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    Le casier judiciaire de Chérif C;, auteur présumé des coups de feu, comporte 27 condamnations en France, en Allemagne et en Suisse. Le chauffeur du taxi qu'a «emprunté» Chérif C. pour sortir du coeur de la vielle ville, a été entendu par les enquêteurs et a apporté des précisions sur l'arsenal dont disposait le tireur.

    L’Elysée tranche: la hausse des taxes est annulée pour 2019

    A l'ouverture de la réunion d'urgence convoquée par le président Macron à l'Elysée en raison de la crise des «gilets jaunes» ce dimanche 2 décembre à la mi-journée REUTERS/Stephane Mahe

    Ni suspension ni moratoire, c'est bien à une « annulation » de la hausse des taxes sur les carburants qu'il faut s'attendre en 2019. Comme si le message n'était pas bien passé. L'Élysée a repris la main et a clarifié les choses hier dans la soirée. Par la voix du ministre de la transition écologique François de Rugy à une heure de grande écoute.

    Alors que le ministre débattait avec des gilets jaunes sur BFMTV, François de Rugy explique qu'il vient de parler au téléphone au président de la République Emmanuel Macron, et que ce dernier lui aurait demandé de bien expliquer la nouvelle version de l'exécutif. Il n'y aura pas de hausse des taxes en 2019. Surprenant, car à peu près au même moment à l'Assemblée, le Premier ministre Édouard Philippe qui avait annoncé la veille une pause de six mois défendait une version plus ouverte où la question des taxes pourrait être discutée à nouveau au printemps prochain. Non, non « il n'y a pas d'entourloupe », corrige François de Rugy, en substance, on ne suspend pas la hausse pour la rétablir après les élections européennes en mai.

    La contradiction au sommet de l'État n'aura échappé à personne. Pour l'Élysée, il fallait clarifier le message. Répondre plus lisiblement à ce qui fut la première revendication des « gilets jaunes » : le prix du carburant à la pompe. Et tenter de calmer le jeu deux jours avant une nouvelle mobilisation dont il redoute le niveau de violence.

    Mais résultat, le manque à gagner pour les finances publiques sera plus important.

    Hier, à la même heure, on parlait encore d'un moratoire de six mois annoncé la veille par Edouard Philippe... ce qui équivaut à deux milliards d'euros de manque à gagner. Mais après le revirement d'hier soir, c'est donc le double, près de quatre milliards d'euros qu'il faudra effacer du volet recettes du budget de l'État. C'est sans doute le prix à payer pour avoir tardé à répondre à la colère des gilets jaunes. Et la facture sera de toute façon beaucoup plus salée pour l'Etat car la mobilisation n'a pas l'air de devoir faiblir. Elle semble au contraire prendre de l'ampleur, agréger plus d'acteurs. Les routiers, qui avaient été les principaux protagonistes de la grande grève générale de 1995 doivent débrayer ce dimanche pour une durée indéterminée. Leurs représentants syndicaux ont rendez-vous ce matin au ministère des Transports. Interpellé par l'exécutif pour calmer le jeu, les principaux syndicats ont décidé-fait assez rare-de se réunir ensemble aujourd'hui.

    Ce qui semble certain, c'est que l'Élysée ne reviendra pas sur la suppression de l'impôt sur la fortune.

    Là encore, la présidence a voulu mettre les choses au clair hier, en Conseil des ministres, Emmanuel Macron s'est opposé à tout rétablissement de l'ISF. L'ISF qui rapportait à l'État plus de quatre milliards d'euros en 2017.Ce dernier a été remplacé en janvier dernier par un impôt sur la fortune immobilière (IFI) dont les effets sur l'économie ne seront connus que dans un an. Mais cette réforme (de suppression de l'ISF) cristallise les mécontentements. C'est quasiment un symbole du divorce entre l'opinion et le président de la République. Au point que même au sein du gouvernement, des signaux avaient laissé penser qu'un débat pouvait s'ouvrir sur le bien-fondé de cette réforme. Visiblement, à l'Élysée, on a estimé hier que ses signaux brouillaient le message et qu'il était temps de reprendre la main ! Il faut voir maintenant si cette clarification au sommet de l'État calmera ou renforcera la colère populaire.

    EN BREF

    Pékin demande la libération d'une dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei. Meng Wanzhou, la directrice financière du groupe (Huawei) a été arrêtée samedi dernier au Canada et les États-Unis souhaitent désormais l'interroger sur des soupçons de contournement des sanctions américaines contre l'Iran. Une affaire qui rappelle celle de l'autre grand groupe chinois des télécoms. ZTE accusé des mêmes faits par Washington. Pour le sénateur démocrate américain Chris Van Hollen Huawei et ZTE sont deux faces d’une même médaille : des entreprises de télécommunication chinoises qui représentent un danger pour la sécurité nationale des États-Unis. L'histoire fait grand bruit à Pékin où la direction de Huawei dit ne rien savoir sur les raisons de l'arrestation de Meng Wanzhou. Mais elle survient à un très mauvais moment... alors que Pékin et Washington ont promis de mettre le holà à leur guerre commerciale.


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