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    Quel projet pour une Europe en crise?

    Le mouvement des «gilets jaunes», lors d'une manifestation sur l'Avenue des Champs-Elysées à Paris, le 1er décembre 2018. AFP

    Comme chaque vendredi, nous retrouvons la chronique « Le Monde en questions ». Bruno Daroux revient cette semaine sur le sommet européen qui vient de s’achever à Bruxelles. Et la question que l’on se pose est la suivante : avec les dirigeants des trois grands pays européens affaiblis, en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne, comment l’Europe peut-elle rebondir ?

    Comme chaque vendredi, nous retrouvons la chronique « Le Monde en questions ». Bruno Daroux revient cette semaine sur le sommet européen qui vient de s’achever à Bruxelles.

    Et la question que l’on se pose est la suivante : avec les dirigeants des trois grands pays européens affaiblis, en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne, comment l’Europe peut-elle rebondir ?

    Une vraie question, tant cette année 2018 s’achève mal pour l’Union européenne.

    Un accord sur le Brexit qui ressemble à un chemin de croix chaotique pour Theresa May, une chancelière allemande Angela Merkel affaiblie et qui déjà prépare sa succession, et un président français dont les grands projets européens paraissent bien compromis, tant la crise des « gilets jaunes » a porté atteinte à son autorité et sa crédibilité , notamment en termes budgétaires. Pour financer les mesures annoncées et tenter de calmer la colère des « gilets jaunes », Paris redevient un des mauvais élèves de la classe européenne, son déficit va dépasser les fameux 3% du PIB, avec une Commission européenne beaucoup plus conciliante avec les Français qu’avec les Italiens, qui s’étonnent à juste titre de ce « deux poids deux mesures ».

    Et pendant ce temps, les gouvernements populistes en Hongrie, en Pologne et en Autriche continuent de prospérer.

    Bref l’Europe est en crise. Notamment parce qu’elle ne parvient plus à faire émerger des leaders forts. Angela Merkel, empêtrée dans ses ennuis de politiques intérieures, est devenue extrêmement prudente sur la politique migratoire notamment et le renforcement de la zone euro.

    Emmanuel Macron semblait l’homme de la situation pour devenir le nouveau leader de l’Europe. 18 mois plus tard, tout a changé. Et même pour ses propositions sur la réforme de la zone euro, les perspectives s’annoncent bien maigres : un embryon de budget de la zone euro et encore ne s’agit-il que d’une déclaration de principes. Il n’est plus l’enfant chéri des dirigeants européens, qui constatent avec un brin d’amertume que, comme ses prédécesseurs, le président Macron recule devant les mouvements sociaux et ouvre le portefeuille – ces Français sont décidément incorrigibles et peu sérieux, pense-t-on notamment à Berlin. Le temps du jeune Macron flamboyant et plein d’ambitions pour l’Europe est bien loin.

    A cinq mois des élections européennes, ce sont les partis nationalistes ou populistes qui ont le vent en poupe dans les sondages, et non pas les formations pro-européennes.

    Et ce n’est pas l’interminable et kafkaïen feuilleton du Brexit qui va arranger les affaires de l’Europe. Même si les 27 restent très unis vis-à-vis d’une Grande-Bretagne qui commence à les lasser avec ses demandes incessantes. Malgré tout, soucieux d’aider Theresa May, ils viennent d’accepter de préciser que le fameux filet de sécurité qui doit empêcher le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord sera temporaire et mis en œuvre uniquement si les négociations commerciales post-Brexit échouent à la fin de l’année 2020. Pas question en revanche, ont-ils répété, de renégocier l’accord laborieusement conclu fin novembre.

    Ce petit coup de pouce ne va sans doute pas permettre à Theresa May de faire accepter l’accord par son Parlement entre le 7 et le 21 janvier. Et la perspective d’un Brexit sans accord devient de plus en plus réaliste. Néfaste surtout pour l’économie britannique, mais aussi, dans une moindre mesure, pour celle du continent - sans compter l’impact sur le budget européen, qui se voit privé de la participation britannique à partir de 2021 - ce qui fait tout de même un trou annuel de 12 milliards d’euros.

    Fin d’année morose donc, avec une Europe déchirée, sans leader et sans réel projet porteur.


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