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    A la Une: les cahiers de doléances en débat

    Le président français Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à l'Elysée le 17 décembre 2018. REUTERS/Benoit Tessier/Pool

    Emmanuel Macron, cette semaine, a en effet commencé à animer son « grand débat » national. Et ce matin, Le Parisien Dimanche, en Une, expose « ce que veulent les Français », au vu des registres ouverts dans les mairies et dans lesquels chacun peut y aller de sa ou de ses propositions. Pouvoir d’achat, dépenses publiques, immigration… un vrai inventaire, sans omettre l’ISF « revendication phare des Gilets jaunes, (qui) se retrouve également partout », pointe Le Parisien Dimanche.

    Pendant ce temps, des heures durant, donc, en direct à la télévision, les Français ont pu voir un président apparemment très à l’aise lors de ces échanges avec élus ou citoyens, comme en campagne électorale.

    Selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche, la cote de popularité d'Emmanuel Macron remonte de quatre points en un mois, à 27% de Français « satisfaits » ou « très satisfaits » du président, 72% des Français restant « mécontents », dont 40% de « très mécontents » de lui et 32% de « plutôt mécontents ».

    Grand débat, donc… Toutefois, modère Marianne, Emmanuel Macron « peu disserter pendant sept heures sur des questions de microéconomie sans que jamais ne soit abordé le fond du problème : les règles de la mondialisation et leur traduction dans l’Union européenne ». En conséquence, conclut cet hebdomadaire en référence aux préoccupations des « gilets jaunes », le président aura beau débattre, mais si c’est en « évitant savamment d’interroger les causes profondes de la colère », alors il s’expose à des « explosions plus brutales encore », prévient Marianne.

    Sa Majesté Emmanuel M

    D’autant que ce grand débat chronophage et ces cahiers de doléances pourraient s’avérer être un pari risqué. L’hebdomadaire Courrier international a déniché dans le journal britannique Financial Times un article plus net encore sur le pari risqué, en effet, d’Emmanuel Macron. Le grand débat ? « Un roi de France s’y est déjà essayé, et ça ne s’est pas particulièrement bien terminé, rappelle ce confrères financier d’outre-Manche. Au printemps 1789, Louis XVI avait ordonné à ses sujets de préparer des cahiers de doléances. Loin de désamorcer l’ire populaire, l’exercice n’avait fait qu’attiser l’humeur insurrectionnelle contre la couronne », explique le Financial Times à ceux de ses lecteurs, sujet de Sa Majesté qui ignoreraient tout de l’histoire de France.

    Constatant que de nos jours, des cahiers de doléances « des temps modernes » s’ouvrent de nouveau dans les mairies, un peu partout en France, afin de donner la parole à une population « ulcérée par les injustices et le caractère inaccessible du gouvernement », ce journal britannique ajoute que le président français, « que ses détracteurs dépeignent comme un monarque républicain, a lancé son propre débat sur l’état de la nation à l’échelle de tout le pays. Mais peut-il réussir là où Louis XVI a échoué ? », interroge le Financial Times.

    Lequel journal s’étonne de « l’éventail des sujets évoqués » qu’il juge « d’une démesure absurde. Dans sa lettre adressée à la nation dans la soirée du 13 janvier, le président a souligné qu’il n’y aurait "pas de questions interdites". Mais quelques lignes plus bas, il soutient qu’il ne reviendra pas sur les décisions fiscales prises au cours des vingt derniers mois [...] Macron termine sa lettre en assurant qu’il a "la ferme volonté de tirer toutes les conclusions" du débat. "Est-ce possible de se montrer plus évasif ?" », se demande le Financial Times cité par Courrier international, d’une question qui contient sa réponse.

    Les « gilets jaunes », prix Goncourt

    On le voit, pas facile pour le président français de répondre aux attentes des gilets jaunes, ces laissés pour compte très exposés et très mal armés face à la mondialisation :

    Sociologues, politiques, politistes, experts en tous genres se sont penchés depuis deux mois sur la question, sans omettre les artistes. Cette semaine, Le Figaro Magazine a eu l’idée d’interroger l’écrivain Nicolas Mathieu sur ce sujet. Le prix Goncourt 2018 pour son roman « Leurs enfants après eux » offre un regard original sur les gilets jaunes, qui incarnent selon lui « une révolte contre l’isolement, la fragmentation des destins sociaux. Les gens qui participent à ce mouvement n’avaient plus conscience qu’ils pouvaient représenter une force collective, qu’ils pouvaient faire autre chose que subir, qu’ils pouvaient exercer une pression, à leur tour, souligne Nicolas Mathieu dans Le Fig Mag. Ce qu’on voit resurgir, c’est un rapport de force, réactualisé, entre le haut et le bas ».

    Dès lors, le prix Goncourt de l’an dernier définit les gilets jaunes comme « ceux qui ont le sentiment d’être systématiquement lésés, de subir les changements et de ne jamais profiter des bienfaits qui en découlent, qui partagent cette impression que demain sera forcément moins favorable qu’aujourd’hui, tous ces gens qui se sont reconnus et ont fait cause commune. J’ai aussi constaté, sur les ronds-points et aux péages, quelque chose dont on parle peu, dit-il à cet hebdomadaire. Un air d’école buissonnière. Pour une fois, des gens qui ont l’impression de subir, du berceau au tombeau, éprouvent cette jouissance si particulière d’échapper aux pouvoirs qui s’exercent sur eux ». « Leurs enfants après eux », Nicolas Mathieu (Actes Sud).

    La France en solo face aux Gafa

    Bruno Le Maire l’annonce, la France présentera le mois prochain un projet de loi pour taxer les services numériques. Le ministre de l’Economie le dit au Journal du Dimanche : une taxe spécifique sera « appliquée dès cette année touchera toutes les entreprises qui proposent des services numériques représentant un chiffre d'affaires supérieur à 750 millions d'euros au niveau mondial et 25 millions d'euros en France ».

    Bruno Le Maire précise que cette taxe sera applicable « à compter du 1er janvier 2019, et son taux sera modulé en fonction du chiffre d'affaires avec un maximum de 5 %. Elle devrait rapporter environ 500 millions d'euros », dit-il encore au JDD, soulignant que la taxation des services numériques et notamment les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) est un « enjeu majeur du XXIe siècle ».

    Taxer les Gafa ? Les partenaires européens de la France vont-ils en faire autant ? Telle est la question…

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