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    Le détroit de Kertch, nouveau terrain d’afforntement entre Moscou et Kiev?

    Des avions de combat russes survolent un pont reliant la Russie à la péninsule de Crimée après que 3 navires de la marine ukrainienne aient été empêchés par la Russie d'entrer dans la mer d'Azov par le détroit de Kertch, le 25 novembre 2018. REUTERS/Pavel Rebrov

    Cette semaine, retour sur le grave incident frontalier qui a opposé dimanche dernier russes et ukrainiens dans le détroit de Kerch, en mer d’Azov. L'incident frontalier entre la Russie et l'Ukraine est-il un nouvel épisode du conflit larvé qui oppose les deux pays depuis quatre ans ?

    Les arguments utilisés de part et d‘autre ne laissent guère place au doute : Kiev qualifie l’arraisonnement de ses navires dans le détroit de Kertch d’agression militaire, Moscou parle de réponse appropriée à une provocation ukrainienne, les trois bâtiments n’ayant pas respecté la limite des eaux territoriales.

    Cet argument russe est hautement discutable : selon un traité signé en 2003 entre les deux pays, la mer d’Azov est un territoire commun, partagé et aucun des deux ne possède donc d’eaux territoriales.

    Nouvel épisode d’un conflit larvé

    Pour mieux comprendre comment on en est arrivé à cet incident grave de la semaine dernière, premier incident direct entre les deux pays, il faut avoir en tête l’évolution de la situation régionale depuis quatre ans.

    En 2014, Vladimir Poutine décide d’annexer la péninsule de Crimée, qui appartient à l’Ukraine. Un référendum permet le rattachement de la Crimée à la Russie. La communauté internationale ne reconnait pas le scrutin, mais finalement laisse faire Vladimir Poutine. Elle impose malgré tout des sanctions économiques contre Moscou.

    Depuis, la Russie a considérablement renforcé son arsenal militaire dans la péninsule. Elle vient d’y installer son quatrième missile anti-aérien S400.

    Parallèlement, le Kremlin poursuit discrètement son soutien aux indépendantistes pro-russe du Donbass à l’est de l’Ukraine. Et puis en mai dernier, Vladimir Poutine inaugure fièrement un pont de 19 kilomètres qui surplombe le détroit de Kertch et qui relie, illégalement il faut le dire, la Crimée au territoire russe. Depuis, les Russes font comme si le détroit leur appartenait et imposent des contrôles tatillons aux navires ukrainiens qui passent par là pour rejoindre les ports de Marioupol et Berdiansk.

    Et le soupçon qui pèse sur Moscou c’est d’entraver la libre circulation des bateaux ukrainiens et ainsi porter un coup dur aux exportations ukrainiennes de blé et d’acier notamment.

    Des réactions mesurées à l’international

    Face à ce regain de tension, les réactions de la communauté internationale vont de l’extrême prudence européenne à la fermeté, verbale en tout cas, du président américain.

    Les Européens, divisés, sont plus enclins, et encore, à renforcer les sanctions économiques contre Moscou, plutôt que de déployer des navires de l’Otan en mer d’Azov comme le leur demande le président Porochenko, dont le pays n’est pas membre de l’Otan. Les Européens ne sont pas prêts à mourir pour Marioupol.

    Quant à Donald Trump, après avoir dit haut et fort qu’il n’aimait pas cette agression russe, il n’aura pas de rencontre officielle avec Vladimir Poutine, pour cause d’Ukraine.

    C’est que, face à la diplomatie agressive du Kremlin, il faut sans cesse hausser le ton, menacer et montrer les muscles. Sinon le président russe avance ses pions sans états d’âme. Il l’a fait en Crimée, indirectement dans le Donbass, jouant avec la force du sentiment pro-russe bien réel des populations de ces deux régions. Il cherche maintenant à accentuer son offensive contre Kiev : rêve-t-il, comme le dit Petro Porochenko, d’un retour de toute l’Ukraine, berceau historique de la Russie, dans le giron de Moscou comme au bon vieux temps de l’URSS. La question, en tout cas, mérite d’être posée.

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