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    A la Une: le coup d’Etat manqué au Gabon

    Des militaires déployés devant le siège de la radio-télévision gabonaise à Libreville, le 7 janvier 2019. Steve JORDAN / AFP

    La photo du lieutenant Kelly Ondo Obiang dans les studios de radio Gabon, en train de lire son communiqué, entouré de deux de ses hommes armés de fusils d’assaut, cette photo a fait la Une de la presse gabonaise en ligne hier matin. L’information est lapidaire. « Ce lundi 7 janvier 2019, la Radio nationale gabonaise a été prise en otage, peut-on lire sur le site Gabon Review. Des jeunes de la Garde républicaine se revendiquant du Mouvement patriotique des jeunes des Forces de défense et de sécurité du Gabon, disent avoir pris le pouvoir. Des tirs continuent d’être entendus dans la ville. » L’article est daté de 7h42 du matin. Ensuite, plus rien. Internet a été coupé au Gabon et n’a pas été rétabli pour l’instant.

    « Stupide ! »

    C’est donc vers la presse étrangère qu’il faut se tourner pour glaner des commentaires. Et ils ne manquent pas. Des commentaires acerbes et parfois ironiques sur les militaires putschistes qualifiés de « pieds nickelés », de « plaisantins », d’ « illuminés », de « zozos », ou encore de « lapins crétins ». « Retour sur un coup d’Etat vraiment stupide », s’exclame ainsi Fraternité Matin en Côte d’Ivoire : « apparemment, écrit le journal, le seul document que les putschistes ont lu est le manuel des déclarations des coups d’Etats qui prévoit certainement qu’il faut se rendre à la radio et produire un texte. Pour le reste, le lieutenant Obiang n’avait aucune idée. A commencer par +comment fait-on un coup d’Etat et comment sécuriser le pays ?+. Ou que faire après la déclaration à la radio ? En tout cas, la suite des événements va le montrer… » En effet, les appels de pseudos putschistes en direction de l’armée et de certaines personnalités politiques et autres sont restés lettre morte…
    Et le lieutenant Obiang « sera cueilli quelques heures plus tard, note Aujourd’hui au Burkina, dans un domicile privé, caché sous… un lit. Pitoyable fin de mouvement pour ce parachutiste-commando. »

    Malaise au Palais

    Toutefois, poursuit Aujourd’hui, « ce coup d’Etat est révélateur d’un grand malaise au Gabon et plus précisément, au palais du bord de mer, depuis l’élection d’Ali Bongo en 2009. Mal élu ou pas élu du tout, c’est selon, ABO traîne depuis 9 ans, un parfum de +fils de+, qui s’est emparé du spectre de son père, au détour d’un tour de passe-passe électoral, qui fut émaillé de violences et morts. »

    Au-delà de l’aspect burlesque, renchérit Le Pays, toujours au Burkina, « cette tentative de renversement de Bongo fils devrait tout de même donner à réfléchir. Car, s’il est malséant de célébrer un coup d’Etat quand on se réclame démocrate, il faut convenir que dans le cas spécifique du Gabon, le contexte n’y était pas défavorable. Surtout en ces moments où, frappé par la maladie et cloué sur un lit d’hôpital loin de son pays, Ali Bongo est plus que jamais sur la sellette dans son pays où la question de son invalidité et de sa succession fait débat au point de susciter des divergences au sein même du pouvoir. »

    Lutte pour le pouvoir ?

    En effet, précise L’Observateur Paalga, « ce +quitte ou double+ du lieutenant Obiang et ses hommes intervient alors que les différents clans du pouvoir gabonais se battent presque ouvertement au chevet de l’illustre patient marocain avec Marie-Madeleine Mborantsuo, la présidente de la Cour constitutionnelle et belle-mère d’ABO, dans le rôle de l’implacable régente. Même si c’est officiellement le vice-président, Claver Maganga Moussavou, qui est censé assurer la continuité de l’Etat. »

    Enfin, le site Afrik.com s’interroge : « que se passe-t-il au Gabon ? » Ce coup d’Etat avorté était-il un « simulacre ou une réalité ? Seules les hautes institutions gabonaises détiennent la réponse. Car jusqu’ici, celui qui était censé rassurer son peuple, Ali Bongo, garde le silence, depuis le Maroc où il suit sa rééducation, après son accident vasculaire cérébral. Aucune parole du Président, dont la seule et unique sortie depuis sa maladie, reste celle du 31 décembre 2018 au soir, alors qu’il sacrifiait au traditionnel discours à la Nation. »


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