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    A la Une: comment sortir du conflit des Gilets jaunes ?

    Des policiers face aux «gilets jaunes» à Paris, le 15 décembre 2018. Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

    « Pour l’instant, rien n’y fait, constate Libération. L’exécutif a eu beau remballer début décembre les futures hausses de taxes sur les carburants, faire voter à la hâte fin 2018 un projet de loi 'portant mesures d’urgence économiques et sociales' et promis un 'grand débat national' en 2019, les gilets jaunes ne désarment pas. Si le gouvernement comptait sur les fêtes de fin d’année pour estomper les mobilisations, il s’est trompé… Samedi, pour leur 'acte VIII', ils étaient 50.000 dans toute la France selon les chiffres de la police. C’est près de 20.000 personnes de plus qu’une semaine plus tôt. »

    Alors comment enrayer le mouvement ? « Pour l’exécutif, le 'grand débat national', source possible de division parmi les protestataires, reste la seule issue possible au conflit, estime Libération. Installer le débat serait, du point de vue du gouvernement, le meilleur moyen de distinguer clairement deux camps parmi les gilets jaunes : d’un côté celui de manifestants qui seraient légitimement révoltés par les injustices, de l’autre celui des 'factieux' qui voudraient remettre en cause, dans la rue, le résultat des élections présidentielle et législatives du printemps 2017. »

    Un débat pour rien ?

    Pourtant, estiment de nombreux commentateurs ce matin, il n’est pas évident de mettre en place ce fameux débat et il n’est pas évident non plus qu’il calme les esprits…

    Pour Le Journal de la Haute Marne, « il sera bien difficile, pour mettre en place la fameuse concertation, de trouver des interlocuteurs fiables au sein de Gilets jaunes débordés par quelques centaines d’éléments incontrôlables. Et quand bien même ces interlocuteurs émergeraient du mouvement, encore faudra-t-il que leurs choix, leurs avis soient acceptés par le terrain. »

    Le Républicain Lorrain exprime ses doutes : « on ouvre sans trop se presser et sans trop savoir comment d’ailleurs une 'grande consultation', artificielle et coûteuse, pour écouter et canaliser les doléances. Mais personne ne croit vraiment à son utilité. Ni les Français, sceptiques sur le résultat, ni l’exécutif qui n’a que faire d’un paquet de propositions qui ne colleront pas avec sa feuille de route. Nombre d’aspirations d’ordre financier déjà exprimées sur les ronds-points ne sont pas solubles dans le projet présidentiel. »

    L’Humanité n’y croit pas : « déjà, le débat national annoncé se dissout dans l’obstination du pouvoir à défendre les privilèges du 1 % de la population qui s’enrichit à pleine vitesse sur le dos des 99 %. Voilà qui menace plus sûrement la République que les revendications d’augmentation du Smic, des retraites et des minima sociaux, de rétablissement de l’ISF ou de mise en place de référendums citoyens. Quand la loi est mal faite, il faut la changer. »

    Condamner ou applaudir ?

    Pour Les Echos, le gouvernement doit résoudre une équation délicate… « Faire du grand débat un moment crucial, mais éviter qu’il ne le devienne trop : tel est le cadrage auquel se livrent les ministres en attendant la lettre d’Emmanuel Macron aux Français. La méthode change, pas le cap. Est-ce possible ? », s’interroge le quotidien économique.

    En tout cas, relève Le Figaro, « à défaut de disposer d’une recette miracle, l’exécutif a un devoir de clarté. Or, il a du mal à trancher entre la fermeté et la conciliation. (…) Condamner ou applaudir le mouvement, désormais il faut choisir. De même, s’interroge Le Figaro, est-il compatible de tout mettre sur la table à travers une grande consultation et d’annoncer déjà que toutes les réformes annoncées seront votées dans l’année ? »

    Le Cambodge, 40 ans après…

    A la Une également, les quarante ans ce lundi de la fin du génocide khmer rouge…

    Avec un long reportage à lire dans Libération : « Cambodge, le réveil amnésique d’un pays. (…) A l’image de sa capitale, Phnom Penh, le royaume est en pleine transformation. Mais malgré les progrès économiques, les inégalités s’accroissent, constate le journal, tandis que la mémoire des crimes de l’ancien régime communiste est reléguée au second plan. »

    Le Cambodge qui est toujours dirigé par Hun Sen, « indéboulonnable Premier ministre, autocrate, sûr de son fait et fier d’être à la tête d’un pays à la croissance arrogante de 7 % et à la jeunesse conquérante, où les moins de 30 ans représentent près de 70 % de la population. Hun Sen doit présider ce lundi aux commémorations de la 'libération' du pays dans le stade olympique. Et se poser à nouveau en petit père du peuple khmer et d’un pays propulsé dans une métamorphose qui a des airs de rupture et de fuite en avant. »

    Le cardinal Barbarin face à la justice

    Et puis un procès retentissant en France, celui du cardinal Barbarin…

    « L’archevêque comparaît ce lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon pour 'non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs'. Un procès symbole du silence épiscopal, pointe Le Figaro, sur l’impunité dont ont longtemps bénéficié les prêtres pédophiles. (…) Le cardinal Barbarin, rappelle le journal, a considéré le cas du père Preynat, qui avait abusé de nombreux enfants dans les années 70 et 80, comme une affaire classée, sans se rendre compte qu’elle ne pouvait pas l’être aux yeux de la centaine de victimes blessées à vie par ce prédateur qui a reconnu ses crimes. Plusieurs diocèses vivent actuellement ce même scénario pour d’autres prêtres. Les victimes n’ont rien oublié. Elles ne peuvent que se réveiller. »

    Pour La Croix, « toute la difficulté du procès sera de ne pas juger le passé à la lumière du présent. Au sein de l’Église comme dans l’ensemble de la société, la conscience de ce qu’est la perversion pédophile n’était pas la même il y a quinze ans. On pouvait alors plus facilement croire qu’un prédateur comme l’abbé Preynat, qui se déclarait repenti, ne présentait plus de danger. De la même manière, dans l’Église et ailleurs, on minimisait très gravement la blessure durable endurée par les victimes et qui exige reconnaissance. »

    Désormais, pointe encore La Croix, « un cap a été franchi. Parce que les victimes ont eu le courage de s’exprimer publiquement, les acteurs de l’Église ont dû prendre conscience des erreurs commises. (…) Non sans quelques atermoiements, malgré de vraies pesanteurs, note encore La Croix, l’Église catholique devient actuellement l’une des institutions les plus engagées, sinon la plus engagée, dans la lutte contre le fléau de la pédophilie. Il reste du chemin à parcourir mais il n’y aura pas de retour en arrière. »

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