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    Madrid bombe le torse avec Gibraltar

    Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors d'une conférence de presse le 24 novembre 2018. AFP/Stringer

    « L’accord le plus important depuis le traité d’Utrecht de 1713 », s’est enthousiasmé le ministre des Affaires étrangères, Josep Borell. Le traité d’Utrecht consacrait le droit de l’Espagne à récupérer Gibraltar dès lors qu’elle cessera d’être colonie britannique. L’accord : celui que pense avoir arraché l’Espagne vis-à-vis de Gibraltar, un territoire revendiqué depuis des décennies par Madrid, à la veille de la signature du Brexit. Sauf que cet accord fait question et polémique.

    Madrid affirme que l’accord qui a été obtenu auprès des 27 pays de l’UE change la donne vis-à-vis de Gibraltar. En effet, et c’est un fait objectif, le chef du gouvernement Pedro Sanchez a obtenu une triple garantie, en particulier une déclaration des Etats membres et de la Commission européenne. Parmi ces garanties, si Gibraltar, cette petite colonie britannique située à l’extrême sud de l’Espagne, change de statut, alors c’est l’Espagne qui aura le dernier mot sur son sort. C’est bien cela qui importe à Madrid depuis des lustres : dès lors que ce minuscule territoire cesse d’être une colonie, l’Espagne doit décider, peut-être même de se réapproprier ce territoire.

    Le Brexit au cœur du problème

    Gibraltar n’était pas un grave problème diplomatique entre Londres et Madrid jusqu’ici. Pour la simple raison que, étant une colonie, Gibraltar faisait partie du Royaume-Uni, et donc de l’Europe. Mais au moment même où Londres sort de l’Europe, alors Gibraltar aussi. Dès lors, tout devient source de conflit avec l’Espagne : les accords de pêche, les passages transfrontaliers de personnes et de marchandises, notamment le tabac, la question de l’espace aérien, et bien d’autres sujets. A Gibraltar, certains ont même peur que les Espagnols veuillent à nouveau fermer la frontière, comme à l’époque de Franco.

    Un accord polémique

    Theresa May en particulier, nie que Madrid a obtenu ses objectifs et a aujourd’hui tout pouvoir de décision sur l’avenir de Gibraltar. D’autre part, la contestation vient de l’Espagne elle-même. Tout particulièrement des deux grands partis de la Droite, le Parti populaire et Ciudadanos, aux discours très patriotiques. Eux parlent « d’une humiliation historique ». En substance, ils disent que la triple garantie n’est que du papier, que ce n’est pas du tout un engagement de la part de Londres, et que l’Espagne s’est ridiculisée dans cette négociation. Ce qui est sûr, c’est que l’inquiétude espagnole vis-à-vis de Gibraltar, discrète pendant des années, est aujourd’hui connue de toute l’Europe.


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