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    A la Une: les passeports diplomatiques de Benalla

    Un homme porte une pancarte sur laquelle il est écrit: «Alors Benalla, on ne te voit plus aux soirées ?» lors d'une journée nationale de protestation du mouvement «Gilets jaunes» à Paris, le 8 décembre 2018. REUTERS/Piroschka van de Wouw

    Ex-chargé de mission au cabinet d’Emmanuel Macron, accusé d’avoir usurpé la fonction de policier lors d’une des manifestations du 1er mai dernier, et d’avoir, ce jour-là, exercé des violences sur des personnes Place de la Contrescarpe puis au Jardin des Plantes à Paris, Alexandre Benalla, donc, continuait de voyager avec des passeports en règle, oui, mais des passeports diplomatiques.

    Après les révélations du journal Le Monde en début de semaine sur le voyage au Tchad effectué au début de ce mois par l’ex-adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, dix jours avant celui, officiel, du président français à N’Djamena, patatras ! Voilà qu’hier, Mediapart révèle qu’Alexandre Benalla « voyage depuis plusieurs mois » avec l’un des deux passeports diplomatiques dont il disposait lorsqu’il était en fonction à l’Elysée. Ce journal en ligne fourni le numéro dudit passeport, sa date de délivrance, « le 24 mai 2018 », soit trois semaines après l’incident à Paris ayant constitué le fait générateur de « l’affaire Benalla », et sa date de fin de validité.

    Et ce matin, le journal Libération consacre une partie de « sa Une » à la « polémique sur les passeports diplomatiques » de l’affaire Benalla. Dans ce journal, un haut fonctionnaire du Quai d’Orsay déclare que, dès « le 26 juillet », l’administration, via deux lettres recommandées successives avec accusé de réception, a demandé la restitution de ces passeports. Alexandre Benalla n’avait pas répondu. Selon Libération, le Quai d’Orsay assure « avoir engagé à l’automne une procédure d’invalidation des deux passeports ».

    Alors à quand la suite, car, comme le souligne le journal Sud-Ouest, avant-même les nouvelles révélations de Mediapart hier, l’Elysée avait commis une « nouvelle erreur de communication » en invitant officiellement l’ancien chef adjoint de cabinet à « se tenir à carreau, provoquant la réaction outrée de l’intéressé, qui menace de ne plus “se taire” ». Les erreurs, la présidence « les a enchaînées depuis qu’a éclaté le scandale, en juillet dernier », estime Sud-Ouest. Chacun peut du coup comprendre que Macron et son entourage ont des choses à cacher et que Benalla, jusque-là bien aimable, pourrait se montrer moins compréhensif envers son ancien patron si l’on venait « le chercher », (autrement dit, à l’embêter). A quand la suite, en effet…

    A fond la caisse noire chez Renault

    Selon des documents confidentiels consultés par France Info, une société « holding basée aux Pays-Bas, (aurait) servi à rémunérer des cadres » du groupe automobile Renault. Du nom de RNBV, pour Renault-Nissan Besloten Vennootschap, (prononciation non garantie, et qui correspond peu ou prou à l’acronyme d’une société à responsabilité limitée), cette structure est une « boite noire », dit un syndicaliste du groupe automobile à cette radio publique française.

    France Info affirme qu’« un membre du comité exécutif de Renault a touché, par le biais de cette société, un complément de rémunération de 80 à 130 000  euros et ce, pendant plusieurs années » et le syndicat CGT de l’entreprise dit à France Info que ces « éléments n’apparaissent dans aucune ligne de compte de Renault ».

    Ce matin, le journal L’Humanité, « en Une », dénonce l’existence de « la boite noire de Renault pour arroser ses dirigeants ». Après avoir consulté les statuts de RNBV, le quotidien communiste s’interroge. « Les émoluments distribués depuis un paradis fiscal aux membres de son directoire auraient-ils été jugés conformes à “ l’intérêt social ” de la marque française, si ses administrateurs en avaient eu connaissance ? Rien n’est moins sûr », lanceL’Huma, qui dénonce ce qu’il appelle un « véritable passeport pour l’évasion fiscale ». Encore un passeport à « la Une ». Décidément…

    Les sans-droits

    Un passeport, eux, n’en avaient pas, ce sont ces immigrés mineurs isolés en France. Dossier à « la Une » de Libération. Ce journal les compte par « milliers », ces mineurs qui viennent en France où ils savent que va leur être automatiquement délivré un « droit de séjour ». Libé se penche longuement sur le cas de ces adolescents « poussés par leurs parents » à émigrer vers la France, ainsi qu’à ceux qui sont devenus orphelins « sur le chemin de l’exode ». Certes, admet ce quotidien, « certains mentent sur leur âge véritable, conscients qu’à une ou deux années près, ils seront accueillis ou chassés. Ferions-nous autrement à leur place ? Evidemment non », énonce Libération. Lequel journal, toutefois, l’admet, « le nombre de ces mineurs isolés ne cessant de croître, les associations et les services de l’Etat sont débordés, les formalités traînent   deux mois au moins au lieu des cinq jours légaux prévus   et nombre de ces gamins se retrouvent à la rue, proies idéales pour les trafiquants en tous genres ».

    Alors que faire ? Pour Libé, en tout cas, aucune hésitation, il y a « urgence à débloquer des crédits pour augmenter l’encadrement des services d’accueil et d’évaluation. Et surtout à revoir la pertinence et la conformité au principe de dignité humaine de ces fameux tests osseux qui permettent d’établir l’âge de ces ados de façon très aléatoire ».

    Parce qu’effectivement, on pratique des tests sur les os de ces ados pour vérifier s’ils sont encore mineurs. « Des tests décriés par de nombreuses associations et même par l’ordre des médecins, pointe encore ce journal. En attendant, le doute devrait évidemment profiter au jeune ». Et Libération de se demander si, faute de moyens, on laissera ou non « en déshérence ces ados souvent abîmés, mentalement et physiquement, par un parcours chaotique, si ce n’est cauchemardesque ». Un vrai dilemme en ces temps de crise.

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    À la Une: encore un pesticide sur le banc des accusés

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