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    A la Une: le référendum citoyen

    Un gilet jaune tient un carton portant l'inscription «référendum d’initiative citoyenne - RIC» lors d'une manifestation contre la hausse du coût de la vie, devant l'Opéra de Paris, le 15 décembre 2018. Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

    C’est le fameux RIC, le référendum d’initiative citoyenne : l’une des revendications phares des Gilets jaunes. « Au fil des actes des Gilets jaunes, cette demande de RIC n’a cessé de se renforcer, pointe Le Figaro, au point de s’imposer comme la principale revendication du mouvement. Si bien qu’hier lundi, Édouard Philippe lui a ouvert la porte dans un entretien aux Échos. +Un bon instrument dans une démocratie+, selon le premier ministre qui a tout de même posé quelques limites à ce type de référendum qui ne pourra pas porter +sur n’importe quel sujet+ ni se réaliser +dans n’importe quelles conditions+. Dans l’entourage du Premier ministre, on met en garde : +C’est un sujet sur lequel il est facile d’avoir des idées simples, voire simplistes+. Pour l’heure, le RIC n’est donc qu’+un sujet de débat+ comme l’a rappelé Édouard Philippe. +Un débat qui aura lieu, confirme-t-on à l’Élysée, mais avec la lucidité nécessaire et le souci de ne pas abîmer la démocratie représentative qui est le socle de notre démocratie+. »

    Dans son éditorial, Le Figaro est sur la ligne gouvernementale : « le référendum d’initiative citoyenne peut être l’une des traductions concrètes d’une plus grande participation populaire aux décisions. Mais son exercice commande d’être sérieusement encadré, balisé, maîtrisé pour éviter toute dérive démagogique. La Suisse montre le bon exemple. Son modèle est-il pour autant vraiment transposable à nos mœurs politiques ?, s’interroge Le Figaro. L’expérience montre que les Français répondent moins à la question posée qu’ils ne se prononcent sur son auteur. » Et le quotidien de droite de conclure : « en démocratie, le peuple est souverain. Mais, afin qu’il le reste avec raison, des garde-fous sont nécessaires si l’on ne veut pas qu’il devienne l’esclave de ses passions. »

    Effet pervers !

    Exemple extrême avancé par le Parisien : le RIC pourrait-il ouvrir la voie à une abolition de la peine de mort ? Non, répond le journal, « parce que l’abolition est garantie par la Constitution depuis la révision constitutionnelle du 23 février 2007. (…) Pour rétablir la peine de mort, le référendum devrait pouvoir être constituant, comme le demandent une partie des Gilets jaunes. » On est loin d’une telle éventualité. « De fait, complète La Croix, le RIC soulève deux questions. Tout d’abord, la menace de ne pas laisser le temps à une nouvelle majorité de gouverner : le temps d’une législature, cinq ans, n’est pas de trop pour mettre en place une politique et en récolter les fruits. Aux Français de renouveler ou non leur confiance en fin de mandat. Ensuite, le risque de bloquer l’action gouvernementale : une politique nationale est un ensemble cohérent qui ne tient plus si une votation en retire un pilier. »

    Macron avait pourtant posé le diagnostic…

    Cette consultation citoyenne est donc l’une des grandes revendications des Gilets jaunes, et pourtant, paradoxe, rappellent Les Echos, Emmanuel Macron, « il y a deux ans, avait fait le diagnostic d’une France en manque de participation citoyenne. +Ce qui bloque notre société politique, c’est qu’il y a une démocratie qui manque d’adhésion…+, +tout est encore décidé d’en haut, par le haut, créant une frustration bien souvent légitime des acteurs de terrain+ », affirmait alors le candidat. Alors, s’interrogent Les Echos, « que s’est-il donc passé pour que deux ans plus tard, les Gilets jaunes reprennent exactement la même analyse, mais cette fois contre lui ? Emmanuel Macron est devenu Jupiter, répond le journal. Non pas qu’il ait abandonné l’idée de réconcilier les Français avec la politique, mais il a choisi un autre chemin pour y parvenir. La confiance renaîtra des résultats, a-t-il estimé dès les dernières semaines de la campagne : il faut en obtenir vite, donc faire +efficace+, mettre sur pied une organisation ficelée +d’en haut+, quitte à court-circuiter les corps intermédiaires et à ne consulter des citoyens que marginalement. »

    Résultat, pointent Les Echos, « deux ans après sa juste intuition, Emmanuel Macron voit grossir le cahier des doléances participatives et notamment ce référendum d’initiative citoyenne que les Gilets jaunes veulent imposer. Partager le pouvoir, sans annihiler le sien. Entrouvrir la porte pour ne pas être dépassé. 2019 ou comment contenir la revanche du +bas+. »

    Vinci Autoroute demande aux automobilistes de payer

    Autre conséquence du conflit des Gilets jaunes : la société Vinci Autoroute va envoyer la facture aux automobilistes passés sans régler le péage… En effet, précise Le Figaro, « ceux qui ont emprunté des péages ciblés par la mobilisation des Gilets jaunes, mais qui n’ont pas pu payer, devront payer ce qu’ils doivent. La régularisation prendra la forme d’un courrier postal envoyé aux automobilistes dont les plaques d’immatriculation ont été détectées à l’entrée et à la sortie des autoroutes gérées par le groupe. » Le Midi Libre laisse éclater sa colère : « le moment est fort mal choisi de la part d’une société (Vinci Autoroutes) dont les bénéfices ont augmenté de 28,5 %, soit 1,75 milliard d’euros, en 2017 ! Autant d’argent que se sont partagé les fonds de pension étrangers, propriétaires des autoroutes françaises. Cela frôle la provocation. C’est à se demander, fulmine encore Le Midi Libre, si cette annonce n’est pas destinée à mettre de l’huile sur le feu des palettes encore brûlantes. Dès lors, on comprend l’indignation des automobilistes qui ne veulent pas être les dindons de cette nouvelle farce fiscale. »

    Menace sur les étudiants étrangers en France

    Enfin, Libération revient sur un sujet brûlant : la hausse considérable des frais universitaires en France pour les étudiants étrangers…« La CB avant le CV », s’exclame Libération en première page. La carte bleue, c’est-à-dire l’argent, avant le CV, c’est-à-dire le parcours de l’étudiant étranger et ses compétences. « En apparence, l’intention est louable, reconnait le journal. La France veut accroître à terme le nombre d’étudiants accueillis dans les universités du pays et, dans l’immédiat, éviter tout décrochage dans la compétition éducative qui l’oppose aux autres grands pays. (…) Fort bien. Mais qui paiera ? C’est là que tout se complique, pointe Libération : ce seront les étudiants étrangers eux-mêmes. Pour les non-européens – souvent les étudiants venus d’Afrique francophone – les droits d’inscription bondissent soudain en altitude, jusqu’à seize fois le tarif actuel. Caricaturons à peine : une main tendue d’un côté mais, de l’autre, un solide coup de bambou asséné sur la bourse des candidats. Bienvenue en France… si vous en avez les moyens. (…) Toujours ce talon d’Achille du macronisme, soupire Libération : on joue l’excellence, on choie les +premiers de cordée+, on laisse les autres se débrouiller. »


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