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    A la Une: le gouvernement sort la carte sécuritaire

    Le Premier ministre français Edouard Philippe au 20h de TF1, le 7 janvier 2019. ERIC FEFERBERG / POOL / AF

    « Après la concertation et les mesures sociales, le gouvernement montre ses muscles, s’exclame Le Parisien. Deux jours après un acte VIII particulièrement violent du mouvement des Gilets jaunes, c’est un Edouard Philippe au ton résolument martial qui a dévoilé hier soir sur le plateau de TF1 les nouvelles dispositions mises en œuvre pour rétablir l’ordre. (…) A la clé, précise Le Parisien, des solutions immédiates, comme l’annonce de la mobilisation de près de 80 000 forces de l’ordre samedi prochain - dont 5 000 à Paris - pour l’acte IX des Gilets Jaunes. Mais aussi des mesures de plus long terme. En particulier, une nouvelle loi qui, à en croire le Premier ministre, pourrait être examinée dès le mois de février par les parlementaires. Objectif : durcir la répression contre les casseurs, notamment en renforçant leur responsabilité civile, c’est-à-dire en appliquant le principe du +casseur payeur+. Mais la principale nouveauté, c’est la création d’un fichier de personnes interdites de manifestations. Un dispositif inspiré de ce qui est mis en place contre les hooligans dans les stades de football. »

    Electrochoc ?

    Pour Le Figaro, « en jouant ostensiblement la carte de l’ordre, l’exécutif veut croire à une forme d’électrochoc. Il a pour lui que les valeurs d’ordre et d’autorité sont plébiscitées dans tous les segments de l’électorat. En annonçant dès maintenant des décisions, il peut espérer aussi conjurer le procès en inaction ou en impuissance. (…) Le défi du président est donc d’obtenir que, pour une majorité de Français, le désir d’ordre l’emporte sur leur antimacronisme. »
    « Le gouvernement n’avait pas vraiment le choix après les violences de samedi dernier », affirme Le Journal de La Haute Marne. « Nécessité fait loi, c’est le cas de le dire. La rue ne peut pas être laissée à des hordes sauvages, à des années-lumière des revendications posées par la grande majorité des Gilets jaunes. Mais, ce faisant, tempère le quotidien champenois, l’exécutif subit le tempo des casseurs et de la minorité radicalisée du mouvement de contestation. On a l’impression qu’il s’adapte à de nouvelles méthodes de combats de rue. Pire, on ne voit toujours pas quand se terminera ce cycle de manifs du samedi, véritable terreau des casseurs de tout poil. »

    Diabolisation du mouvement social ?

    Les Dernières Nouvelles d’Alsace restent sceptiques : « une nouvelle loi. Une de plus. En cela, le nouveau monde théorisé par Emmanuel Macron ne diffère pas vraiment de l’ancien. Comme François Hollande et surtout Nicolas Sarkozy, qui en avait fait sa marque de fabrique, Emmanuel Macron cède à la tentation. Quand bien même l’arsenal judiciaire serait déjà suffisant. Légiférer sous le coup de l’émotion ou dans l’urgence est rarement l’idée du siècle. Cela conduit, invariablement, à grignoter les libertés fondamentales. »
    De son côté, Mediapart s’insurge contre l’arsenal sécuritaire dégainé par le gouvernement : « loin d’une hauteur démocratique qui se soucierait à la fois de la paix républicaine et des libertés citoyennes, le pouvoir fait le choix délibéré d’une diabolisation du mouvement social en cours, caricaturé en bande factieuse d’extrême droite, et d’une fuite en avant dans sa répression policière, dont les excès ne sont jamais condamnés. Le choix de l’affrontement, en somme. D’une répression accrue entraînant la radicalisation. (…)Tout historien des mouvements sociaux pourrait utilement rappeler à ces gouvernants que la violence populaire est en écho aux violences étatiques, cette défense brutale d’un ordre politique, social et économique que ses bénéficiaires ont décrété immuable. »

    Ecouter et répondre…

    En tout cas, attention, prévient La Croix, « si le calme revient, l’erreur consisterait à croire – comme ce fut le cas lors des fêtes de fin d’année – que la crise des gilets jaunes appartient au passé. Les raisons de la colère qui s’exprime depuis deux mois sont toujours là. L’ampleur du coup de pouce social annoncé par le président de la République, on l’a vu samedi dernier n’a pas suffi à calmer les ardeurs. » Et « ceux qui prônent par l’insurrection une table rase de notre démocratie vendent des illusions à foison, poursuit La Croix. Pour les combattre, une seule solution : il faut enfin imaginer des réponses à la hauteur des questions posées. Elles sont raisonnables. Il ne faut pas les mépriser. »

    Enfin, insiste Le Monde, « la seule réponse à la crise actuelle ne peut être que politique. Des mesures sociales significatives ont été annoncées et votées en urgence par le Parlement, à hauteur de 10 milliards d’euros, pour répondre aux revendications initiales des gilets jaunes. Reste à écouter et à répondre à leur revendication démocratique, qui n’est pas moins pressante. C’est l’objet du grand débat national qui va s’ouvrir. S’il ne veut pas justifier les critiques de ceux qui le récusent avant même qu’il ait commencé, cet exercice inédit et difficile doit répondre, estime encore Le Monde, à une triple exigence d’ouverture, de transparence et de responsabilité. A la fois dans son déroulement, dans la synthèse qui en sera faite et dans les conclusions qui en seront tirées. Le défi est redoutable. Il doit impérativement être relevé. »

    « Etrange » tentative de coup d’Etat au Gabon

    A la Une également, le coup d’Etat manqué au Gabon…

    « Un putsch qui fait pschitt », ironise Libération. Un coup d’Etat manqué qualifié d’ « étrange » par le journal qui cite Laurence Ndong, enseignante gabonaise exilée en France et membre du collectif 'Tournons la page' : « le chef des putschistes n’est pas un petit soldat, affirme-t-elle, contrairement à ce que veulent faire croire les autorités. C’est le commandant adjoint de la garde d’honneur au sein de la garde républicaine. Il fait donc partie de l’élite qui protège la famille Bongo. »

    Alors, s’interroge Libération, « une fronde d’officiers factieux lassés de la dérive de leur pays ? Possible. » Ou alors, se demande encore Libération, y a-t-il un lien entre ces officiers et le demi-frère d’Ali Bongo, Frédéric Bongo, colonel en charge des services spéciaux de la garde républicaine ? Car, rappelle le journal, « dans le secret, des conflits invisibles déchirent la famille Bongo, réunie à Rabat au chevet du Président. ». « Après le coup d’État au Gabon, un retour à l’anormal », titre pour sa part La Croix. « Anormal » en un seul mot… Car, rappelle La Croix, on se demande si Ali Bongo est vraiment en état de diriger le pays. « La suspicion est d’autant plus grande que les informations sérieuses sur son état de santé ne sont pas publiques. Le 31 décembre, Ali Bongo est cependant apparu dans une vidéo où il adressait ses vœux pour la nouvelle année. Pour la première fois depuis le 24 octobre, les Gabonais ont pu l’entendre et s’exprimer sur son état de santé. Filmé en costume, le regard fixe, l’élocution parfois un peu difficile, Ali Bongo est apparu aminci. La vidéo, de deux minutes et 18 secondes, a été coupée à plusieurs reprises au montage. Les mutins ont d’ailleurs légitimé leur action en faisant référence à ces vœux, les jugeant peu crédibles. »


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