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    A la Une: après la tuerie de Strasbourg, la traque

    720 membres des forces de l'ordre sont désormais aux trousses de l'auteur de l'attaque à Strasbourg. REUTERS/Vincent Kessler

    24 heures après l’attaque terroriste de Strasbourg, la photo du tueur présumé, Cherif Chekatt, et un appel à témoin ont été diffusés par les forces de l’ordre. Appel à témoin repris par nombre de journaux ce matin. Notamment par Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Hier soir, pointe le journal, « le procureur de Paris a fourni les premiers éléments de l’enquête. Il a détaillé le parcours du tireur dans les rues du centre-ville où il a semé la terreur, tuant deux personnes et en blessant treize autres, dont sept grièvement. »

    Pour l’instant, aucune trace du fuyard.

    C’est une « épreuve collective », soupire le quotidien alsacien dans son éditorial, « Cherif Chekatt n’a rien d’exotique. Né à Strasbourg, il tue à Strasbourg. Rien à voir avec les laborieux retours de Syrie ou d’Irak. C’est le circuit court du terrorisme, de la délinquance au crime. À cause de cet homme de 29 ans, le glas a sonné à Strasbourg pour honorer les morts et les agonisants. Ses notes lugubres ont brusquement dépouillé le marché de Noël de ses attraits. Hier Strasbourg était triste, brouillardeuse, cafardeuse. »

    Toujours la même polémique

    Et comme après chaque action terroriste, certains à droite remettent en cause l’organisation du fameux fichier S… C’est le cas de Laurent Wauquiez ou encore de Marine Le Pen… Et de nombreux journaux s’insurgent.

    « Le concours de critiques à la Wauquiez ou Le Pen pour dénoncer la politique du gouvernement face aux fichés S ne répond qu’à une logique d’opportunisme, dénonce le Courrier Picard, sans répondre à l’ampleur de la menace ni à son imprévisibilité. Tirer sur une ambulance est si facile… »

    Ouest France renchérit : « que certains se montrent aujourd’hui incapables d’attendre que la situation soit maîtrisée avant de se lancer dans une nouvelle polémique politicienne a quelque chose de profondément dérangeant. »

    En effet, souligne Libération, « loin de toute union nationale   celle qui devrait prévaloir en pareille circonstance  , une partie de l’opposition en profite pour attaquer le gouvernement, stigmatiser on ne sait quel manque de vigilance, réclamer un durcissement des lois. Est-ce digne ? Est-ce raisonnable ? L’état d’urgence a déjà été inscrit, pour une bonne partie, dans la loi ordinaire, rappelle Libération. L’internement préventif des +fichés S+, outre qu’il est proscrit aujourd’hui par la loi, et même par la Constitution, supposerait un changement institutionnel majeur. Il revient, il faut le souligner, à enfermer quelque 10 000 personnes pour une durée indéterminée, forcément longue, sans motif juridique précis, à partir d’un fichier qui n’est qu’un outil de surveillance et non une liste de criminels. »

    Le Figaro fait entendre sa différence : « à chaque attentat, le même constat. L’individu était repéré, fiché comme mettant en péril notre sécurité. À chaque fois, le même débat sur l’utilité de ces fameuses fiches S qui, aux yeux de l’opinion commune, renforcent le sentiment de faiblesse d’un État incapable d’empêcher un individu, pourtant identifié, de passer à l’acte. Entendons-nous, poursuit Le Figaro : les libertés publiques sont un trésor qu’il nous faut protéger, et la justice est chargée de juger des faits, pas de potentiels méfaits. Mais notre ennemi est intelligent : il profite de tous les droits défendus par la civilisation occidentale en s’affranchissant de tous les devoirs. Ces loups se déguisent en agneaux ; ces bourreaux, en victimes. L’islamisme meurtrier, cependant, conclut Le Figaro, n’est pas une catastrophe naturelle. Il prospère sur nos chicanes, nos atermoiements, nos abandons. Il s’arme tranquillement à l’ombre de notre désarmement moral et pénal. »

    L’infox d’un complot du pouvoir…

    Les quotidiens s’insurgent par ailleurs après les thèses complotistes qui ont fleuri sur le net après l’attaque de Strasbourg…

    « Il aurait été étonnant, soupire Sud-Ouest, que certains esprits paranoïaques n’en profitent pas pour essayer de répandre la thèse d’un complot du pouvoir visant à dégonfler la mobilisation des gilets jaunes. Cette calembredaine n’est pas seulement délirante, elle est abjecte alors que le pays déplore à nouveau des morts sous le feu terroriste. Cette infox, une de plus, ira en rejoindre tant d’autres au musée de la bêtise et de la désinformation. Mais elle en dit long sur la dégradation du climat en France. »

    « “Comme par hasard”, “c’était cousu de fil blanc”, “on essaye de nous la mettre à l’envers encore”, “très fort ce Macron”… Mardi soir, certaines victimes de l’attentat de Strasbourg gisaient encore dans les rues de la capitale alsacienne que les réseaux sociaux déversaient flots d’idiotie et torrents d’indignité, fulmine Paris-Normandie. En toile de fond : la pitoyable thèse complotiste, celle qui veut que l’Etat ait fait diversion pour étouffer le mouvement de colère des gilets jaunes. Comment imaginer un tel scénario si ce n’est pour attiser un peu plus les haines et diviser le pays ? Avec de telles accusations, l’ignominie s’ajoute à l’horreur. »

    « Le paradoxe, souligne L’Union, c’est que, plus le gouvernement s’empresse de mettre sur le dos des gilets jaunes la responsabilité de ce complotisme à la petite semaine, plus il renforce les soupçons des complotistes en même temps que l’exaspération des gilets jaunes. Le pire serait que les complotistes soient des activistes progouvernement dépêchés sur Twitter pour faire passer les gilets jaunes pour des complotistes et les décrédibiliser. Mais ce serait verser là dans le complotisme… »

    Bien groupés…

    En tout cas, s’interroge La Croix, « l’attaque de Strasbourg va-t-elle avoir un impact sur le mouvement des gilets jaunes  ? Faut-il, dans ce contexte, s’interdire toute manifestation ?

    En tout état de cause, cette fusillade meurtrière ne fait que le souligner : aucune cause ne peut justifier l’usage de la violence, pointe le quotidien catholique. Un mouvement social est d’autant plus fort qu’il est pacifique. La protestation pourra calmement s’exprimer après le temps nécessaire pour rétablir la sécurité et pleurer les victimes. Saluons, une fois n’est pas coutume, conclut le quotidien catholique, ce que Jean-Luc Mélenchon a dit hier : “Notre cœur est rempli d’anxiété et de compassion pour les victimes. Nous devons nous tenir bien groupés pour faire face au malheur”. »

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