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    Un second tour historique en Géorgie

    Des voyageurs passent devant une affiche électorale de Salomé Zurabichvili, candidate à l'élection présidentielle, à Tbilissi le 27 novembre 2018. AFP/Vano Shlamov

    Ce mercredi, 3,7 millions de Géorgiens sont appelés à élire leur Président. C’est à peu près la première fois qu’en ex-URSS, une présidentielle se joue au second tour après un premier qui s’est déroulé de façon « normale ».

    Cette élection témoigne d’une vraie dynamique démocratique, mais à condition qu’on ne se fasse d’illusion sur ce qu’est un processus démocratique. Comme partout ailleurs, cela se fait dans la douleur, la défiance, pour ne pas dire la haine. Mais au fil des ans, les institutions géorgiennes se sont rôdées, rendant impossible par exemple aujourd’hui, de bourrer les urnes.

    Vrai scrutin il y a six ans

    C’est ce qui a rendu possible, il y a six ans, l’arrivée au pouvoir de l’opposition, au terme d’un vrai scrutin. Même si l’irruption de l’oligarque Bidzina Ivanichvili avait foncièrement changé la donne.

    Ce mercredi, les Géorgiens doivent choisir au second tour entre Salomé Zourabichvili, Française d’origine géorgienne soutenue par le parti au pouvoir de M Ivanichvili et Grigol Vashadzé, le candidat du parti de l’ex-président Mikheïl Saakachvili. Les deux camps ont de la peine à accepter que l’autre ait le droit d’exister, l’adversaire est forcément fasciste, prorusse...

    Deux défenseurs de l’Union européenne

    Peu de Géorgiens seraient capables d’expliquer quelles différences de programme il y a entre le « Rêve géorgien », le parti au pouvoir, et le Mouvement national uni de M. Saakachvili. Le premier reproche d’avoir été un dictateur, oubliant de dire qu’il a quitté son fauteuil après une élection, et qu’il a provoqué une guerre avec la Russie. Le second, qui vit en exil puisqu’il a été mis en examen par les autorités du pays, accuse l’oligarque d’être à la solde de Moscou.

    Lutte verbale

    La lutte est plutôt verbale et des coups « électoraux » sont portés. Grigol Vashadzé a par exemple, proposé d’annuler la dette sur des prêts contractés par 600 000 Géorgiens. Le gouvernement a donc lui aussi promis, entre les deux tours, de l’annuler.

    Ce que la puissante chaîne d’opposition Roustavi 2 a aussitôt dénoncé comme un achat de vote pur et simple, au milieu d’autres accusations pas forcément fondées : pressions sur les fonctionnaires, tricheries administratives... Difficile, dans ces conditions, de dégager un pronostic. Signe que l’élection se retrouve dans une configuration assez démocratique.


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