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    A la Une: le débat sur le grand débat national

    Le 10 décembre 2018, dans un discours adressé à la nation, Emmanuel Macron annonçait la tenue d’un débat national. REUTERS/Philippe Wojazer

    « Et l’inévitable se produisit, soupire Sud-Ouest : un débat sur le débat, voire plusieurs débats se greffent autour du grand débat. Nous sommes bien en France, au pays des polémiques inutiles et des complications récurrentes, et dans notre société en manque de repères, ce nouvel épisode a au fond quelque chose de rassurant. Reprenons, poursuit Sud-Ouest : le grand débat, annoncé il y a un mois par Emmanuel Macron, doit commencer dans cinq jours, mais on ne sait toujours pas de quoi l’on pourra débattre ni qui pilotera les échanges. La farce a atteint un premier pic avec le retrait de Chantal Jouanno, pour cause de salaire mirobolant à la tête de la Commission nationale du débat public dont beaucoup auront découvert l’existence. »

    En effet, rappelle La Voix du Nord, « voilà qu’à moins d’une semaine du lancement, celle qui était censée diriger les opérations rend son tablier et laisse le gouvernement en plan ! Curieuse décision, estime le quotidien nordiste, de la part de Chantal Jouanno, qui avait ici l’occasion de justifier son salaire de 14 666 euros brut mensuels au titre de présidente de la Commission nationale du débat public et de répondre à la polémique déjà lancée sur le sujet. L’ancienne ministre de l’Ecologie de Nicolas Sarkozy offrait en plus une certaine garantie d’indépendance vis-à-vis du gouvernement soupçonné de vouloir contrôler le débat et limiter sa portée. »

    Les jeux sont-ils déjà faits ?

    Au-delà de cette démission, il y a le fond du problème : de quoi pourra-t-on débattre alors que le gouvernement a déjà conclu ses arbitrages budgétaires ?

    « Un grand débat pour quoi faire ?, s’interroge ainsi Le Républicain Lorrain. Réparer la fracture sociale impose une chirurgie lourde. Faute de quoi l’initiative ne fera qu’aviver les plaies. Problème, la feuille de route rédigée par Macron était censée répondre aux urgences. Désormais l’inversion du calendrier relève de la quadrature du cercle : quel débouché pour une concertation arrivant après les arbitrages ? »

    Du coup, pointe Le Journal de la Haute-Marne, « pour certains, le grand débat national est carrément mort-né. Parce qu’apparemment figé dans les thèmes à aborder, parce que mal préparé, parce qu’annoncé tout simplement comme ne remettant aucunement en cause la politique menée depuis l’élection d’Emmanuel Macron. »

    Par ailleurs, « deux écueils sont à éviter, relève La Montagne. Le premier serait d’exclure certains sujets du débat sous prétexte qu’ils représentent des totems auxquels on ne touchera pas, le second serait d’accepter toutes les surenchères pour, dans une sorte de liste à la Prévert, raser gratis au terme de cette consultation nationale. Dans un cas comme dans l’autre on est assuré d’aller à l’échec. »

    L’Union ironise : « on sait ce qui émergera de ce grand débat : augmentation du Smic et des impôts que payent les autres que soi, chasse aux parlementaires, démission de Macron, baisse du prix du Big Mac, fin du réchauffement climatique, etc. On sait ce qu’il faudrait faire : couper les dépenses publiques. On sait ce qui sera fait : pas grand-chose. Mais on aura eu un grand débat. Faut pas de plaindre, en Chine ou au Venezuela, ils en rêvent. »

    Se parler plutôt que de se confronter

    En tout cas, mieux vaut une discussion qu’une confrontation… C’est le credo de Libération

    « Débattre plutôt que boxer la police, ou recevoir des grenades lacrymogènes : pourquoi écarter d’avance cette sortie politique du mouvement des "gilets jaunes" ? En démocratie, les mots valent mieux que les coups, s’exclame Libération. Les docteurs Tant Pis qui annoncent l’échec automatique n’ont pas toujours raison. Une discussion large, ouverte, franche, vaut mieux qu’une émeute minoritaire. Au moins peut-on tenter de trouver une issue. A condition, bien sûr, que le gouvernement ne conçoive pas ce happening national comme une simple diversion destinée à noyer le poisson. »

    Enfin, pour Le Figaro, discuter oui, mais au final, pas question d’augmenter encore les impôts pour « ces fameuses classes moyennes prétendument "aisées", qui, loin de rouler sur l'or, ont le tort de gagner davantage que la moyenne, et qui sont devenues les vaches à lait de la République. (…) Le pompon, poursuit Le Figaro, serait d’imaginer la moindre taxe ou le moindre impôt supplémentaire, dans un pays qui détient le record du monde des prélèvements obligatoires. (…) Emmanuel Macron a été élu - par les ménages "aisés"… - sur la promesse d’en finir avec cette malédiction fiscale. S’en souviendra-t-il à l’issue du grand débat ? »

    Trump s’accroche à son mur

    A la Une également : le bras de fer se poursuit aux Etats-Unis à propos du mur que veut ériger Donald Trump à la frontière avec le Mexique…

    « De Washington au Texas, du Bureau ovale à la frontière, constate Libération, Donald Trump poursuit cahin-caha son offensive politico-médiatique en faveur du "grand et beau mur" (selon sa propre expression). Reclus à la Maison Blanche depuis des semaines, à l’exception d’une visite express en Irak, le Président est attendu ce jeudi dans la vallée texane du Rio Grande, à un jet de pierre du voisin mexicain. Il va rencontrer, a précisé sa porte-parole, "ceux qui sont sur la ligne de front en matière de sécurité nationale et de crise humanitaire". Délibérément martial et alarmiste, le vocabulaire de la Maison Blanche répond à une stratégie claire, à défaut d’être cohérente, pointe Libération : dépeindre la situation le long des 3 200 kilomètres de frontière américano-mexicaine comme une crise humanitaire et sécuritaire. Une crise si profonde, presque existentielle, qu’elle justifierait la construction du mur à tout prix, y compris celui du blocage du gouvernement. Car la crise, pour l’heure, est avant tout politique, relève encore le journal. Pour financer son chantier pharaonique, promesse de campagne emblématique, Donald Trump réclame près de six milliards de dollars au Congrès. Les démocrates, désormais majoritaires à la Chambre, s’y opposent fermement. »

    Fâché contre la terre entière…

    Enfin pour Les Dernières nouvelles d’Alsace, « Donald Trump s’apprête à entamer sa troisième année de mandat comme il avait débuté la première : fâché contre la terre entière. Et désormais contre le Congrès qui a l’outrecuidance de ne pas partager et cautionner ses délires sécuritaires. Ce qui a changé depuis son élection, c’est évidemment la majorité parlementaire. Tout président qu’il est, il comprend subitement, pointe le quotidien alsacien, qu’il n’a pas le pouvoir d’imposer ses caprices à la Nation. A commencer par ce mur absurde qui ne sera évidemment pas financé par le Mexique comme il le fanfaronnait devant des supporters chauffés à blanc. Personne ne sait même s’il verra le jour. »


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