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    A la Une: le nouveau traité franco-allemand

    Le président français, Emmanuel Macron, embrasse la chancelière allemande, Angela Merkel, après son discours au Bundestag, le 18 novembre 2018, à Berlin. AFP/Tobias SCHWARZ

    « Macron et Merkel cherchent un nouveau souffle », titre Le Figaro.

    Le Figaro qui commence par tordre le bras à des fausses nouvelles qui ont couru sur les réseaux sociaux ces derniers temps… « L’Alsace et la Lorraine livrées à l’Allemagne, la France qui accepte de partager son siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, Paris qui passe à l’heure allemande en soumettant sa politique aux fourches caudines de Berlin… Le traité signé ce mardi à Aix-la-Chapelle, en Allemagne, par le président de la République, Emmanuel Macron, et la chancelière, Angela Merkel, a nourri, pointe le journal, les fantasmes les plus hallucinants en France, relayées sur Internet et même parfois évoquées par des élus du Rassemblement national, de Debout la France ou de La France insoumise. Rien de tout cela dans le traité, s’exclame Le Figaro, même s’il y est bien question des régions transfrontalières, de coordination des positions à l’ONU ou de la convergence des politiques économiques. »

    En fait, précise Le Figaro, « ce texte vient “compléter” le traité de l’Élysée de 1963, fondateur de la relation franco-allemande, qui demeure en vigueur. “En 1963, il était question de réconciliation, en 2017, de coresponsabilité”, analyse l’historien Étienne François. Face au bloc des partis eurosceptiques qui se préparent aux élections européennes, Paris et Berlin, eux-mêmes en mal d’élan, veulent redonner un souffle à leur coopération. »

    Nouvelles synergies

    Alors, concrètement quoi de neuf dans ce traité ?

    Réponse de La Croix : « Paris et Berlin vont s’engager à accroître leur coopération pour créer des champions du numérique, développer la formation professionnelle, parer au changement climatique, renforcer leur sécurité, défendre ensemble le multilatéralisme… La coopération transfrontalière va être stimulée. Cette synergie doit permettre un développement économique et social attractif et partagé. Des résultats concrets seront d’ailleurs nécessaires, pointe La Croix, pour que les populations adhèrent à ce mouvement. Et pour que le moteur franco-allemand ait un effet d’entraînement dans toute l’Europe. »

    Trois nouveautés dans ce traité franco-allemand, précise Ouest-France. Tout d’abord, « une plus grande coopération en matière de défense et de sécurité. » C’est « la fin du tabou allemand sur le sujet. Si l’opinion publique allemande reste majoritairement pacifiste, ses dirigeants, à commencer par Angela Merkel, ont parfaitement compris que le parapluie américain n’est plus ce qu’il était. »

    Deuxième nouveauté, poursuit Ouest-France : « d’ordre institutionnelle celle-là. [...] La création d’une assemblée parlementaire franco-allemande, chargée de mieux coordonner la transposition des décisions européennes. »

    Enfin, « le traité ouvre un champ jusqu’ici inexploré en matière de politique transfrontalière, [...] avec un aménagement de la vie quotidienne de millions de transfrontaliers. »

    Le grand débat : « enfumage » ou « espoir » ?

    A la Une également, le grand débat national… Une semaine après son coup d’envoi donné par Emmanuel Macron, où en est-on ?

    Libération a assisté à quatre réunions organisées dans le cadre de la grande consultation. « Manifestants peu présents, espoir ténu… le bilan semble mitigé », relève le journal. Pourtant, tempère-t-il dans son éditorial, « huit jours seulement après le début du grand débat imaginé par le gouvernement en réponse à la crise des gilets jaunes, il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur son intérêt. D’un point de vue quantitatif comme qualitatif. Nombre de débats qui se tiendront, conditions d’organisation, affluence dans les salles, diversité des participants, thèmes abordés, propositions mises sur la table : il faudra regarder tout ça de près. La première plongée que nous avons effectuée, poursuit Libération, dans quatre débats en confortera certains dans leur refus d’y participer. Stop à “l’enfumage”, clameront les opposants les plus vifs au Président. D’autres y trouveront au contraire des raisons d’espérer. »

    Réponse à tout ?

    En tout cas, attention au « dialogue de sourds », prévient Le Monde. « Emmanuel Macron n’est pas dans la réconciliation des deux France, il est dans la poursuite de son combat. C’est tout le sens de “l’opération reconquête” qu’il mène depuis une semaine auprès des maires, sous le regard des caméras et donc des Français. [...] Ses deux déplacements, la semaine dernière, dans l’Eure et le Lot, étaient symptomatiques, pointe le quotidien du soir : les heures passées à écouter les doléances des élus, puis à leur répondre, étaient moins des séances d’autocritique que l’occasion de “déplier” les problèmes les plus complexes et les plus rébarbatifs [...]. Cette méthode était celle du candidat qui, une fois élu, l’a un peu oubliée. Emmanuel Macron se la réapproprie, relève Le Monde. Il en fait son va-tout pour tenter de surmonter la crise démocratique qui dure depuis trois mois et le paralyse et, ce faisant, prouver à ceux qui l’ont élu qu’il peut poursuivre l’œuvre de transformation du pays. Mais, conclut Le Monde, il le fait avec un tel goût du one-man-show, un tel sens de la performance personnelle, que l’idée même du grand débat en pâtit. A quoi sert de consulter les Français si leur président a réponse à tout ? »

    La France, un pays inégalitaire ?

    En corolaire à ce débat, cette question à la Une du Parisien ce matin : « la France est-elle un pays inégalitaire ? »

    Et bien pas vraiment, répond le journal. « Les statistiques affirment le contraire, même si des fractures se sont accentuées depuis la crise de 2008. [...] Certes, le taux de pauvreté n’a, globalement, pas progressé depuis 11 ans. Mais l’écart se creuse désormais avec les plus riches quand les jeunes, les chômeurs, les familles monoparentales sont de plus en plus confrontées à la précarité. Et c’est sans parler des fractures croissantes entre territoires, d’accès aux services publics ou à l’éducation. De là le sentiment d’injustice qui anime de nombreux Gilets jaunes, ulcérés dernièrement par les dividendes records (57,4 milliards d’euros) versés l’an dernier aux actionnaires des géants du CAC 40. »

    Alors, précise Le Parisien, « la France est toujours championne du monde de la redistribution : le niveau d’inégalité de revenus parmi la population en âge de travailler est réduit d’un tiers grâce au cumul des impôts et des prestations sociales (les allocations chômage et logement, par exemple). Là où dans les autres pays de l’OCDE cette réduction n’est que… d’un quart ! »

    « Les écarts de revenus entre les riches et les pauvres ont-ils tendance à augmenter ? Non », répond le journal.

    « La pauvreté s’accentue-t-elle en France ? Non. »

    « Le patrimoine est-il un facteur clé qui explique les inégalités ? Oui, pointe Le Parisien. En France, précise le journal, les 10 % les plus aisés concentrent à eux seuls la moitié du patrimoine. Or, les inégalités de patrimoine sont en hausse. Entre 2010 et 2015, le patrimoine moyen des 10 % des ménages les moins dotés a diminué de 30 % en France. Pour ceux-là, l’ascenseur social est bien en panne. »

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