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    Vladimir Poutine en visite en Serbie au chevet d'Aleksandar Vučić

    Le président serbe Aleksandar Vučić et son homologue russe Vladimir Poutine, en octobre 2018 à Moscou. Yuri KADOBNOV / POOL / AFP

    Vladimir Poutine se rend ce jeudi 17 janvier à Belgrade. Cette visite sera l’occasion d’une démonstration de force pour le président serbe Aleksandar Vučić, dont le régime autoritaire est mis au défi d’une vague de manifestations qui s’étend dans tout le pays. Quel est le programme de cette visite en Serbie ?

    De notre correspondant à Belgrade,

    Le président russe doit arriver dans la capitale serbe vers midi. Il se rendra immédiatement au Palais de Serbie, où il doit signer plusieurs accords bilatéraux, mais surtout décorer son homologue serbe de l’ordre prestigieux d’Alexandre Nevski. L’après-midi, les deux dirigeants doivent prendre un bain de foule devant la basilique de Saint-Sava, la plus grande église orthodoxe de Serbie, vers laquelle devraient converger des dizaines de milliers de partisans de « l’amitié serbo-russe ».

    Aleksandar Vučić entend en effet profiter de la visite pour réussir une véritable démonstration de force : des centaines d’autocars sont prévus au départ de toutes les villes du pays, et de nombreux fonctionnaires reconnaissent qu’ils ont reçu la consigne formelle de participer au rassemblement. Dans de nombreuses écoles, on a même demandé aux parents de ne pas envoyer leurs enfants en cours, car les enseignants seront mobilisés pour ce rassemblement qui n’aura donc rien de très « spontané », mais survient bien à propos.

    Le régime autoritaire d’Aleksandar Vučić est contesté depuis le mois de décembre par des manifestations, qui rassemblent des dizaines de milliers de personnes chaque samedi à Belgarde, et qui s’étendent désormais à tout le pays. Mercredi 16 janvier, d’ailleurs, les opposants ont symboliquement « investi » le parvis de la basilique pour rendre hommage à Oliver Ivanovic, principal opposant serbe du Kosovo, assassiné il y a un an, le 16 janvier 2018.

    Le double jeu de Belgrade

    Du point de vue de Vladimir Poutine, quel est l’intérêt de cette visite en Serbie ? Le président russe entend montrer qu’il n’est pas isolé sur la scène internationale, et qu’il peut toujours compter sur des pays « amis » comme la Serbie. Il s’agit d’envoyer un signal aux pays occidentaux, alors que la Macédoine voisine, qui est en train de normaliser ses relations avec la Grèce, pourrait bientôt rejoindre l’Otan.

    En réalité, les relations économiques entre la Serbie et la Russie demeurent très limitées, mais le double jeu de Belgrade, qui tient à afficher ses bonnes relations tant avec l’Union européenne qu’avec Moscou, sert aussi à la Russie qui peut utiliser à moindre frais les Balkans comme un théâtre symbolique de confrontation avec l’Occident.

    Quid du Kosovo ?

    Le président russe va-t-il s’exprimer sur le dossier brûlant du Kosovo ? C’est la grande question. Belgrade souhaite que Vladimir Poutine précise la position de son pays. Moscou ne reconnaît pas l’indépendance proclamée par le Kosovo en février 2008 et fait figure de principal soutien de Belgrade sur ce dossier, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies. Or, le président serbe ne renonce pas à l’idée de parvenir prochainement à un accord « définitif » avec Pristina, qui devrait selon lui passer par une « redéfinition des frontières ».

    En clair, Belgrade reconnaîtrait l’indépendance au prix d’un échange de territoire. Cette option est soutenue par Donald Trump, mais Moscou ne s’est pas encore exprimé clairement, se contentant de réclamer une solution « acceptable pour les deux parties ». Sur le fond, soutenir l’option d’un changement de frontières dans le cas du Kosovo pourrait être très avantageux pour Moscou, car cela créerait immanquablement un précédent que la Russie pourrait invoquer à propos de ses propres frontières avec l’Ukraine. Reste à savoir si Vladimir Poutine va effectivement profiter de sa visite à Belgrade pour découvrir son jeu en la matière.


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