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    A la Une: l’appel au combat de Martin Fayulu

    Martin Fayulu, candidat à la présidence de l’opposition commune congolaise, a voté dans un bureau de vote à Kinshasa, le 30 décembre. REUTERS/Baz Ratner

    En RDC, Martin Fayulu conteste vivement la victoire proclamée de Félix Tshisekedi à l’élection présidentielle ; « Je ne me laisserai pas voler ma victoire », dit ce matin l’opposant dans les colonnes du journal Le Parisien. Martin Fayulu y dénonce ce qu’il appelle un « hold-up » et même un « putsch électoral », avant de traiter Félix Tshisekedi de « faire-valoir de Kabila » et de demander au « peuple congolais de se réveiller pour engager le combat » ! Selon Martin Fayulu, « pas un pays sérieux ne reconnaîtra M. Tshisekedi comme président du Congo » et prévient que la « colère » du peuple congolais va « exploser », dit-il au Parisien.

    De son côté, le journal L’Humanité voit, d’un titre, planer comme « l’ombre d’un doute sur la victoire de l’opposant Félix Tshisekedi ». Le quotidien communiste n’en veut pour preuve que les réactions internationales épinglant les résultats de ce scrutin historique, telles celle de la France ou celle de la Belgique, pointe sobrement L’Huma.

    « De vilains soupçons », formule de son côté Le Figaro, qui évoque « une tricherie du pouvoir pour faire gagner un opposant, le "sien" ». Selon ce journal, « le travail de la mission de la Cenco ne laisse aucune place au doute : Martin Fayulu l'a emporté avec la majorité absolue tandis que ses deux adversaires ne dépassent pas la vingtaine de pourcents ».

    Reste que, dans les jours, les semaines à venir, la formation du gouvernement et surtout le résultat des élections législatives « lèveront le voile, prévient Le Figaro. Ce dernier vote, qui s'est tenu en même temps que la présidentielle, a été nettement moins surveillé et n'a pas été dépouillé. Il pourrait offrir une solide majorité à la coalition présidentielle. Or, en RDC, la Constitution octroie de très larges pouvoirs à la chambre ».

    Le grand rejet

    La défiance des Français envers les élites atteint la cote d’alerte est atteinte, si elle n’est pas dépassée. C’est une enquête OpinionWay réalisée pour le Cevipof, le Centre d’étude de la vie politique. Dans la mesure où, depuis dix ans, cette enquête d’opinion est réalisée chaque année, la presse, hautainement, en fait rarement grand cas.

    Sauf que cette année, tous ses indicateurs « sont au rouge », souligne Le Figaro, qui en publie les principaux résultats. « Politiques, médias, syndicats », tout ce beau monde fait face à une défiance « historique » des Français, s’alarme en Une ce quotidien.

    Dans ce champ de ruines, les seules institutions à relever la tête sont les maires, les hôpitaux, les écoles, l’armée et la police.

    Sensationnel ? Gros titres et coups de clairon d’un journal en mal de lecteurs ? Pourquoi pas ? Mais attention, prévient Le Figaro, cette défiance « atteint des niveaux de plus en plus préoccupants. Politiques, journalistes, banquiers, syndicats en sont les premières cibles. On leur reproche pêle-mêle cynisme, avidité, incompétence ». Et Le Figaro le souligne, la défaillance est « collective ».

    « Pour la première fois depuis des décennies, la haine semble dominer l'opinion, s’effare La République des Pyrénées. Contre Macron, contre le gouvernement, mais aussi contre les élus, les journalistes, voire contre d'autres gilets jaunes, jugés trop mesurés. Une haine qui corrode la démocratie ».

    Comme le remarque en conséquence Le Midi Libre, la parole publique devient « inaudible face à la colère venue d'en bas. Deux France s'affrontent vertement au point que l'on ne comprend toujours pas comment un courroux sur l'essence a pu se transformer en lance-flammes sur la démocratie ».

    Pour Le Courrier picard, c’est la polémique autour du salaire de Chantal Jouanno qui a une nouvelle fois révélé le « ravin social » divisant les Français. Alors, avant de vous citer l’éditorial de ce quotidien du centre-nord de la France, un point de vocabulaire s’impose pour en savourer le sens.

    Etant rappelé le traitement de 14 000 €, dévoilé par la presse, que perçoit chaque mois la présidente de la CNDP, la Commission nationale du débat public, étant précisé que 14 000 € équivalent à un peu plus de 90 000 francs -cette monnaie aujourd’hui retirée de la circulation mais pas encore de la mémoire des Français-, étant signalé aussi que 90 000 francs équivalent à 9 millions d’anciens francs et qu’en argot, un million de dit aussi une patate, Le Courrier picard, donc, s’interroge : « Neuf patates, ça fait combien en pommes de terre pour nourrir un refuge pour deux cents SDF plein à craquer ? Comble de l'ironie, le salaire était celui d'une recasée de la politique qui devait diriger le grand débat voulu par Emmanuel Macron. Pour fusiller ce machin auquel personne ne croit déjà plus avant qu'il ne commence, il n'en fallait pas davantage ».

    Jouanno fait de la résistance

    Justement, Chantal Jouanno exclut de démissionner de la présidence de la Commission nationale du débat public. Elle le dit au Figaro ce matin. « Démissionner reviendrait aujourd'hui à condamner la CNDP », déclare sa présidente à ce quotidien, ce serait « incompréhensible ». Chantal Jouanno trouve « indigne » la position du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui réclame son départ.

    L’exil fiscal de Carlos Ghosn

    Autre personnalité épinglée par la presse et dont les présumés agissements financiers, dans ce climat de défiance en France, dérangent : Carlos Ghosn, toujours en détention au Japon. Etant rappelé que le journal Libération avait révélé que le patron du constructeur automobile Renault-Nissan avait choisi de se domicilier - fiscalement - aux Pays-Bas depuis 2012, plutôt qu’en France, Le Journal de la Haute-Marne prévient que ces révélations sur la situation fiscale de Carlos Ghosn risquent d'avoir un impact « encore plus dévastateur en France. Principalement parce qu'elles s'inscrivent dans le contexte qu'on connaît, fait de défiance généralisée envers tous ceux qui ont une fonction politique ou pourraient par leur situation justifier un retour à l'ISF, aux yeux des Gilets jaunes ». Selon ce quotidien du centre-est du pays, ce coin du voile levé sur les agissements fiscaux de ce grand patron, « qui serait assujetti en France à l'impôt sur la fortune », seraient « encore plus dérangeant(s), quand on sait que l'Etat est actionnaire à hauteur de 15% de la marque au losange ». On le voit, en France, l’hiver promet d’être long.


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