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    A la Une: les «gilets jaunes» acte III

    Les Champs-Elysées au lendemain de la manifestation des «gilets jaunes» et des violences avec les forces de l'ordre à Paris, le 25 novembre 2018. REUTERS/Benoit Tessier

    La journée d'aujourd'hui (samedi 1er décembre) va être « cruciale », prévient le journal La République des Pyrénées. Car, outre les « gilets jaunes », il y aura aussi les « gilets rouges » de la CGT, qui manifesteront dans Paris, plus « certains lycéens », plus des étudiants « mobilisés contre l'augmentation des frais d'inscription pour les étrangers », plus « certains mouvements de banlieusards ».

    Pour le troisième acte de leur protéiforme mouvement de protestation, les « gilets jaunes » ont en effet prévu de manifester leur colère dans toute la France, tout particulièrement dans la capitale. Les « gilets jaunes » ? C’est le « bordel organisé », bucheronne Le Courrier picard, c’est la « chienlit ». Et ce quotidien du centre-nord de la France prévient : « C'est maintenant que le quinquennat se joue. »

    Justement, les risques de ce samedi 1er décembre 2018, quels sont-ils ? Selon une note confidentielle de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris consultée par le journal Le Parisien, « trois projets de rassemblements » ont été identifiés par les autorités, dont deux « déclarés ».

    Déposé par un « particulier », le premier prévoit un itinéraire autour de la porte Maillot et le boulevard périphérique intérieur, rapporte Le Parisien. Le second (…) envisage un rassemblement place de la République. Le troisième est « inédit », souligne ce quotidien, il a été lancé par le collectif Banlieues respect, qui appelle à la mobilisation aux abords du 73, avenue des Champs-Élysées « afin d’apporter le soutien des banlieues au mouvement ».

    Et ce matin, le quotidien Le Figaro lance en Une une sorte de « halte au feu », en soulignant que, parmi les « principales victimes » de ce mouvement des « gilets jaunes » figurent bien souvent ces salariés, ces commerçants, ces artisans que les révoltés « prétendent » défendre. « Il est plus que temps d'en finir avec ce grand gâchis », exhorte ce quotidien.

    L’insurrection française

    Ce matin, à la Une de Libération, Emmanuel Macron est éclaboussé par « la fièvre »… jaune, bien sûr. « Face à ce mouvement hétéroclite très largement soutenu par la population, Macron est inaudible », souligne ce journal, selon lequel la France n’est « pas loin » d’une « insurrection ». En tout cas, remarque Libé pour s’en inquiéter, ce mouvement des « gilets jaunes » n’a « pas de précédent ».

    Ou alors, « peut-être les sans-culottes, avec un gilet jaune qui remplace le pantalon tricolore. Les cahiers de doléances se retrouvent sur Facebook, le tiers état s’estime hors de la cité et vilipende l’aristocratie de la politique et de l’administration. Emmanuel Macron, par ses maladresses successives, prend le rôle non de Louis XVI mais de Marie-Antoinette, ce qui est encore moins confortable face à un peuple qui se sent méprisé. »

    Poussant plus loin encore l’analogie révolutionnaire, Libération relève aussi qu’au fond, « une seule exigence réunit les contestataires : la disparition d’Emmanuel Macron ou, à tout le moins, sa capitulation. Une guillotine symbolique. Jupiter ne tient plus la foudre : elle lui tombe sur la tête. »

    L’aigle Amlo et le serpent des cartels

    Au Mexique, c’est aujourd’hui l’investiture du nouveau président Andrés Manuel López Obrador, dit « Amlo » (son acronyme). Un président de gauche. « Dans une Amérique latine dominée par la droite, Amlo, nouvelle figure de la gauche, a érigé le combat contre la pauvreté et les inégalités en priorité essentielle », souligne Libération.

    Libé qui se demande toutefois si le nouveau locataire du palais présidentiel à Mexico ne va pas transformer son pays en « camp pour réfugiés refoulés aux portes des Etats-Unis », étant rappelées les caravanes de migrants centre-américains ayant traversé le Mexique ces trois derniers mois pour venir buter sur la frontière nord d’avec les Etats-Unis et la volonté de l’administration Trump de forcer les demandeurs d’asile à attendre leur résolution au Mexique.

    Mais la priorité du nouveau président mexicain est la sécurité. Pour enrayer l’insécurité, Amlo a son plan de paix et de sécurité, qui prévoit de « combattre la corruption et la pauvreté (…) Tout en instaurant une amnistie partielle dont seraient exclus les grands criminels, pour forcer une démobilisation de la main-d’œuvre des cartels ».

    La corruption ? Amlo a déjà annulé la construction du nouvel aéroport de Mexico, qu’il considérait comme un « nid de contrats véreux », pointe Libé. Lequel quotidien rappelle que le nouveau presidente de la República mexicana veut installer « le peuple au pouvoir », et pour cela, le consulter souvent par voie référendaire. Libération souligne qu’à Mexico, nombre de ses opposants rappellent à Amlo qu’il a été élu « pour prendre des décisions, et non pas pour les déléguer ».

    Pour raison d’Etat

    Du nouveau dans l’affaire Khashoggi. Le 12 novembre 2018, déjà, le ministre français des Affaires étrangères, contrairement à ses dires, savait ce qui s’était passé au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Pourquoi le 12 novembre ? Parce que ce soir-là, sur le plateau de la chaine de télévision France 2, Jean-Yves Le Drian a nié avoir eu connaissance de l’enregistrement audio du martyr du journaliste saoudien, enregistrement que les autorités turques avaient fait fuiter.

    Selon Mediapart, « sept diplomates et fonctionnaires du renseignement français ont confirmé (…) que le Quai d’Orsay, à son plus haut niveau, avait bien eu accès à ces enregistrements à la date où le ministre s’exprimait ». Selon une autre source au Quai d’Orsay citée par Mediapart, « Paris disposait des informations turques, dont un fichier audio, dès la dernière semaine d’octobre ». Selon ce journal en ligne, « en mentant sur les informations dont il disposait, Jean-Yves Le Drian a exposé la compromission de la France avec un des régimes les plus criminels de la planète ».

    Un mot enfin de la mort de George Bush père, que seule la presse sur Internet évoque ce matin en France. Pour l’heure, les journaux français se bornent à relayer la nouvelle sans commentaire. Sur Wikipedia, la biographie de George Herbert Walker Bush a déjà été actualisée, ce site Internet fixant sa mort à la minute près, le 1er décembre 2018 à 00h03’ à Kennebunkport, à 94 ans.


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