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    A la Une: un Brexit qui ne satisfait personne

    La Première ministre britannique Theresa May et le président du Conseil de l'Union européenne, Donald Tusk, lors du sommet extraordinaire des dirigeants européens pour finaliser et formaliser l'accord sur le Brexit à Bruxelles, en Belgique, le 25/11/2018. Olivier Hoslet/Pool via REUTERS

    « Hier dimanche dans les couloirs de la Commission européenne, l’humeur était grave et les mines solennelles », rapporte Libération. « Pas de célébrations, de sourires ou de poignées de mains enthousiastes. La chorégraphie de ce sommet européen exceptionnel très bref et uniquement consacré au Brexit avait été soigneusement étudiée. Comme pour un divorce, après des mois de négociations complexes, la signature de l’acte de séparation a pris à peine quelques secondes. Les Vingt-Sept ont approuvé sans un battement de cils l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et la déclaration politique qui l’accompagnait. Et c’était fini. » Désormais, poursuit Libération, « Theresa May doit convaincre le Parlement britannique de valider ce texte, présenté comme +le meilleur possible+ même s’il ne satisfait personne. »

    En effet, commente le journal, « les plus furieux, paradoxe des paradoxes, sont les brexiters qui ont initié cette folie à coups de mensonges. Chacun constate aujourd’hui, de chaque côté de la Manche, que le hard Brexit appelé de leurs vœux heurterait de plein fouet les intérêts des deux parties. On se rabat, faute de mieux, sur un Brexit lyophilisé qui maintient la Grande-Bretagne dans le marché unique tant honni, avec cette seule différence : le Royaume-Uni devra se conformer à des normes qu’il ne pourra même plus discuter. Imbécilité du souverainisme : on veut "reprendre le contrôle" ; au bout du compte, on le perd un peu plus. »

    En effet, complète Sud-Ouest, « cet accord ne règle en rien sur le fond, des colères qui ont motivé ce non à l’Europe. Rien pour ce qui concerne la prédominance de la zone euro et de l’utilisation qui en est faite. Rien sur l’immigration et le sentiment d’insécurité culturelle. Rien sur le fossé qui se creuse entre Européens de l’ancien monde communiste et ceux du clan occidental. Et rien surtout sur ces deux univers qui s’éloignent à une vitesse vertigineuse, le monde des métropoles et celui des campagnes qui les entoure. »

    Quelles réponses aux « gilets jaunes » ?

    A la Une également, le bras-de-fer entre les « gilets jaunes » et Emmanuel Macron se durcit.

    Le chef de l’Etat cherche une réponse, pointe Le Figaro, « pour calmer le mécontentement qui s’est exprimé samedi, parfois avec violence. (…) Ne pas céder aux manifestants tout en leur démontrant qu’ils sont entendus. Le président de la République devra se prêter à cet exercice délicat, demain mardi, relève le journal, à l’occasion d’un discours très attendu sur la transition écologique. (…) Comme la semaine passée, le chef de l’État a suivi avec attention la mobilisation, en lien avec son ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Et, dès samedi après-midi, Emmanuel Macron a dénoncé les violences et a exprimé sa "honte" sur Twitter. Très peu disert depuis le début de cette crise, le président de la République doit donc désormais décliner sa réponse politique. »

    Et attention, prévient Le Figaro, « il n’éteindra pas le feu en évoquant le spectre des années 1930 ni en accablant de "honte" les auteurs de violences. Pour être écoutée, sa parole ne devra pas se perdre en propositions technocratiques. À ce niveau d’incompréhension, seule l’annonce d’un moratoire sur les hausses de prix des carburants a une chance d’être entendue. Ainsi la transition écologique pourrait redémarrer sur des bases moins punitives… »

    Des aides concrètes !

    Pour Laurent Berger, interrogé par Le Parisien, « il faut des mesures concrètes. » Le Parisien qui rappelle qu’ « il y a un peu plus d’une semaine, le secrétaire général de la CFDT proposait de rassembler le gouvernement, les syndicats, les associations mais aussi les représentants des territoires pour trouver des solutions à la contestation des "gilets jaunes". Le Premier ministre lui avait adressé une fin de non-recevoir. Finalement, le leader de la CFDT a obtenu gain de cause. Demain mardi se tiendra une réunion d’échanges au sommet, à laquelle Laurent Berger entend bien apporter ses propositions. »

    Alors quelles sont-elles ? Tout d’abord, « le recours à de nouvelles aides pour les transports domicile travail. Par exemple, la prise en charge des déplacements à 50 % par l’employeur qui existe en Île-de-France pourrait être dupliquée ailleurs. On pourrait aussi développer ces titres de transport qui permettent d’utiliser à la fois le train, le bus, le tram dans une même ville. » Ensuite, poursuit Laurent Berger, « la fiscalité doit être revue. L’impôt n’est pas assez progressif et ne pèse pas assez sur les hauts revenus qui pourraient davantage financer la transition écologique et la solidarité. Par ailleurs, pour éviter un ras-le-bol fiscal, il est essentiel d’expliquer à quoi sert l’impôt, quel service public il finance, pointe encore le leader de la CFDT. C’est tout le problème de la taxe sur les carburants : le gouvernement ne dit pas à quoi elle sert. Elle devrait financer la transition écologique et des mesures d’accompagnement social. »

    La Croix est sur la même ligne : en effet, complète le quotidien catholique, « il faudrait commencer par admettre qu’une part significative de la population vit les réformes engagées comme une punition avec des conséquences sur les revenus ou les conditions de travail. Dans le même mouvement, on peut aussi constater que ce n’est pas vers ces Français que le gouvernement a, jusqu’ici, orienté ni son propos ni son action. La sagesse commanderait ainsi à l’exécutif, estime La Croix, de rééquilibrer les politiques conduites afin de réduire la fracture sociale constatée, sans chercher à convaincre ses interlocuteurs qu’elle disparaîtra naturellement. Depuis plus d’un an et demi, Emmanuel Macron a eu le courage de réformer. Aujourd’hui, il lui en faudra au moins autant pour tendre à l’équité. »

    Nouvelle offensive contre le jihadisme au Mali

    Enfin, on revient à Libération qui pointe l’élimination vendredi par les armées françaises et maliennes d’Amadou Koufa, l’un des chefs jihadistes les plus influents du Mali. « Barkhane vient certes de frapper un grand coup, militairement et politiquement. Emmanuel Macron avait demandé +des victoires en 2018+ au Sahel, le voilà servi. Mais quel effet aura, à long terme, la disparition de Koufa ? » s’interroge Libération. Les acteurs de la lutte antiterroriste savent que décapiter les groupes djihadistes n’est pas toujours un gage d’efficacité. En particulier dans un contexte communautaire aussi tendu. Amadou Koufa, malgré son basculement dans l’islamisme armé, restait un religieux localement respecté, parfois même considéré comme un recours pour des populations abandonnées, notamment les pastoralistes peuls. L’armée française, jusque-là mobilisée dans le nord et l’est du Mali, n’intervenait jamais dans le centre, où elle laissait faire les forces maliennes. Avec cette opération, conclut Libération, elle vient brutalement de s’aventurer dans une région à vif. »


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