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    L’Espagne voit l’extrême droite surgir avec fracas en Andalousie

    Santiago Abascal, chef du parti d'extrême droite VOX, et le candidat régional Francisco Serrano célèbrent les résultats des élections en Andalousie, à Seville, le 2 décembre 2018.. REUTERS/Marcelo Del Pozo

    L’Espagne et les Espagnols sont sous le choc des législatives d’Andalousie de dimanche dernier, où les droites en ont fini avec un règne de 37 ans des socialistes régionaux, et où, surtout, l’ultra confidentiel parti d’extrême droite Vox a obtenu 395 000 suffrages et douze sièges au Parlement régional. L’heure est grave, a dit le chef du gouvernement Pedro Sanchez : il faut défendre la démocratie.

    En Espagne, on pense désormais en termes nationaux la progression de l'extrême droite ?

    Tout à fait. C’est la première fois depuis 1979, donc presque 40 ans, qu’une formation d’extrême droite fait son entrée dans un Parlement espagnol qu’il soit régional, ou national. C’est donc un choc, oui, et surtout 12 députés d’un seul coup sur un total de 109. Mais, si on ne parle plus que de cela depuis lors, c’est parce qu’on devine, parce qu’on est convaincu, que les résultats en Andalousie pourraient être à peu près les mêmes dans toute l’Espagne pour les prochains scrutins. Autrement dit, l’extrême droite, qui était quasi inexistante en Espagne, est bel et bien là, et elle va gagner en importance.

    Comment expliquer cette poussée de fièvre populiste ?

    Plusieurs raisons sont à invoquer. Tout d’abord la division de la droite, le parti Populaire, Ciudadanos, et aujourd’hui Vox. Ces deux premiers partis vont d’ailleurs devoir décider si en Andalousie, et c’est le seul moyen pour eux d’obtenir la majorité absolue, ils sont prêts à faire alliance avec Vox. Autre raison : la conjoncture mondiale, avec la montée du populisme d’extrême droite un peu partout. Et puis, l’apparition d’un parti, Vox, et d’un leader, Santiago Abascal. Ce dernier a de l’aplomb, il n’a peur de personne et il exprime une colère souterraine qui jusqu’alors n’avait pas pu s’exprimer.

    Que propose Vox et en quoi est-ce une rupture avec les discours habituels ?

    Edification d’un mur à Ceuta et à Melilla, interdiction d’enseigner l’islam, expulsion de tous les immigrés sans-papiers, glorification des héros nationaux, suppression des Parlements régionaux. Aucune autre force politique n’ose revendiquer de telles mesures. Si celles-ci font mouche auprès d’une certaine population, surtout la classe moyenne appauvrie, c’est pour deux raisons principales. D’une part, à cause d’un sentiment très répandu de précarité et d’insécurité au travail. D’autre part, par contrecoup de l’offensive séparatiste en Catalogne. Une certitude pour tous : Vox ne va faire que progresser. A gauche, on cherche déjà les moyens de le combattre.


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