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    A “la Une”, les « gilets jaunes », acte V

    Des «gilets jaunes» descendent les Champs-Elysées à Paris au début du IV acte du mouvement, le samedi 8 décembre. REUTERS/Benoit Tessier

    Question : quelle sera l’ampleur de l’acte V de leur mouvement aujourd’hui en France ? D’elle, en effet, pourrait dépendre le dénouement. Le journal Le Figaro, qui connaît ses classiques, remarque qu’au théâtre, « l'acte V marque la fin de la pièce. Les « gilets jaunes » seraient bien inspirés de respecter cette règle qui ménage la fatigue des spectateurs et acteurs. Cet « automne français », avec son cortège de violences et ses effets désastreux sur l'économie, n'a que trop duré », estime ce quotidien conservateur.

    Et il n’est pas le seul. Ouest France trouve aussi qu’il est « plus que temps de rompre avec la posture de Matamore et sa logique du tout ou rien. Non seulement elle est dangereuse parce qu'elle rend inaudibles des revendications souvent légitimes. Mais elle l'est aussi pour la démocratie, qu'elle conduit dans un cul-de-sac. On ne sortira pas de notre déficit de lien social en ajoutant du bruit au bruit, de la fureur à la confusion », sermonne ce quotidien de l’ouest de la France.

    La presse de ce matin détaille surtout le dispositif de sécurité mis en place pour contrer les manifestations de rue. « Ça passe ou ça casse », lance « en Une » le journal Le Parisien, sur une photo de policiers harnachés et casqués montant la garde sur les Champs-Elysées avec, en lointain arrière-plan, la silhouette floutée de l’Arc de triomphe.

    Le journal L’Alsace n’écrit pas autre chose, qui reprend la formule en plantant le décor. « Ça passe ou ça casse, énonce ce quotidien de l’est du pays. Excepté le Rassemblement national et La France insoumise, lancés dans une course à l'échalote pour tenter de récupérer le mouvement, les autres partis politiques mais aussi les syndicats ont appelé les gilets jaunes à la responsabilité, leur demandant d'éviter de mettre sur la brèche des forces de sécurité épuisées par un mouvement qui dure. L'ampleur de la mobilisation et le niveau de gravité des actes de violences qui sont à craindre diront si les choses sont en train de rentrer dans l'ordre ou si, au contraire, le désordre s'est installé durablement », résume L’Alsace.

    Gilets jaune-brun-rouge

    Le Rassemblement national et la France Insoumise ? Justement. A l'approche des élections européennes puis des municipales, le mouvement des « gilets jaunes » profite à ces deux partis. Selon un sondage BVA pour la presse régionale, si les élections européennes avaient lieu dimanche prochain, la liste du Rassemblement national de Marine Le Pen recueillerait 21% des voix et celle de La République en Marche-MoDem 20%, Les Républicains et La France insoumise arrivant loin derrière, avec respectivement 12% et 10% des intentions de vote.

    Qui va payer des milliards ?

    Et pendant que le temps tourne, le gouvernement peine à trouver les moyens de financer les promesses faites par Emmanuel Macron aux « gilets jaunes ». Le plan Macron « vire au casse-tête », lance Le Parisien. A l’approche du 1er janvier, comment et où dénicher au plus vite les quelques 10 milliards d’euros engagés par le président pour tenter d’éteindre l’incendie des « gilets jaunes » ? Selon ce journal, « ce sont surtout les entreprises qui vont être mises à contribution (…) Selon les derniers arbitrages rendus hier, les 20 Mds€ de baisses de charges (en faveur des entreprises prévues l’an prochain) devraient être rabotées de 3 Mds€ », annonce ce quotidien.

    Toujours selon Le Parisien, « les fonctionnaires (…) paieront aussi les pots cassés de ces 10 Mds€ à trouver au pied levé. « 1 à 2 Mds€ d’économie sont prévues par rapport au budget initial, via la réforme de l’Etat et la baisse de la dépense publique », indique une source ministérielle » » au Parisien.

    Alors oui, quelle sera l’ampleur du mouvement ce samedi en France ? Pour Le Courrier Picard, il ne fait guère de doute qu’entre « la lassitude après un mois d'activisme, l'approche des fêtes de fin d'année, le sentiment qu'il n'y a plus rien à gagner (et que la mobilisation a permis quand même de gagner quelque chose), tout concourt à voir ce mouvement des Gilets jaunes s'effilocher et les tenues fluo s'effacer progressivement du paysage ». A vérifier.  

    Infos ou intox

    Justement. Vérifier les informations sur les « gilets jaunes » est aussi à « la Une » ce matin. Etant rappelé que ce mouvement s’appuie sur les réseaux sociaux, sur lesquels circulent aussi de fausses nouvelles, dites « fake-news », qu’il convient de vérifier, le journal Libération s’y emploie ce matin, qui, dans son édition du jour intitulé « tout ce que vous avez voulu savoir sur les gilets jaunes », met en avant le travail de sa cellule dite, elle, « CheckNews ». Laquelle répond à quelques-unes des « 1001 questions » qui se posent au sujet des « gilets jaunes ». Et ce journal dresse un « premier bilan » de ce mouvement sans vrai précédent en France, rendant hommage au journalisme, « artisanat imparfait mais indispensable, (qui) peut au moins, au coup par coup, prouver certains faits, redresser les a priori, éventer les rumeurs et, quand il est pratiqué avec honnêteté, se rapprocher du réel. Il ne peut pas proclamer la vérité. Il peut au moins débusquer l’erreur », souligne Libé.

    Alerte Ebola en RDC

    En RDC, l’épidémie du virus Ebola a déjà fait 303 morts en quatre mois dans le Nord-Kivu. Et la guerre entrave son éradication. C’est « la plus grosse épidémie que la République démocratique du Congo ait connue depuis la découverte du virus dans le nord du pays, en 1976 », souligne Libération. Reportage à Beni, au Nord-Kivu, où « les combats font rage », pointe ce journal. Justement. Pointées du doigt, les ADF, les Forces démocratiques alliées, groupe armé venu d’Ouganda qui « terrorisent population, forces de l’ordre et médecins ». Nul ne sait ce que ces milices veulent, mais elles attaquent, tuent, pillent et enlèvent des enfants qui seront ensuite enrôlés dans leurs rangs. « Difficile dans de telles conditions de circonscrire efficacement l’épidémie », soupire dans Libé le chef du bureau de Beni de la Monusco, la Mission des Nations unies en RDC.

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