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    «Les Contes cruels de Paula Rego» au Musée de l'Orangerie

    Paula Rego au Musée de l'Orangerie à Paris, 16 Octobre 2018. RFI/Carina Branco

    Icône au Portugal, son pays natal, et en Angleterre, son pays adoptif, Paula Rego réalise sa première grande exposition en France à 83 ans. A travers quelque 70 œuvres des années 1980 jusqu’à aujourd’hui, le Musée de l’Orangerie à Paris révèle l’univers onirique et cauchemardesque de cette artiste qui puise son inspiration aussi bien dans les enjeux de la société que dans son propre vécu et l’enfance.

    D’étranges créatures peuplent les sous-sols au Musée de l’Orangerie dans les jardins des Tuileries. Paula Rego évoque un univers à la fois surréaliste, grotesque et inquiétant : des poupées aux doigts coupés, des danseuses en tutu noir au regard morne et aux mollets costauds, des lapins ensanglantés issus d’une scène de guerre.

    Cécile Debray, commissaire et directrice du Musée, décrit les tableaux de la Portugaise : « on voit des petites filles qui jouent avec un chien. Quand on s’approche du tableau, on s’aperçoit qu’elles sont plutôt en train de martyriser cet animal. Des illustrations des “Nursery Rhymes”, donc ces comptines anglaises avec des scènes totalement étranges qui peuvent mettre mal à l’aise et des petites filles qui chevauchent des moutons. Et la plupart de ces tableaux reprennent l’étrangeté du fantastique, du conte pour enfants pour en relever la cruauté et pour en tirer une leçon sur la condition humaine. »

    Inspirée par Poe et la Comtesse de Ségur

    Pour son théâtre de cruauté, Paula Rego s’inspire de la littérature fantastique d’Edgar Allan Poe et raffole des récits sadiques et moralisateurs de la Comtesse de Ségur, mais elle se nourrit avant tout de son enfance au Portugal. « Ça vient de ma tante qui me racontait la même histoire tous les jours qu’elle prolongeait chaque soir. Et de mon père qui me montrait des images de l’Enfer de Dante. Il me faisait très peur, mais il aimait me faire peur », explique l’artiste.

    Le frisson avec une vision politique

    Tout comme l’art de Paula Rego fait frissonner son public. On est séduit par la vivacité des couleurs et des scènes, et en même temps sidéré par l’expression amusée ou cruelle des visages. Comme ceux des deux sœurs domestiques qui envisagent d’assassiner leur patronne : un fantasme.

    Pourtant, Paula Rego est bien ancrée dans son temps. « C’est une artiste qui a une vision assez politique du monde. Elle a fait une série sur l’avortement pour peser au moment d’un référendum au Portugal en faveur de la légalisation de l’avortement, elle a aussi dénoncé l’excision des jeunes filles, tous ces tableaux interrogent la condition féminine et plus largement la condition humaine », affirme la directrice du musée.

    Pour refléter la cruauté des hommes, Paula Rego convoque tout un bestiaire. Que ce soit des femmes qui imitent des chiens ou des lapins qui partent au front. « Inspirée d’une photographie sur la guerre en Irak qui montrait une petite fille ensanglantée en larmes qui visiblement avait perdu les siens, elle l’a transposée avec des animaux pour en montrer toute la violence insupportable des hommes », conclut Cécile Debray.


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