GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 18 Mars
Mardi 19 Mars
Mercredi 20 Mars
Jeudi 21 Mars
Aujourd'hui
Samedi 23 Mars
Dimanche 24 Mars
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    Le véhicule électrique ne fait plus bondir les prix du nickel

    Les camions transportent du minerai de nickel brut à proximité de Sorowako, en Indonésie, le 8 janvier 2017. © REUTERS/Yusuf Ahmad

    Avec le cobalt, le nickel est un ingrédient-clé de la voiture électrique. Pourtant, après l'euphorie du premier semestre, on observe un repli des cours du métal. Les annonces d'investissements miniers se multiplient. Ce qui laisse augurer une offre largement suffisante en nickel, ingrédient, avant tout, des alliages d'acier, Claire Fages.

    Le véhicule électrique ne fait plus bondir les cours du nickel. Au contraire, le prix du métal n'a cessé de décliner depuis six mois : moins de 11 000 dollars la tonne aujourd'hui, 4 500 dollars de moins qu'en juin dernier. Le marché semble se rappeler que le véritable débouché du nickel, c'est encore à 75 % l'acier inoxydable, pas la batterie électrique. Or la production d'acier inoxydable ralentit en ce moment en Chine.

    Multiplication des projets miniers et des procédés

    L'offre minière de nickel, au contraire, ne cesse de s'étoffer. L'Indonésie et les Philippines, qui avaient un temps restreint les exportations, ont lâché du lest. Djakarta, qui a obtenu l'installation de raffineries sur son sol, a donné deux nouvelles autorisations d'exporter du minerai de nickel, à partir de janvier. Parallèlement les géants miniers annoncent investissement sur investissement dans le nickel, que ce soit le Russe Norilsk, l'Australien BHP en Australie, le Brésilien Vale en Nouvelle-Calédonie, ou le Chinois Tsingshan en Indonésie.

    Tous évoquent bien sûr l'essor à venir du véhicule électrique... Et ils cherchent de nouveaux procédés pour obtenir plus directement le sulfate de nickel, véritable ingrédient des batteries, à partir du minerai plutôt qu'à partir du métal.

    2 à 3 % de la consommation de nickel

    « Les options se multiplient pour alimenter les batteries en nickel, elles sont plus nombreuses que pour le cobalt, ce qui explique qu'il y ait moins de buzz aujourd'hui sur ce marché », commente Maïté Le Gleuher, économiste au BRGM. « Le véhicule électrique ne pèse encore que 2 à 3 % de la consommation de nickel », rappelle-t-elle. « Combien y aura-t-il de véhicules électriques dans dix ans : 2 millions ? 10 millions ? On n'en sait rien ! », renchérit Didier Julienne, autre expert des métaux. « La consommation de nickel pour les véhicules électriques va certes augmenter mais pas révolutionner le marché. Les volumes sont trop faibles parce que ces véhicules coûtent encore trop cher ».

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.