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    A la Une: Félix Tshisekedi président de la RDC

    Felix Tshisekedi, le 18 mai 2018, lors d'une conférence de presse de l'UDPS, à Bruxelles. AFP

    La partie de bras-de-fer post-électorale a finalement tourné en faveur de Félix Tshisekedi, confirmé vainqueur des élections ce week-end par la Cour constitutionnelle. Fin du suspense et fin de la coupure d’internet dans le pays. La plupart des journaux congolais, muselés pendant 20 jours, sont désormais accessibles en ligne. Et beaucoup ne veulent retenir de ce processus électoral chaotique et contesté que l’avènement d’une alternance pacifique à la tête du pays. Notamment Le Potentiel qui ne cache pas sa satisfaction : « fin de la longue marche de l’UDPS », titre le quotidien congolais. « Avec la confirmation de Félix Tshisekedi comme président élu par la Cour constitutionnelle, la RDC tourne une page d’histoire faite de hauts et de bas, pointe Le Potentiel. L’alternance démocratique pacifique est désormais effective. Bien plus, un ancien militaire a cédé le fauteuil présidentiel à un civil, de surcroît opposant au régime, au terme d’une élection démocratique. [...] Tous les espoirs sont permis, s’exclame encore Le Potentiel. Celui qui vient d’accéder au pouvoir vient du plus grand parti de l’opposition. Un parti qui a toujours prôné l’Etat de droit et les valeurs démocratiques. La confirmation d’un président de l’UDPS à la magistrature suprême résonne comme l’alternative tant espérée en vue du décollage de la RDC. »

    L’essentiel ?

    Pour Cas-Info, « le nouveau Président congolais a construit sa stratégie sur un changement de ton inédit. En redorant brusquement l’image de Joseph Kabila qualifié dans la dernière ligne droite de la campagne électorale non plus de "dictateur" mais de "partenaire de l’alternance démocratique en RDC". Félix Tshisekedi est même allé jusqu’à considérer comme "criminelle" toute attitude consistant à s’en prendre au Président sortant. À partir de ce moment, pointe Cas-Info, il ne faisait plus l’ombre d’un doute sur l’issue de ce scrutin. [...] Que l’UDPS se soit retrouvée au cœur de ce que certains décrivent comme une machination judiciaire, cela a pu paraitre gênant aux yeux de nombre de Congolais. Que Félix Tshisekedi serve de bouclier contre les adversaires de Joseph Kabila, cela a pu poser problème à certains. » Mais, concède Cas-Info, « tout cela risque d’avoir moins d’importance si pour la majorité des Congolais l’essentiel a été obtenu, c’est-à-dire, la première alternance pacifique à la tête du pays. Une alternance qui consacre surtout l’avènement au pouvoir du parti historique de l’opposition congolaise. Félix Tshisekedi aura passé par tous les chemins pour y arriver. »

    Kabila tire les marrons du feu !

    Pour une large part de la presse ouest-africaine, il ne faut s’y tromper, le vrai vainqueur du scrutin, c’est le président sortant, Joseph Kabila… « Celui qui s’apprête à passer le relais à Félix Tshisekedi vient de démontrer qu’il est un fin tacticien politique, relève Ledjely en Guinée. Cerné de partout et relégué au ban de la communauté internationale, il a réussi d’abord la prouesse de partir tout en restant. Ensuite, face à la contestation des résultats par l’opposition et la société civile congolaise, soutenues par la communauté internationale, Kabila est parti pour imposer sa volonté. Seul contre tous, c’est bien lui qui triomphe. »

    « Certes, complète Le Pays au Burkina, il va falloir qu’il fasse ses valises et qu’il quitte le Palais de marbre de Kinshasa mais la probabilité est forte qu’il ait encore la mainmise sur les institutions de la République au regard des résultats "brillantissimes" engrangés par son camp aux législatives et aux provinciales. Et la présidentielle qu’il a bien voulu concéder à l’opposant Tshisekedi, avec la complicité manifeste de la CENI et de la Cour constitutionnelle, peut être décryptée comme un moindre mal pour lui. Sacré Kabila ! »

    Un « changement » espéré…

    Alors quelle va être maintenant la réaction du peuple congolais ?

    Oui, « quelle sera sa réaction, à long terme, devant cette mascarade électorale du siècle ?, s’interroge Wakat Sera. Se rangera-t-il derrière le président autoproclamé, Martin Fayulu, à qui il aurait donné "ses" voix ? Capitulera-t-il, fataliste, pour éviter les représailles sanglantes d’un pouvoir "kabiliste" sans état d’âme ? »

    Un embrasement est peu probable, estime Afrikarabia : « car la population a tout de même l’impression d’avoir remporté deux petites victoires dans ce scrutin, si frauduleux soit-il. Les Congolais ont d’abord réussi, grâce la pression des manifestations, à éviter une nouvelle candidature de Joseph Kabila. Ils ont ensuite réussi à se débarrasser d’un candidat dont ils ne voulaient pas, Emmanuel Ramazani Shadary [...]. Enfin, pointe encore Afrikarabia, même si le nouveau président aura bien peu de pouvoir et restera sous la coupe de la kabilie, il est tout de même issu de l’opposition et représente un "changement" espéré par de nombreux Congolais. Il n’est donc pas sûr que la population, lassée par une trop longue crise politique, descende dans la rue pour manifester contre Félix Tshisekedi. Le nouveau "président" a d’ailleurs tendu la main à tous les Congolais dans ses premières paroles prononcées hier dimanche. Félix Tshisekedi a prôné un Congo "qui ne sera pas un Congo de la haine, du tribalisme et de la division. Mais un Congo réconcilié". »

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