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    L’information d’État, de la Russie à la Hongrie

    Le Premier ministre hongrois Viktor Orban le 19 septembre 2018. REUTERS/Lisi Niesner

    Aujourd’hui, l’information d’État est à l’œuvre en Hongrie, où les médias proches de Viktor Orban se regroupent dans une fondation et en Russie où le gendarme des télécoms enquête sur les activités russes de la BBC.

    C’est devenu une règle de réciprocité : il suffit que l’autorité de régulation d’un pays occidental mette en cause un média russe pour que le gendarme des télécoms en Russie, Roskomnadzor, inquiète un média de l’Ouest. En juin, France 24 avait été accusée d’avoir violé la loi russe sur les médias lorsque le CSA avait reproché à RT France, la chaîne de Russia Today, un manquement à l’information sur la Syrie. Cette fois, c’est la chaîne BBC World News qui est dans le collimateur du régulateur russe qui a déclenché hier une enquête à son encontre.

    Ce qu’on lui reproche en Russie ? « Le caractère partial » de sa couverture des événements en Syrie et de la politique intérieure russe. En réalité, c’est la décision de l’Ofcom, le régulateur britannique, qui a déclenché l’ire des autorités. L’Ofcom a décidé d’épingler la chaîne RT pour un « manquement grave » : celui d’avoir enfreint, selon lui, les règles d’impartialité sur l’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal.

    Impartialité contre partialité, instrumentalisation de l’information contre honnêteté journalistique. Les Etats se renvoient souvent la balle de telle façon que peut l’emporter une vision trumpienne des faits : au fond rien n’existe vraiment, c'est la vérité alternative. Pourtant, deux conceptions de l’information s’opposent : dans les pays pleinement démocratiques, on peut critiquer le gouvernement, même dans les médias publics, et l’on reste attaché à une relation objective des faits. Dans les pays autoritaires, il existe une information d’État, dans laquelle les journalistes doivent coller aux intérêts stratégiques de leur gouvernement.

    On retrouve cette information d’État en Turquie ou en Hongrie. La Turquie est la plus grande prison du monde de journalistes, avec 180 professionnels emprisonnés. Vous êtes accusé d’être pro-kurde ou soutien du terrorisme dès l’instant que vous remettez en cause la version officielle de l’État, comme l’a prouvé le procès fait au journal Cumhuriyet.

    En Hongrie, on n’enferme pas les journalistes mais l’information d’État s’organise à travers une fondation dirigée par un proche de Viktor Orban, Gábor Liszkay. Elle regroupe quelque 500 médias nationaux et locaux, tous pro-gouvernementaux. Après avoir orchestré une voix pro-Orban au sein de l’audiovisuel public, ce sont désormais des proches du pouvoir qui achètent des médias privés pour maintenir leurs intérêts. Certains titres comme le quotidien d’opposition Magyar Nemzet ont préféré s’arrêter de paraître, certains sites comme Origo ont dû renoncer à leur ligne éditoriale après avoir révélé des affaires qui éclaboussent le pouvoir.


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