GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 18 Mars
Mardi 19 Mars
Mercredi 20 Mars
Jeudi 21 Mars
Aujourd'hui
Samedi 23 Mars
Dimanche 24 Mars
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A deux mois du Brexit, les inquiétudes de l'Irlande

    Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar (ici en juin 2017). REUTERS/Clodagh Kilcoyne

    Alors que le Royaume-Uni continue toujours de discuter des modalités du Brexit, une sortie officiellement prévue pour dans deux mois jour pour jour, l’Irlande, elle, reste membre de l'Union européenne. A Dublin, les esprits semblent désormais se préparer au possible retour d’une frontière avec l’Irlande du Nord britannique.

    L’hypothèse inenvisageable il y a encore quelques semaines est désormais clairement évoquée. Ce n’est pas du tout le souhait des Irlandais dont la priorité dans les négociations du Brexit était précisément l’absence de frontière avec leur voisin du Nord. Ils restent d’ailleurs encore prudents pour l’évoquer en public.

    Cependant, l’option est devenue plus concrète, vendredi, quand le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a affirmé qu’un Brexit sans accord pourrait redessiner la frontière, totalement invisible actuellement. Il pourrait y avoir prochainement « des douanes, des infrastructures, des caméras, des policiers ou des soldats pour la sécuriser », a-t-il dit. Scénario jamais formulé officiellement puisqu’il va à l’encontre de la communication gouvernementale qui consiste à marteler l’engagement de Dublin contre toute idée de frontière.

    A deux mois du Brexit

    A soixante jours de la sortie prévue du Royaume-Uni de l’UE, le traité que Londres a négocié pendant un an et demi avec les Vingt-Sept est bloqué depuis deux mois au Parlement britannique. L’impasse politique rend l’idée d’un Brexit dur sans doute plus probable. Pour l’instant, la seule garantie qu’il n’y aura pas de frontière sur l’île irlandaise est contenue dans l’accord de retrait débattu à Westminster. Il s’agit du fameux « backstop », cette assurance souhaitée par l’Irlande qui, faute d’une meilleure option, forcerait le Royaume-Uni à continuer de respecter les normes commerciales européennes pour ne pas recourir à des contrôles douaniers.

    C’est d’ailleurs cette disposition qui crée le plus de remous à Londres où de nombreux élus voudraient la voir supprimée. Sauf que sans elle, l’accord n’a plus de valeur pour l’Irlande et que sans traité de divorce, le retour d’une frontière entre Dublin et Belfast paraît inévitable. Un vrai dilemme et un vrai casse-tête ici.

    La frontière entre les deux Irlande ravive les souvenirs

    Mais cette issue ne date pas d’hier. Simplement parce que, symboliquement, la frontière entre les deux Irlande ravive les souvenirs des troubles… Trente ans de violences intercommunautaires en Irlande du Nord. C’est à cette époque que l’armée britannique patrouillait à la frontière avec la République. Dès le début des négociations du Brexit, envisager une frontière a été exclu, c’en est même devenu un tabou. Mais c’est aussi devenu un sujet de tension, notamment entre partisans du Brexit, qui estiment instrumentalisée la question de la frontière, et les défenseurs du processus de paix nord-irlandais, pour qui remettre une frontière constituerait un retour en arrière.

    Et puis il y a un bluff politique autour de ce sujet : « Si tout le monde s’est engagé contre le principe d’une frontière, à quoi sert le backstop », se demandent ses détracteurs ? Sauf qu’il faudra bien des douanes si Londres et Belfast quittent le marché unique, mais pas Dublin. L’Irlande a d’ailleurs entamé des préparatifs pour limiter les effets négatifs d’un Brexit dur, mais elle réfute absolument de planifier la gestion de la future frontière extérieure de l’UE avec le Royaume-Uni.

    Bourde

    Un malaise qu’a résumé la bourde du chef de la diplomatie irlandaise il y a quelques jours : après une conférence de presse et alors qu’il était toujours enregistré, il a repris un de ses ministres qui venait de répondre à une question sur une hypothétique frontière : « Ne tombe pas là-dedans, lui a dit Simon Coveney, on ne sait pas où des contrôles auront lieu et dès qu’on parle de douanes près de la frontière, on devient le gouvernement qui en a remis une en Irlande ! »


    Sur le même sujet

    • Irlande/ Brexit / Royaume-Uni

      Irlande: manifestation anti-Brexit à la frontière

      En savoir plus

    • Accents d'Europe

      Le stress des ports européens avant le Brexit

      En savoir plus

    • Accents d'Europe

      Accord sur le Brexit: Yes or No?

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.