GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 14 Août
Jeudi 15 Août
Vendredi 16 Août
Samedi 17 Août
Aujourd'hui
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    De l’eau dans le désert

    Le désert d'Acatama au Chili Getty Images

    En s’inspirant des particularités biologiques des cactus, des scarabées et des herbes sèches qui réussissent à survivre sans aucune goutte d’eau dans les déserts, des chercheurs américains ont développé des capteurs biomimétiques qui récupèrent efficacement la faible vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère des zones les plus arides du monde.

    L’eau sur notre planète, c’est la vie ! Malgré tous les progrès indéniables pour combattre les pénuries de cet or bleu vital dans les pays en surchauffe climatique, le stress hydrique concerne de plus en plus d’individus habitants dans des régions qui se transforment peu à peu en déserts arides. 

    Comment survivre sans la moindre goutte d’eau ? S’est interrogée une équipe de chercheurs de l’université de l’Ohio aux États-Unis. « Nous avons remarqué que certains organismes biologiques dans la nature le font déjà très bien : le cactus, le scarabée ou encore les herbes du désert ». Les creux sur la forme bosselée de la carapace du scarabée du désert, ont la particularité d’être  hydrophobes, c’est-à-dire repoussant l'eau, ses bosses, en revanche, qui sont hydrophiles attirent l'eau. L’insecte s’hydrate uniquement grâce aux brouillards nocturnes des déserts.

    Quand des gouttelettes se forment sur ses bosses, elles coulent par les creux de sa cuirasse, jusqu'à sa bouche. Les herbes du désert ont développé une stratégie similaire en recueillant l’eau de la condensation. Elle est acheminée par de minuscules stries verticales, de l’extrémité des tiges de la plante jusqu’aux racines. Le cactus lui, récupère le précieux liquide grâce à ses pointes acérées de forme conique, qui s’écoule alors de ses épines jusqu'à la base du végétal. 

    À l’aide d’une imprimante 3D, les chercheurs ont gravé, les configurations géométriques de ces entités biologiques sur une surface aux propriétés hydrophiles, imitant celles des scarabées. Des pointes coniques ressemblant à celles du cactus ont été ensuite disposées sur ce support. Ces épines, écartées les unes des autres, de un à deux millimètres, permettent de condenser efficacement l’eau que contient l’air nocturne. Des rainures reproduisant celles des herbes du désert transportent le liquide jusqu’à un petit réservoir. Le tout fonctionne sans apport d’énergie externe, indiquent les scientifiques.

    Cette « surface biomimétique » fortement hydrophile serait facile à fabriquer en série pour un coût de production modique. Se déclinant en différente taille, elle offre ainsi l’avantage d’une utilisation individuelle ou collective. « En utilisant des technologies bio-inspirées, nous pouvons aider à relever le défi de fournir une eau propre aux populations du monde entier », ont conclu les chercheurs. 

    Ils espèrent bientôt tester leur procédé en condition réelle dans des régions du monde où jamais plus, il ne pleut. Des pays de la soif en urgence climatique qui ont aujourd’hui un besoin vital de cette innovation.

    Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

    • Un drone pliable et urgentiste (rediffusion)

      Un drone pliable et urgentiste (rediffusion)

      Des scientifiques suisses ont mis au point un petit drone pliable qui se faufile partout. Inspiré par les oiseaux qui changent la configuration de leurs ailes pour franchir …

    • Un avion à propulsion ionique (rediffusion)

      Un avion à propulsion ionique (rediffusion)

      Petite révolution dans le monde de l’aéronautique, des scientifiques américains sont parvenus à faire décoller un mini-avion qui a réussi à voler sur plus de 50 mètres …

    • L’Aquanaut, l’androïde sous-marin

      L’Aquanaut, l’androïde sous-marin

      L’Aquanaut mis au point par une jeune société américaine est capable de changer de forme, passant ainsi d’une configuration de sous-marin à celle d’humanoïde équipé de …

    • Aux États-Unis, le Pentagone expérimente des ballons de surveillance

      Aux États-Unis, le Pentagone expérimente des ballons de surveillance

      Les États-Unis expérimentent un nouveau système de surveillance masse de sa population à l’aide de ballons placés en haute altitude. Ce projet piloté par les forces armées …

    • ACES, peau artificielle ultrasensible

      ACES, peau artificielle ultrasensible

      Des scientifiques asiatiques ont développé une peau synthétique d’une sensibilité extrême surnommée peau électronique à codage asynchrone (ACES pour Asynchronously Coded …

    • Des membranes anti-CO2 pour lutter contre le réchauffement climatique

      Des membranes anti-CO2 pour lutter contre le réchauffement climatique

      Avec l’objectif de réduire notre empreinte carbone et les émissions de gaz à effet de serre, des chercheurs suisses ont conçu une membrane qui filtre le CO2 que les cheminées …

    • Holoportation polyglotte

      Holoportation polyglotte

      En couplant leur casque de réalité augmentée HoloLens 2 avec des programmes d’intelligence artificielle, les chercheurs de la firme Microsoft vous permettent de générer …

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.