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    Maurice: un «impôt négatif» pour les très faibles revenus

    Vue de Port-Louis, la capitale de l'île Maurice. Getty Images/ Walter Bibikow

    Maurice expérimente depuis plus d’un an l’impôt négatif sur le revenu pour soutenir une bonne partie de sa population active. Le modèle adopté par ce petit Etat, qui accorde déjà de nombreuses prestations sociales, est une prime mensuelle que le Trésor public verse aux salariés à très faibles revenus. Abdoollah Earally à Port-Louis nous fait le bilan de l’an 1 de cette mesure.

    L’impôt négatif sur le revenu s’ajoute à une longue liste de prestations sociales qui vont des subventions sur le gaz ménager à la gratuité du transport pour les étudiants, en passant par l’éducation et des soins de santé gratuits. Malgré tous ses avantages, une partie importante de la population connaît des fins de mois difficiles en raison d’un tassement de salaires parmi la classe ouvrière. Amit Teeluckdharry de la Mauritius Revenue Authority, le fisc mauricien. 

    « Il y a eu le souci de diminuer l’écart entre ceux qui sont au bas de l’échelle et ceux qui touchent confortablement bien. C'est donc une allocation à ceux qui touchent 9 900 roupies par mois. » Soit 260 euros mensuel.

    Selon une enquête sociale, près 120 000 salariés, soit 20 % de la population active, touchaient des revenus sous le seuil de pauvreté. Mais il a fallu une longue lutte syndicale et une grève de la faim menée par des femmes pour que le gouvernement décide de faire justice à cette catégorie de salariés. 
    Jane Raggoo est parmi les syndicalistes qui ont défendu la cause des ouvrières payées seulement 1 500 roupies, soit moins de 40 euros par mois.

    « A l’île Maurice, il y avait 650 femmes à peu près qui touchaient 1 500 roupies par mois et il y avait aussi tous ces travailleurs de la zone franche, qui touchaient 5 400 roupies. Vous ajoutez aussi des personnes comme les travailleurs de maisons, qui touchaient un salaire de moins de 7 000 roupies ; maintenant toutes ces personnes touchent 9 000 roupies. »

    9 000 roupies, c’est 230 euros par mois. La grosse majorité des Mauriciens à très faible revenu ont pris avantage de ce complément de revenu offert par le fisc. Parmi ces salariés non imposables, certains touchent désormais une prime de 30 euros mensuellement, alors que pour d’autres ce cachet est dérisoire, entre 12 et 3 euros par mois, précise Amit Teeluckdharry.

    « Pour ceux qui touchent un salaire faible, 500 roupies additionnelles par mois, c'est quand même quelque chose. Aujourd'hui, 80 000 personnes sont concernées. »

    L’Etat mauricien consacre annuellement près de 750 millions d’euros aux prestations sociales et l’impôt négatif sur le revenu devrait coûter près de 25 millions d’euros par an. Pour financer cette charge, le gouvernement a introduit parallèlement une taxe de solidarité pour ceux dont les revenus dépassent 75 000 euros par an.

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