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    A la Une: un débat qui commence à prendre corps

    Le président Emmanuel Macron a poursuivi dans le sud-ouest du pays le «grand débat national» à Souillac, le 18 janvier 2019. Ludovic Marin/Pool via REUTERS

    « Les Français se prennent au jeu du grand débat national » : c’est le grand titre du Figaro. Une constatation en apparente contradiction avec le sondage effectué en fin de semaine dernière par le même Figaro, sondage selon lequel deux Français sur trois (64%) doutaient que ce débat aboutisse « à des mesures utiles pour le pays ». Sondage qui indiquait aussi que seuls 29% des Français avaient l’intention d’y participer.

    Toujours est-il que 29% de participants potentiels, c’est déjà un chiffre qui peut remplir les salles… Et en effet, constate Le Figaro, « derrière les murs des mairies, des salles polyvalentes, des cafés et même des paroisses, une France en pleine réflexion s’active depuis une semaine. Ceux qui ont décidé de participer au grand débat national ont sorti leurs crayons, leurs fiches et leurs tableaux pour lister leurs projets de réforme. En province comme à Paris, en banlieue parisienne comme dans les fonds de vallées lointaines, toute une population se mobilise, [...] chacun raconte en vrac ses manques, ses espoirs et ses certitudes. Le grand débat vire avec entrain au grand déballage de souffrances et d'aspirations. »

    Alors, commente Le Figaro, « c’est à la fin de ces deux mois de concertation nationale, quand viendront les conclusions, qu’il faudra tirer un véritable bilan, mais ce que révèle déjà l’attraction qu’exercent hangars, salles de classe, gymnases, c’est le besoin de sociabilité d’une société atomisée. Une chose est d’interpeller, de commenter, de discuter, d’insulter seul devant son écran, une autre de se déplacer, d’écouter, de répondre, de séduire, de convaincre. On dira que les sujets sont multiples et que l’on passe de l’infiniment grand à l’infiniment petit, c’est un fait, mais il y a, c’est évident, pointe Le Figaro, quelque chose qui tient de la catharsis nationale dans cet exercice. »

    L’équation impôts/services publics

    Parmi les sujets les plus abordés dans ces débats : les impôts…

    Libération répercute et commente la problématique : « impôts ou services publics faut-il choisir ? »

    En effet, pointe le journal, « quoi qu’on en pense, le soulèvement des "gilets jaunes" aura eu cet immense mérite de mettre en lumière le sentiment d’abandon qu’éprouve une grande partie de la population en France. Un sentiment très largement provoqué par une dégradation de services publics qui, il y a quelques années encore, constituaient la clé de voûte de la société française. Ecoles, bureaux de poste, centres des impôts, gares, maternités… Petit à petit, constate le journal, ces lieux du quotidien ont fini par se raréfier, si ce n’est disparaître dans bon nombre d’endroits reculés où il devenait trop coûteux de les maintenir. [...] Si encore cette dégradation s’était accompagnée d’une baisse des impôts sur les moins aisés, il y aurait une logique ! Mais non, s’exclame Libération, le poids de la fiscalité s’est parallèlement alourdi sur les ménages, cherchez l’erreur ! D’où cette revendication d’apparence contradictoire apparue sur les ronds-points : "Moins d’impôts et plus de services publics !" Bonne nouvelle, le sujet n’est plus sous le tapis, il est sur la table des débats initiés sur tout le territoire. Il était temps. »

    Revaloriser le smic ?

    Autre sujet, largement évoqué, dans les débats : l’augmentation du smic à 1 300 euros net…Le Parisien s’est penché sur la question.

    « Le smic est actuellement à 1 522 euros mensuels brut, soit 1 204 euros net. [...] Le faire passer à 1 300 reviendrait à l’augmenter de 8%, relève le journal. Une idée qui fait débat parmi les économistes. »

    Alors pour les uns, « une augmentation de 8 % du smic coûterait près de 2 milliard d’euros. De plus, cette hausse pourrait détruire des emplois occupés par des personnes peu qualifiées, fragiles. Si vous êtes un employeur et que le coût du travail augmente, vous employez moins. »

    A contrario, pour d’autres économistes, pointe Le Parisien, « loin de freiner l’économie et d’augmenter le chômage, la consommation, dopée par l’augmentation du smic, bénéficierait à moyen et long terme aux mêmes entreprises qui emploient beaucoup de bas revenus (hôtellerie, restauration) après en avoir souffert sur le court terme. »

    Alors, s’interroge Le Parisien, « c’est jouable ou pas ? Techniquement, oui, répond le journal. La décision est surtout un calcul économique et politique. Jusqu’à présent, Emmanuel Macron s’est refusé à augmenter fortement le smic. Il a préféré jouer sur la prime d’activité, augmentée de 90 euros, à destination des 3,86 millions de ménages éligibles (bientôt 5 millions dès février 2019). Une mesure plus ciblée et moins coûteuse, puisque plus de 45 % des smicards en sont exclus. »

    Ecueils…

    En tout cas, pour que ce grand débat réussisse, il lui faudra éviter trois écueils, estime L’Union : « disparaître derrière son organisateur est le premier, comme si soudain, un chef d’orchestre - tellement pénétré de son importance - coupait le son de la formation qu’il dirige (allusion évidente à Emmanuel Macron). Le deuxième écueil, poursuit L’Union, est la tentation du barnum. Faire tellement de tapage autour du débat que ce bruit finit par couvrir ce qui s’y dit et propose. Le troisième danger est de tenter de faire oublier que la décision finale d’un changement, en bonne démocratie, passe toujours par un gouvernement ou une assemblée élus. Et qu’il n’y a pire poison, pour un tel système, que l’illusion qu’entretiennent les bavardages. »

    Un référendum pour conclure ?

    Enfin, pour que ce grand débat aboutisse vraiment à des propositions concrètes et à leur mise en œuvre, il faudra en passer par le peuple, et donc par un ou des référendums… C’est le credo du Monde.

    « Il faudra démontrer aux Français qu’ils n’ont pas été seulement écoutés, mais entendus. Et on voit mal comment cela serait possible sans consulter le pays sur les solutions après l’avoir fait sur les propositions. En clair, sans organiser un référendum sur quelques réformes émergeant fortement du débat national sur chacun des quatre grands thèmes retenus : fiscalité, organisation de l’Etat, transition écologique, démocratie et citoyenneté. Les électeurs sont dès à présent appelés aux urnes, pour les élections européennes, le 26 mai. Il paraît possible, estime Le Monde, d’organiser le même jour un tel référendum. »

    Et le quotidien du soir de conclure : « Emmanuel Macron a précisé, dans sa missive aux Français, que le débat national n’était pas un référendum. C’est exact. En revanche, pour en tirer les conclusions cette procédure paraît la seule à la hauteur de l’enjeu qu’il a lui-même fixé : "bâtir un nouveau contrat pour la nation". A crise inédite, solution inédite. »

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