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    Venezuela: le coup de force de l’opposition peut-il réussir ?

    Le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne Juan Guaido, le 13 janvier 2019. Yuri CORTEZ / AFP

    Comme chaque semaine, nous retrouvons la chronique de Bruno Daroux, Le Monde en Questions. Retour cette semaine sur la grave crise que traverse actuellement le Venezuela. Et la question posée est la suivante : l’opposition, emmenée par son jeune leader Juan Guaido, peut-elle réussir à faire chuter le président Nicolas Maduro ?

    La réponse est pour l’instant incertaine, car elle dépend notamment de deux facteurs. Le positionnement de l’armée du Venezuela et celui des Etats-Unis et de la Russie.  La crise en cours illustre le fait que le Venezuela est devenu un des terrains d’affrontements indirects entre Washington et Moscou, dans ce remake de guerre froide auquel nous assistons depuis quelques années.

    La Russie, avec la Chine et la Turquie a choisi son camp : elle appelle au respect de la légalité interne du pays et donc soutient le président Nicolas Maduro. Les Etats-Unis et leurs alliés ont fait un choix opposé, en apportant leur soutien au tout nouveau et tout jeune président auto-proclamé Juan Guaido, 35 ans, apparu sur la scène politique vénézuélienne il y a trois semaines, en devenant, un peu par hasard, le président de l’Assemblée nationale, dominée par l’opposition anti-chaviste mais réduite à l’impuissance par Nicolas Maduro.

    L’argument de Juan Guaido, c’est de dire que Nicolas Maduro a truqué les élections de mai 2018, et que donc il n’est pas en vérité le chef de l’état. Et c’est pourquoi lui vient remplir ce vide, pour organiser des élections démocratiques.

    Les États-Unis à la manœuvre pour faire tomber Nicolas Maduro ?

    En tout cas, la rapidité de la réaction de Donald Trump sur Twitter est surprenante, et laisse soupçonner à tout le moins une coordination avec les opposants à Maduro. Quelques minutes en effet après la déclaration de Juan Guaido, le président américain a déclaré que les Etats-Unis le reconnaissaient comme chef de l’Etat vénézuélien.

    Cela fait 20 ans que Washington et Caracas entretiennent des relations tendues et complexes, depuis l’arrivée au pouvoir de Hugo Chavez. Pour ce dernier, comme pour son successeur Nicolas Maduro, les Etats Unis incarnent la quintessence du capitalisme et de l’impérialisme. Pour Washington, le chavisme est non seulement une forme de dictature politique mais aussi une impasse économique. Au-delà de ces positions mutuellement hostiles, les Américains ont malgré tout continué à importer massivement le pétrole du Venezuela, pour ne pas ajouter aux difficultés énormes de vie quotidienne que connaissent les habitants du pays : hyper-hyper inflation, et départ en masse de plus de deux millions de Vénézuéliens.

    Et dans la crise actuelle, il est peu probable que l’on assiste à une intervention militaire des Etats-Unis. Mais que Donald Trump encourage activement les opposants à Nicolas Maduro, oui, bien sûr.

    Le rôle crucial de l'armée

    Ce qu’on a vu en quelques jours, c’est à la fois une tentative de mutinerie de la part de 27 officiers. Mutinerie réprimée, mais qui a entraîné une cristallisation et une mobilisation des opposants à Nicolas Maduro. Et il y a quelques heures, une mise en scène martiale, où l’on a vu le ministre de la défense en uniforme entouré d’officiers supérieurs affirmer leur loyauté totale au même Maduro.

    Preuve que les deux attitudes existent au sein de cette institution, qui reste centrale dans un système militarisé comme le chavisme. Le régime actuel continue de choyer les militaires, en les dotant de salaires confortables et d’équipements performants.

    Alors, l’armée peut-elle basculer dans l’opposition ou restera-t-elle loyale au président Maduro ? De la réponse à cette question dépendra en grande partie le succès ou l’échec du coup de force de l’opposition vénézuélienne.

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