GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 8 Novembre
Samedi 9 Novembre
Dimanche 10 Novembre
Lundi 11 Novembre
Aujourd'hui
Mercredi 13 Novembre
Jeudi 14 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    Pétrole: les marchés déprimés ne croient plus en l'OPEP élargie

    Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane parle avec le président russe Vladimir Poutine lors de l'ouverture du sommet du G20 à Buenos Aires, le 30 novembre 2018. REUTERS/Sergio Moraes

    Vladimir Poutine et Mohammed Ben Salman, les dirigeants des plus grands pays exportateurs de pétrole au monde se sont rencontrés lors du G20 à Buenos Aires. Confrontés à un véritable effondrement des cours depuis le début du mois d'octobre, ils doivent décider à la fin de cette semaine d'adapter leur stratégie lors des réunions de l'OPEP, élargie à la Russie. Pourront-ils réveiller durablement les marchés pétroliers ?

    Si les cours ont un peu rebondi ce lundi 3 décembre, c'est au moratoire de 90 jours sur les taxes de Washington sur les produits chinois, plus qu'à la prochaine réunion de l'OPEP, qu'on le doit. Le baril de Brent est à nouveau au-dessus de 60 dollars aujourd'hui. Mais c'est peu, étant donné l'embargo sur le pétrole iranien. Le mois de novembre 2018 a été le pire pour le pétrole depuis une décennie : un plongeon de 20%, de 30% depuis le pic du début du mois d'octobre, où le pétrole valait encore plus de 86 dollars.

    Barils iraniens largement compensés

    Un tel retournement du marché, on le doit au fait que l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis ont beaucoup augmenté leur production en octobre, sous la pression de Washington, qui s’inquiétait d’une hausse des prix à la pompe. Ils ont plus que compensé l’absence des barils iraniens. Par là-dessus, la Maison Blanche a accordé des dérogations de six mois à huit pays clients de Téhéran, ce qui a même causé un rebond des exportations iraniennes dans le courant du mois de novembre ! Dernière surprise côté OPEP, le Venezuela a pu sortir plus de tankers que prévu.

    Vers un excédent en 2019

    Hors OPEP, la Russie n’a jamais autant pompé de brut que depuis l’époque soviétique. Et les Etats-Unis ne cessent d’augmenter leurs stocks de pétrole de schiste, en attendant de pouvoir les exporter l’an prochain, quand ils auront construit les oléoducs nécessaires.

    Ce n’est donc plus un déficit, mais un excédent de pétrole qui se profile en 2019 et les marchés ne voient plus que cela, d’autant que la consommation de brut a de fortes chances d’être moins importante que prévu, s’accordent les experts, du fait du ralentissement de l’économie mondiale, occasionné par les conflits commerciaux des derniers mois.

    Convaincre Nigeria, Libye et Russie

    L'Arabie saoudite a été claire, elle ne veut pas baisser toute seule la production. En partie pour ne pas s'attirer les foudres de Washington. Mais il faudra convaincre, au sein de l'OPEP, le Nigeria et la Libye, qui avaient été exemptés en décembre 2016, et dont la production s'est redressée depuis, de participer à l'effort. La Russie, elle, souffle encore le chaud et le froid: elle veut bien coopérer tout en clamant que la fourchette actuelle des prix lui convient très bien. L'OPEP + comme on l'appelle, est divisée et qui plus est affaiblie par le départ prochain du Qatar. Pour redresser durablement les cours du pétrole, la fin de la guerre commerciale entre Pékin et Washington serait plus efficace.

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.