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    Larry Kudlow, conseiller économique de Donald Trump

    Larry Kudlow, conseiller économique de Donald Trump à la Maison blanche à Washington le 6 April 2018. REUTERS/Kevin Lamarque/File Photo

    Larry Kudlow, 71 ans, principal conseiller économique de Donald Trump depuis avril 2018 ; il est aux côtés du président américain au G20 qui débute ce vendredi 30 novembre à Buenos Aires, en Argentine.

    Paradoxalement, le nouveau conseiller économique du président américain n'est pas un économiste de formation, mais un politique. Il a étudié les sciences politiques à l’université de Princeton, sans toutefois obtenir de diplôme. Mais c'est un orateur hors pair, qui sait vanter la situation économique des Etats-Unis.

    « Les Etats-Unis arrivent au G20 en très bonne forme », soutient le conseiller économique, complet bleu et cravate rose, sur la chaine de télévision américaine CNBC, en début de semaine. « Notre économie est robuste, la croissance est de 3% l’année dernière, et même de 3,5% au premier et deuxième trimestre, et on prévoit une progression l’année prochaine. »

    Larry Kudlow succède à Gary Cohn, ancien numéro deux de Goldman Sachs, qui a claqué la porte de la Maison Blanche car il était contre les mesures protectionnistes de Donald Trump.

    Et pourtant Larry Kudlow avait, lui aussi, émis des critiques sur la politique commerciale du président, avant de se voir offrir le poste de conseiller économique. En revanche, il est partisan des dérégulations bancaires et de la baisse massive d'impôts préconisées par le président pour relancer la croissance.

    Reste à savoir s'il pourra défendre ses points de vue, dans un rôle limité, selon Vincent Michelot, professeur d’histoire politique des Etats-Unis à Sciences Po Lyon : « Larry Kudlow est plus dans un rôle de porte-parole de la Maison Blanche sur les questions économiques, questions économiques sur lesquelles le président Trump s’est arrogé une forme de monopole. Il pense qu’il n’a pas besoin d’un conseiller économique et qu’il est son propre conseiller économique. »

    Avec un président aussi omniprésent, Larry Kudlow va devoir trouver sa place et mettre en avant ses qualités professionnelles. Cela risque d’être difficile car beaucoup doutent de ses capacités. « Quand bien même il n’a pas de formation d’économiste, Larry Kudlow a travaillé en tant qu’économiste sous l’administration Reagan, mais c’est plus sur sa réelle compétence qu’il peut exister des doutes », explique Vincent Michelot.

    « L’individu a fait de nombreuses prédictions qui se sont peu souvent avérées et qu’il a une notoire tendance à voir tout ce qui est le crédo conservateur républicain en matière économique comme une forme de bible qu’il décline de manière fort optimiste quelles que soit les circonstances. »

    Un parcours chaotique

    Le moins qu'on puisse dire, c'est que son parcours est assez chaotique. Démocrate dans les années 1970, il a rejoint les républicains dans les années 1980. Après avoir travaillé pour l’administration Reagan, il est devenu chef économiste chez Bear Sterns, vieille banque américaine impliquée dans la crise de 2008.

    Il a été renvoyé de la banque en 1994 à cause de son addiction à l’alcool et à la cocaïne. Il suit une cure de désintoxication et rebondit dans le milieu des affaires et devient dans les années 2000 une vedette de télévision, tout comme l’a été Donald Trump ! Depuis 1995, selon ses dires, Larry Kudlow ne boit plus une goutte d’alcool.

    Des défis économiques sérieux

    Mais aujourd’hui, les défis à relever pour l'administration sont sérieux. Si l'économie américaine se porte bien, on commence à voir apparaitre les déséquilibres. « Les défis, c’est d’éviter une crise financière, c’est d’éviter d’accumuler des déséquilibres budgétaires et des déséquilibres du compte courant », souligne Christophe Blot économiste chez Coe-Rexecode.

    « C’est cela le pilotage que devrait essayer de tenter l’administration américaine par la voix de son conseiller économique. Pour l’instant, on ne peut pas dire que la mission soit globalement réussie : le déficit est à un niveau qui n’a jamais été observé hors d’une période de crise économique, les déficits courants vont s’aggraver. Il y a peu de chances que la politique de protection permette de réduire les déficits commerciaux américains sans compter les inégalités de revenus et d’emplois qui ont été plutôt amplifiées par les réformes fiscales », conclut-il.

    Lawrence Kudlow pourra-t-il infléchir un Donald Trump qui a ses idées bien à lui sur l'économie ? Ce qui est certain, c'est que le président attend de lui une loyauté sans faille et qu'il ne supportera aucune contradiction.

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