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    A la Une: le fossé toujours plus profond entre riches et pauvres

    Jeff Bezos, PDG du géant de l'achat en ligne Amazon.com et homme le plus riche du monde. Fortune estimée : 140 milliards de dollars. Getty Images/Bloomberg/Patrick Fallon

    À la veille du lancement du forum économique mondial de Davos, et en plein débat sur la taxation des plus grandes fortunes relancé par les « gilets jaunes », le rapport annuel d’Oxfam sur les inégalités mondiales jette un beau pavé dans la mare…

    En effet, d’après l’ONG, 26 personnes, 26 milliardaires, disposent désormais d’autant d’argent que les 3,8 milliards les plus pauvres de la planète. D’une manière générale, pointe encore Oxfam, la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté de 900 milliards de dollars l’an dernier, soit au rythme de 2,5 milliards par jour, alors que celle de la moitié la plus pauvre de la population de la planète a chuté de 11 %.

    « Triste monde, soupire Libération. Chaque seconde, l’écart se creuse entre des riches en milliards et une humanité dont les plus pauvres peinent à survivre avec quelques dollars par jour. Cette croissance-là est logarithmique, dans des proportions - exponentielles - si extrêmes que la pensée humaine peine désormais à se les représenter. » Et Libération de s’interroger : « comment penser le monde quand une infime fraction de ce que détiennent quelques-uns suffirait à changer le quotidien de millions d’autres ? C’est normalement l’essence même de la politique, art complexe et inusable du vivre-ensemble, et l’utilité de la fiscalité de mettre en place les mécanismes de régulation et de redistribution de la richesse. Complexe dans un monde de libre-échange, la mécanique peine à opérer, même au niveau national. Une étude d’Attac enfonce le clou, pointe encore Libération : entre 2010 et 2017, les multinationales ont fait augmenter plus vite les dividendes versés aux actionnaires et les rémunérations de leurs dirigeants que les salaires. Insuffisant pour étancher l’intarissable soif de profits des premiers. Mais, conclut le journal, un carburant idéal pour alimenter la colère des peuples. »

    Un sursaut des Etats ?

    Interrogée par Libération, la directrice d’Oxfam International Winnie Byanyima, veut croire à un sursaut des Etats : « au cœur de notre rapport figure l’idée qu’une autre voie est possible, affirme-t-elle, pour bâtir une économie plus humaine, où les plus riches contribuent davantage à la justice fiscale, où les salariés ordinaires gagnent vraiment de quoi vivre et où le fossé entre riches et pauvres est radicalement réduit pour qu’un monde plus équitable se dessine. Les inégalités sont un choix politique. Les gouvernements ont aidé à créer la crise des inégalités. Ils peuvent y mettre fin. »

    En attendant, pour L’Humanité, « Attac et Oxfam apportent leur touche à l’acte d’accusation d’un système. En France, le fruit du travail humain est détourné par les groupes du CAC 40 dans des proportions insupportables, dénonce le quotidien communiste. L’argent versé aux rentiers du dividende a bondi de 40 % en sept ans, au prix de la suppression d’un emploi sur cinq ! »

    Comment taxer les Gafa ?

    Par ailleurs, ce « rapport d’Oxfam a une résonance toute particulière, pointe L’Est Eclair, au moment où le gouvernement annonce la mise en place d’une taxe sur les Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon), des sociétés qui réalisent des chiffres d’affaires colossaux. »

    En effet, relève L’Est Républicain, « le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a promis hier de s’attaquer à l’évasion fiscale des grands groupes. Et confirmé que la France allait bien mettre en œuvre, sans attendre l’aval de l’Union européenne, une taxation des Gafa, ces géants du web accusés de déclarer leurs revenus dans des pays où ils échappent à l’impôt. Une mesure très symbolique en cette période de jacquerie nationale, mais dont l’impact réel reste à mesurer, estime L’Est Républicain. D’autant qu’en matière d’impôt, les plus mauvais payeurs sont aussi, souvent, ceux qui ont les moyens financiers de se faire conseiller par des experts sur les dernières astuces légales, à défaut d’être morales, pour s’y soustraire… »

    Pour La Voix du Nord, il faut agir et vite contre ces Gafa : « ces monstres sont devenus des dangers pour l’économie mondiale et pour certains fondements de la démocratie, lance le quotidien nordiste. Ils détiennent plus de données sur les individus et les sociétés que les États et, ce, à des fins industrielles et commerciales dont on ne connaît pas les limites. Il n’y a pas d’équivalent, dans l’histoire, de sociétés privées dotées d’autant de pouvoirs sur l’économie et sur nos vies. Pas d’exemples non plus d’enrichissements individuels si considérables, parmi leurs actionnaires principaux. Il est urgent, conclut La Voix du Nord, de lutter contre ces positions ultradominantes. La fiscalité n’est qu’un début. »

    Une nouvelle manière de gouverner ?

    A la Une également, les « gilets jaunes », suite et pas fin…

    « Les samedis passent, le grand débat national a beau être ouvert, les Gilets jaunes occupent toujours les ronds-points et continuent à crier leur colère, constate Le Figaro. Le malaise est profond, diffus, d’une ampleur inédite. Il ne se dissipera pas d’un coup de baguette magique ni ne semble pouvoir s’essouffler, en dépit des divisions dans les rangs des frondeurs. La porte de sortie est difficile à trouver, elle est étroite.

    Dans le cadre de nos institutions, un seul homme détient pourtant la clé : le président de la République. Une fois le grand débat terminé, quelle sera sa décision ?, s’interroge Le Figaro. Pourrait-il lui-même reprendre à son compte les demandes formulées, y compris celles qui n’iraient pas dans le sens de son programme ? Toute la question est là. La défiance est telle à son endroit qu’on entrevoit mal un dénouement sans un électrochoc politique, comme un référendum, dont le ou les sujets restent à fixer, ou une dissolution et la convocation de nouvelles élections législatives, voire les deux à la fois. »

    Alors, remarque La Croix, « nul ne peut préjuger de ce qu’il sortira de cette vaste délibération. Mais il est un souhait que l’on peut exprimer à son sujet : qu’elle inaugure une nouvelle manière de gouverner, moins distante, moins technocratique, mais faisant le pari d’une intelligence collective à laquelle même les plus précaires ont quelque chose à apporter. »

    Tshisekedi président de la RDC

    Enfin, Tshisekedi succède à Kabila en RDC…

    « La page est tournée, pointe Libération. Le Congo a enfin un nouveau chef de l’Etat. Dans la nuit de samedi à dimanche, la Cour constitutionnelle a proclamé Félix Tshisekedi président, rejetant le recours déposé par le candidat Martin Fayulu. »

    Et, « le soulèvement populaire souhaité par ce dernier semble improbable, estime Libération. D’abord parce que Joseph Kabila, après dix-sept ans à la présidence, s’en va : la revendication première des Congolais est ainsi satisfaite. Emmanuel Ramazani Shadary, son dauphin désigné, a été écrasé dans les urnes. Félix Tshisekedi, malgré ses arrangements supposés avec le clan Kabila, reste, par la formation dont il est issu et par son nom, identifié comme une figure de l’opposition. Son père, décédé il y a deux ans, Etienne Tshisekedi, en était l’incarnation. »

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