démontrer que l'Etat est à l'écoute et accompagne tous les acteurs pour aborder la transition écologique. Le président proposerait une sorte de nouveau « Grenelle de l’environnement » décentralisé dans les territoires réunissant élus, syndicats, associations de défense de l’environnement et citoyens. Mais l'enjeu, c'est de faire accepter qu'il ne reviendra pas sur sa stratégie d'être plus ambitieux en matière de réduction de la consommation d'énergie fossile : -40 % d'ici 2030. Et cela afin de respecter les objectifs fixés par le plan climat...soit la neutralité carbone en 2050.

    Et cela passe par un renchérissement de l'énergie fossile

    Un renchérissement que le gouvernement ne semble pas vouloir appliquer aux secteur pourtant très polluants des transports de marchandises et aérien. Pas la peine de créer de nouveaux fronts de contestation sociale, semble penser l'exécutif. La France fait partie d'un club restreint de pays qui font payer la tonne de CO2 au-dessus des 40 euros. Est-ce que mardi, elle confirmera sa trajectoire qui l'amènerait à dépasser la Suède... qui détient le record de la taxe la plus élevée au monde ? L'exemple suédois démontre qu'il est possible de taxer fortement le carbone dans une économie de marché sans affecter la croissance.Là-bas aussi, les mesures ont eu du mal à passer mais le gouvernement a tout misé sur la concertation et la communication. Mais couplé bien-sûr à de grands investissements dans le développement des énergies renouvelables et la diversité des modes de transport. Ce qui manque en France, tant la réflexion globale sur le sujet manque et la voiture reste un horizon indépassable.


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